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À La Une - Crise

Tirs sur des manifestants à Damas, au lendemain du double attentat sanglant

Explosion et fusillade devant des locaux du parti au pouvoir à Alep.

Manifestation anti-régime, aujourd'hui, dans le village de Kafrruma dans la province d'Idleb. AFP PHOTO/YOUTUBE

Une forte explosion suivie d'une fusillade a eu lieu vendredi soir devant des locaux du parti au pouvoir à Alep en Syrie , faisant un mort, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"L'explosion a été puissante, mais nous ne savons pas quelle est son origine", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.


"Nous pouvons confirmer qu'un agent de sécurité du parti Baas a été tué, pas par l'explosion mais par ce qui s'est passé juste après, quand des hommes armés ont ouvert le feu sur les locaux du parti", a-t-il précisé.


Mohammed al-Halabi, un militant local joint par l'AFP, a jugé probable que l'explosion, qui s'est produite vers 20H45 heure locale, ait été provoquée par une "bombe assourdissante".
Il a ajouté qu'elle avait eu lieu près d'un grand parc, évacué peu auparavant par les autorités.


Plus tôt dans la journée, la télévision d'Etat avait annoncé que les autorités syriennes avaient déjoué un attentat suicide dans cette même ville d'Alep (nord), la deuxième du pays.
"Les autorités syriennes ont déjoué la tentative d'un kamikaze de faire exploser sa voiture piégée dans le secteur d'Achaar à Alep et l'ont tué avant qu'il ne puisse perpétrer son crime terroriste", a indiqué la chaîne officielle.

 

Ces violences inteviennent au lendemain de l'attentat le plus meurtrier depuis le début de la révolte qui a fait  55 morts et 372 blessés.

 

Par ailleurs, les troupes syriennes ont tiré vendredi sur des manifestants, mobilisés par dizaines de milliers à travers le pays, notamment à Damas.

 

Les forces de sécurité ont tiré sur les manifestants à Tadamone, quartier de Damas traditionnellement hostile au régime, tandis que plusieurs rassemblements avaient lieu dans la capitale et en province, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) et des militants.


Les troupes gouvernementales ont également ouvert le feu sur des manifestants à Hama (centre), Alep (nord), où un manifestant a été tué, et Hassaka (nord-est), où les protestataires ont riposté en jetant des pierres sur les soldats, d'après les mêmes sources.


Malgré un déploiement massif de l'armée dans plusieurs villes et localités, des dizaines de milliers de manifestants sont sortis après la prière du vendredi pour réclamer la chute du régime et accuser le pouvoir d'avoir perpétré les attentats de Damas pour nuire à leur révolte.
"Notre révolution n'a rien à voir avec les attentats terroristes du régime", pouvait-on lire sur une pancarte brandie par des manifestants dans une mosquée dans la ville côtière de Jableh, alors que régime et opposition se rejettent la responsabilité des attaques qui ont fait jeudi 55 morts et 372 blessés.
"Les attentats sont une preuve de l'échec (du régime, ndlr), nous, nous serons jamais vaincus", proclamait une autre pancarte à Boukamal (est).
"Bachar, on veut te faire tomber, même si tu continues à nous assiéger", ont scandé des manifestants dans la province d'Idleb (nord-ouest).

 

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé au régime et à l'opposition "la cessation de toute forme de violence armée" conformément au plan de Kofi Annan qui prévoit un cessez-le-feu et un retrait de l'armée des villes.


Jeudi, des voitures bourrées de "plus d'une tonne d'explosifs" selon le pouvoir ont explosé à une heure de pointe devant un immeuble de la Sécurité dans le quartier Qazzaz à Damas, y semant chaos et désolation. La plupart des victimes sont des policiers, selon l'OSDH.


Pour le régime, qui assimile les rebelles à des "terroristes" et ne reconnaît pas la contestation, ces attentats sont la preuve que la Syrie est visée par un "complot terroriste" financé par l'étranger. Sur les lieux de l'attentat, des Syriens ont repris la rhétorique du régime sur l'implication du réseau el-Qaëda dans les violences. "C'est ël-Qaïda qui a fait ça, j'en mettrais ma main à couper", s'est exclamé un habitant.


Et pour Téhéran, allié de Damas, "ces actes terroristes ont été téléguidés par l'arrogance mondiale", en référence aux pays occidentaux.


Les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL) ont, de leur côté, nié toute implication dans les attentats de Damas, affirmant qu'ils avaient "déserté l'armée pour protéger les civils, pas pour les tuer".


Le Conseil national syrien (CNS), principale composante politique de l'opposition, a, lui, déclaré que c'est le régime qui entretient une relation "très forte" avec el-Qaëda et recourt à "une nouvelle technique, le terrorisme" pour saboter le plan Annan. M. "Assad a le sentiment qu'il peut laisser tomber le plan Annan sans en subir les conséquences", a affirmé le chef du CNS, Burhan Ghalioun.

 

Les troupes syriennes ont bombardé vendredi la ville rebelle de Rastane, dans la province de Homs (centre) et tué quatre civils dans des opérations à Hama (centre), selon l'OSDH.


Une escalade des violences qualifiée de "dangereuse" par le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi et qui, selon des analystes, rapproche encore un peu plus la Syrie de la guerre civile.

"Depuis le tout premier jour, le régime répond aux protestataires par la guerre (...) et finira probablement par en subir les conséquences", avertissait ainsi Paul Salem, directeur du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient.


Mercredi, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait lui aussi dit craindre "une guerre civile de grande envergure aux effets catastrophiques".

 

Sur le front diplomatique, et pour mettre davantage de pression sur le régime de Bachar el-Assad qui réprime la contestation dans le sang, l'Union européenne va prendre lundi prochain de nouvelles sanctions en gelant les avoirs d'entreprises et de personnes considérées pour la plupart comme des sources de financement du régime.


Les violences ont fait plus de 12.000 morts depuis mars 2011, en grande majorité des civils tués dans la répression, selon l'OSDH.

Une forte explosion suivie d'une fusillade a eu lieu vendredi soir devant des locaux du parti au pouvoir à Alep en Syrie , faisant un mort, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH)."L'explosion a été puissante, mais nous ne savons pas quelle est son origine", a déclaré à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.
"Nous pouvons confirmer qu'un agent de sécurité du parti Baas a été tué, pas par l'explosion mais par ce qui s'est passé juste après, quand des hommes armés ont ouvert le feu sur les locaux du parti", a-t-il précisé.
Mohammed al-Halabi, un militant local joint par l'AFP, a jugé probable que l'explosion, qui s'est produite vers 20H45 heure locale, ait été provoquée par une "bombe assourdissante".Il a ajouté qu'elle avait eu lieu près d'un grand parc, évacué peu auparavant par les...
commentaires (2)

Ils redivaguent MAX, "ces Baassdiots-Assadiots" n'est-ce pas,..... et Assassins bien sûr !

Antoine-Serge KARAMAOUN

12 h 50, le 11 mai 2012

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Commentaires (2)

  • Ils redivaguent MAX, "ces Baassdiots-Assadiots" n'est-ce pas,..... et Assassins bien sûr !

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 50, le 11 mai 2012

  • - - Regardez les à ces badauds errants dans les rues Syriennes manipulés à distance par une idéologie fanatique qui cherche à s'installer dans un pays moderne et Laïc où la coexistence et la civilisation sont millénaires .. ça fait 15 mois que cela dure , ils ne sont pas encore arrivé à réunir une grosse manif qui puisse rassembler plus de 3.000 personnes dont la majorité est payée pour cela ! Qui dit révolution dit plusieurs millions de personnes dans les rues .. On est loin , très loin du compte mes petits cocos .

    JABBOUR André

    11 h 31, le 11 mai 2012

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