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À La Une - La Situation

Après la culture de l’impunité, la culture de la complaisance...

La sécurité, la liberté d’expression, l’électricité, les salaires dans le secteur public et l’inflation figureront à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra aujourd’hui à Baabda.
La sécurité, c’est-à-dire, en un sens, la culture de l’impunité qui se répand de plus en plus dans certains espaces sociaux, mettant en échec l’autorité de l’État et le paralysant.
Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, s’est promis de réagir, au niveau de la rue, à cette dislocation. Un « mois sécuritaire » commence aujourd’hui, a-t-il annoncé. Mais rien n’est joué à l’avance, et l’on ne sait que trop combien, si la justice et la politique ne suivent pas, ce mois sécuritaire échouera comme ont échoué de précédentes tentatives, et que ce seront les petits et les sans-défense qui en paieront le prix.
Or tout laisse à croire qu’à la culture de l’impunité répond, quelque part, une culture de la complaisance. Il suffit, pour s’en convaincre, de noter le concert de condamnations qui a suivi l’attentat contre la NTV. Très rares ont été, cependant, les responsables qui ont, dans le même temps, condamné l’imprudence dont la télévision a fait preuve, en diffusant les propos du cacique salafiste de Saïda.
Un communiqué conjoint des ordres de la presse et des journalistes, ainsi que du Conseil national de l’audiovisuel a réparé cet oubli et mis le doigt sur la plaie. Le texte demande aux autorités policières et judiciaires de faire preuve de fermeté avec ceux qui chercheraient à bâillonner la presse, mais demande aussi aux journalistes « de rester objectifs et d’observer le principe de réserve dans la mise en forme de l’information ; de s’abstenir de diffuser ou de publier des informations avant de les avoir visionnées et vérifiées, de manière à respecter un certain équilibre dans la diffusion de l’information ; enfin d’éviter tout ce qui peut constituer une atteinte au moral de l’armée et des forces de sécurité ».
L’alimentation du pays en courant électrique figure aussi à l’ordre du jour du Conseil des ministres. La situation anormale et les mouvements d’humeur populaires qui se sont manifestés ces deux dernières semaines ont conditionné l’opinion et, jusqu’à un certain point, le gouvernement lui-même, à l’idée qu’une alimentation d’appoint venue de centrales flottantes pourrait régler au moins une partie du problème.
Il n’en reste pas moins que l’adjudication de ces deux navires a donné lieu à une polémique entre le ministre de l’Énergie Gebran Bassil et le Premier ministre, Nagib Mikati. De quoi mettre en alerte les organismes de contrôle et l’opinion. Va-t-on fermer l’œil, par simple lassitude ?
À l’ordre du jour enfin, aujourd’hui, une nouvelle échelle des traitements et salaires dans le secteur public qui doivent être alignés sur les majorations obtenues par le secteur privé. Le projet coûtera au Trésor plus de 2 100 milliards de livres et aura certainement un effet inflationniste sur l’économie, s’il ne s’accompagne pas de nouvelles sources de revenus pour le Trésor. Hélas, on continue de compter en grande partie sur les taxes indirectes pour assurer ces revenus; notamment sur une augmentation de 10 à 12 % de la TVA. Il est également question d’une augmentation du taux d’intérêt sur les intérêts bancaires (5 à 7 %). La décision n’est toujours pas facile à prendre, a mis en garde hier le ministre de l’Économie et du Commerce, Nicolas Nahas, qui redoute les effets inflationnistes de cette décision.
La sécurité, la liberté d’expression, l’électricité, les salaires dans le secteur public et l’inflation figureront à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra aujourd’hui à Baabda. La sécurité, c’est-à-dire, en un sens, la culture de l’impunité qui se répand de plus en plus dans certains espaces sociaux, mettant en échec l’autorité de l’État et le paralysant.Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, s’est promis de réagir, au niveau de la rue, à cette dislocation. Un « mois sécuritaire » commence aujourd’hui, a-t-il annoncé. Mais rien n’est joué à l’avance, et l’on ne sait que trop combien, si la justice et la politique ne suivent pas, ce mois sécuritaire échouera comme ont échoué de précédentes tentatives, et que ce seront les petits et les sans-défense qui...
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