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Cinema- - Entre Parenthèses

« Et l’œil dans la tombe regardait Caïn »

« Ouvre les yeux », nous dit Alejandro Amenabar dans son film éponyme en 1997. Non seulement pour regarder mais pour voir. C’est là qu’est toute la différence. Car on peut voir avec le cœur et avec l’esprit. Ces yeux qui se referment sur un monde de rêves, d’« Inception » pourrait répondre Christopher Nolan quelques années plus tard, plus précisément en 2010. Car qu’est-ce que la cécité ? La non-voyance ? Un organe affaibli, d’une part, mais une sensibilité plus exacerbée de l’autre. Un univers ouvert à l’infini, sans limite. Dans Étreintes brisées de Pedro Almodovar (2009) un homme dans l’obscurité écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a perdu dans un accident, la vue et la femme de sa vie. Mais ce personnage continue à vivre, à s’émouvoir. Dix ans plus tôt (1999), Lars Von Trier offrait à la chanteuse suédoise Björk le rôle de sa vie pour lequel elle reçut le prix d’interprétation à Cannes. Elle y incarne dans Dancer in the Dark Selma, une femme qui perd la vue petit à petit mais qui porte la musique en elle comme une seconde peau. Une seconde vie. Selma sent, vibre de tous ses pores. Peu importe si le paysage devient brumeux et les images floues, la comédienne a trouvé d’autres couloirs d’expression. Les Lumières de la ville de Charlie Chaplin porte aussi sur l’amour qui efface l’obscurité, les ténèbres. La fleuriste amoureuse de Charlot n’a pas d’acrimonie ni de la rancœur comme Fausto dans Parfum de femme de Dino Risi. Ce dernier, que campe Vittorio Gassman en 1975 donnant la réplique à une superbe Agostina Belli, refuse son infirmité et dissimule son amertume sous une agressivité permanente. Bien qu’aveugle, il est capable de deviner la présence des femmes grâce à leur parfum. Non, l’aveugle n’est pas un être traqué comme Madeleine Stowe en 1994 (Blink) ni comme Audrey Hepburn dans Wait until dark (1967), mais une personne qui cherche son chemin dans la nuit et qui finit par le retrouver d’un moyen ou d’un autre, comme Val Kilmer dans At First Sight. Un premier regard qui fait toute la différence, puisque c’est de là que peut découler le verbe aimer.
« Ouvre les yeux », nous dit Alejandro Amenabar dans son film éponyme en 1997. Non seulement pour regarder mais pour voir. C’est là qu’est toute la différence. Car on peut voir avec le cœur et avec l’esprit. Ces yeux qui se referment sur un monde de rêves, d’« Inception » pourrait répondre Christopher Nolan quelques années plus tard, plus précisément en 2010. Car qu’est-ce que la cécité ? La non-voyance ? Un organe affaibli, d’une part, mais une sensibilité plus exacerbée de l’autre. Un univers ouvert à l’infini, sans limite. Dans Étreintes brisées de Pedro Almodovar (2009) un homme dans l’obscurité écrit, vit et aime. Quatorze ans auparavant, il a perdu dans un accident, la vue et la femme de sa vie. Mais ce personnage continue à vivre, à s’émouvoir. Dix ans plus tôt (1999), Lars Von...
commentaires (2)

De Caïn et de Judas, on en a plein le Pays. Tous ceux qui ne veulent pas un Etat FORT en font partie.

SAKR LEBNAN

05 h 07, le 25 mai 2012

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Commentaires (2)

  • De Caïn et de Judas, on en a plein le Pays. Tous ceux qui ne veulent pas un Etat FORT en font partie.

    SAKR LEBNAN

    05 h 07, le 25 mai 2012

  • Super! Sauf que le vers de Victor Hugo est un alexandrin, qu'il faudrait citer sans altération:" L'oeil était dans la tombe et regardait Caïn"...

    Georges MELKI

    09 h 12, le 24 mai 2012

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