Un faux permis de conduire américain a été retrouvé sur la scène de l’attentat. Photo AFP
Un médecin bulgare ayant participé à l'autopsie, le Dr Galina Mileva, s'exprimant à la télévision publique BNT, a donné du kamikaze un signalement différent du suspect qui avait tenté de louer une voiture la veille de l'attentat à l'aéroport de Bourgas, au bord de la mer Noire.
Le kamikaze a "un visage blanc, des yeux clairs, des cheveux bruns très épais. Les os de la tête étaient cassés par l'explosion", a précisé le médecin.
Selon des témoins, l'homme qui s'était présenté à l'agence de location avait "le crâne presque rasé", "un visage brun" et "l'air d'un Arabe". Le kamikaze a "un visage blanc, des yeux clairs, des cheveux bruns très épais. Les os de la tête étaient cassés par l'explosion", a précisé le médecin.
Corroborant l'hypothèse d'un complice, une journaliste de Bourgas, Katia Kassabova, responsable du site en ligne besove.bg, lequel avait diffusé les premières images de l'attentat, a indiqué dimanche "qu'il n'est pas sûr que le kamikaze soit l'homme qui a tenté de louer la voiture. Celui-ci pourrait être un complice, car les yeux du tué par l'explosion sont bleus, selon l'autopsie, alors que celui qui était entré dans l'agence de location de voitures avait des yeux bruns".
D'après cette journaliste, affirmant s'appuyer sur des indications fournies par des participants à l'autopsie, le kamikaze a les cheveux "noirs, longs de 10 cm, raides. Il portait une perruque qui a été trouvée à 25 m de l'autobus" des touristes israéliens.
Dès le 21 juillet, l'hypothèse d'un complice avait pris corps dans l'enquête, ce dernier ayant pu déclencher à distance à partir d'un téléphone mobile l'explosif.
Israël met en cause l'Iran, qui nie
Le kamikaze serait âgé de 36 ans et aurait "séjourné pas moins de quatre jours en Bulgarie", selon le ministre de l'Intérieur, Tsvetan Tsvetanov.
Le seul document d'identité trouvé sur son corps est un faux permis de conduire américain délivré dans l'Etat du Michigan au nom de "Jacque Felipe Martin, 103 France St, Baton Rouge, LA 70802", en Louisiane.
Les enquêteurs espèrent pouvoir identifier rapidement le suspect grâce aux empreintes digitales d'une main du suspect et à un test ADN en cours.
Le 20 juillet, le ministre avait annoncé que l'explosif utilisé --trois kilogrammes de trolite (ou tolite)-- était un explosif à usage militaire fabriqué avec du trinitrotoluène (TNT) mais aussi fréquemment utilisé par différents mouvements.
L'attentat suicide a fait six morts, cinq Israéliens et un Bulgare de confession musulmane, le conducteur du bus des touristes, outre le kamikaze.
Il a été imputé par Israël à l'Iran comme commanditaire, ce que Téhéran nie, et au mouvement chiite libanais Hezbollah comme exécutant.
Si, selon Sofia, "aucune organisation n'a revendiqué l'attentat", le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dès le 18 juillet désigné Téhéran. "Tous les signes mènent à l'Iran", avait-il déclaré, mettant en cause la République islamique comme commanditaire et le Hezbollah comme exécutant.
Téhéran a dénoncé les accusations israéliennes, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, affirmant que l'Iran condamnait "tout acte terroriste". En revanche, le Hezbollah s'est abstenu jusqu'à présent de toute réaction.
L'attentat a coïncidé jour pour jour avec le 18e anniversaire de celui commis en 1994 contre la Mutuelle juive argentine (Amia) à Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et 300 blessés, un attentat imputé par Israël à l'Iran et au Hezbollah.



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