Un char de l'armée libanaise dans une rue à Tripoli le 2 juin 2012. Photo
L'armée libanaise et les forces de sécurité se sont déployés en force dans la nuit de samedi à dimanche à Tripoli afin de ramener le calme à la grande ville du nord après une journée sanglante samedi qui a fait au moins 14 morts, selon un nouveau bilan.
Un calme précaire régnait dimanche matin dans les quartiers de Bab el-Tebbaneh et de Jabal Mohsen, a rapporté l'Agence nationale d'informations (ANI) précisant que les miliciens et les hommes armés s'étaient retirés dans la nuit.
De son côté, la chaîne de télévision MTV a fait état de tirs intermittents dans la région dimanche matin. D'autres médias ont indiqué que les accrochages survenus à l'aube étaient "les pires" depuis le début des violences à Tripoli, à la mi-mai.
Les ministres, députés et responsables de Tripoli se sont réunis samedi soir chez le Premier ministre Nagib Mikati à Tripoli et ont décidé de retirer la couverture politique aux miliciens et éléments armés qui s'affrontent depuis vendredi.
Les responsables ont notamment demandé aux forces de sécurité de frapper d'"une main de fer" afin de ramener le calme à Tripoli.
"L'armée libanaise et les forces de l'ordre doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux affrontements dans la ville de Tripoli, cela sans réserves", a déclaré M. Mikati.
Au moins 14 personnes ont été tuées et plus de 50 autres blessées samedi dans des échanges de tirs entre partisans et opposants au régime syrien dans la principale ville du nord du Liban, selon le dernier bilan communiqué par des sources sécuritaires.
Des fusillades sporadiques ont éclaté à partir de minuit dans la nuit de vendredi à samedi et des roquettes ont été tirées, poussant des familles à fuir leur domicile, a précisé cette source, ajoutant que les heurts se poursuivaient par intermittence.
Selon l'agence de presse nationale, "des bombardements ont retenti toutes les cinq minutes de part et d'autre et des tireurs embusqués ont ouvert le feu sur des civils" samedi.
Les accrochages ont opposé des habitants du quartier de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile au régime syrien de Bachar el-Assad, à ceux de Jabal Mohsen, plutôt alaouite et sympathisant de ce régime.
Une femme et son fils ont été tués par une roquette tirée sur le quartier de Bab el-Tebbaneh, a indiqué la source au sein des services de sécurité.
Tripoli a déjà été secouée à la mi-mai par une semaine de heurts entre ces pro et anti-Assad, qui avaient fait 10 morts. L'armée est intervenue le 15 mai pour séparer les protagonistes, prenant position dans la rue de Syrie, qui sépare les deux secteurs, avant de se déployer à l'intérieur des quartiers.
Le 12 mai, l'arrestation d'un islamiste sympathisant de la révolte syrienne avait mis le feu aux poudres à Tripoli. Cet homme, Chadi al-Mawlaoui, a affirmé peu après sa libération, dix jours plus tard, avoir été torturé pour le forcer à faire des "aveux" sur des liens avec el-Qaëda.
La révolte en Syrie exacerbe les tensions au Liban, qui a connu 30 ans d'hégémonie syrienne et reste profondément divisé entre adversaires et partisans d'Assad.
Après les premières violences à Tripoli mi-mai, les incidents se sont étendus à Beyrouth, où deux personnes ont été tuées le 21 mai, après la mort d'un dignitaire sunnite hostile au régime syrien tué par l'armée.
Un calme précaire régnait dimanche matin dans les quartiers de Bab el-Tebbaneh et de Jabal Mohsen, a rapporté l'Agence nationale d'informations (ANI) précisant que les miliciens et les hommes armés s'étaient retirés dans la nuit.
De son côté, la chaîne de télévision MTV a fait état de tirs intermittents dans la région dimanche matin. D'autres médias ont indiqué que les accrochages survenus à l'aube étaient "les pires" depuis le début des violences à Tripoli, à la mi-mai.
Les ministres, députés et responsables de Tripoli se sont réunis samedi...



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