Fatfat et Jarrah rejettent l’idée d’un comité militaire sunnite
OLJ /
le 22 août 2012 à 00h40
Plusieurs députés du bloc du Futur se sont élevés hier contre la proposition, avancée par des dignitaires salafistes du Liban-Nord, en l’occurrence cheikh Salem Rafei, de créer un comité militaire sunnite à Tripoli, pour faire face aux troubles sécuritaires qui agitent le pays, et surtout la capitale du Liban-Nord. Pour le député Ahmad Fatfat, l’idée d’un pareil comité « est rejetée par toutes les parties et n’est d’ailleurs même pas envisageable, puisque personne n’accepte de se laisser entraîner dans un clash aussi grave ». Il a ainsi dénoncé « l’intention de maintenir Tripoli dans un état de vive tension, une intention exprimée par le président syrien Bachar el-Assad, qui a promis une contagion régionale de la crise en Syrie si celle-ci devait dégénérer en conflit armé ». Ahmad Fatfat a estimé que les incidents de Tripoli étaient « prévisibles, à la lumière du dernier discours du secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah » (qui relie le rôle de la Syrie d’Assad à l’axe de la « résistance »). De son côté, le député du même bloc Jamal el-Jarrah a dénoncé « l’existence d’une décision syrienne de provoquer une conflagration au Liban et de mettre tous les outils disponibles au service de ce plan diabolique ». Estimant que « le régime syrien a eu recours audit conseil militaire de la famille Moqdad, couvert par les forces de facto dans la banlieue sud, afin de pallier l’échec essuyé dans l’affaire de l’ancien ministre et député Michel Samaha », Jamal el-Jarrah a rejeté « ce qui a été dit sur la création d’un comité militaire sunnite ». « Il ne faut pas se laisser entraîner dans pareille procédure, qui justifie des cas comme ceux des Moqdad et ne profite donc qu’au régime syrien », a-t-il souligné.
Plusieurs députés du bloc du Futur se sont élevés hier contre la proposition, avancée par des dignitaires salafistes du Liban-Nord, en l’occurrence cheikh Salem Rafei, de créer un comité militaire sunnite à Tripoli, pour faire face aux troubles sécuritaires qui agitent le pays, et surtout la capitale du Liban-Nord.Pour le député Ahmad Fatfat, l’idée d’un pareil comité « est rejetée par toutes les parties et n’est d’ailleurs même pas envisageable, puisque personne n’accepte de se laisser entraîner dans un clash aussi grave ». Il a ainsi dénoncé « l’intention de maintenir Tripoli dans un état de vive tension, une intention exprimée par le président syrien Bachar el-Assad, qui a promis une contagion régionale de la crise en Syrie si celle-ci devait dégénérer en conflit armé ». Ahmad Fatfat a...
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01 h 53, le 22 août 2012