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Entre un président « normal » et sa compagne « pas potiche »...

Valérie Trierweiler, la nouvelle Première dame de France.

À peine élu président, François Hollande affiche sa volonté de ne rien changer à son comportement d’homme « normal », mais il va vite devoir composer avec les exigences de sa sécurité.


Mardi soir, ses gardes du corps ont eu un léger moment d’inquiétude lorsque le président élu mais pas encore en exercice de la cinquième puissance mondiale s’est complaisamment attardé à bavarder avec des badauds sur un trottoir du quartier de la Bastille à Paris, où il avait un rendez-vous privé. Le moment, banal, a été filmé par une caméra de la chaîne d’information en continu BFM-TV, qui l’avait surpris quelques instants plus tôt au sortir d’une pâtisserie et que M. Hollande a fait mine d’ignorer.


Le socialiste veut avant tout réussir son début de mandat. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, est resté prisonnier pendant cinq ans de l’image laissée juste après son élection, celle d’un « président des riches », qui avait fêté son élection avec de puissants chefs d’entreprise puis séjourné sur le yacht de son ami le milliardaire Vincent Bolloré.
Mais François Hollande pourra-t-il comme il le souhaite continuer à mener une vie simple et sans apparat, une pratique courante pour d’autres dirigeants européens, mais si loin des habitudes de la France, où le pouvoir politique est sacralisé ? Depuis son élection dimanche soir, photographes et cameramen campent en bas de l’immeuble sans prétention du XVe arrondissement de Paris où François Hollande vit avec sa compagne Valérie


Trierweiler. Au point d’agacer cette journaliste de 46 ans. « Merci à mes consœurs et confrères de respecter notre vie et nos voisins. Merci de ne pas camper devant notre domicile. Merci de le comprendre », a-t-elle twitté mardi.
À plusieurs reprises, le nouveau couple présidentiel a exprimé son souhait de continuer à habiter l’appartement de location qu’il occupe depuis cinq ans. « J’y ai mes habitudes : restaurant, boulanger, voisins... J’y suis chez moi », a confié M. Hollande, qui aime faire lui-même ses courses. Les appartements de l’Élysée, la résidence présidentielle, guindés et malcommodes, ne plaisaient déjà guère à Nicolas Sarkozy qui leur préférait l’hôtel particulier de son épouse Carla Bruni dans le très chic XVIe arrondissement. Mais l’immeuble collectif où vit le président élu, situé au coin d’une rue passante et doté de larges baies vitrées, ne sera pas aussi facile à sécuriser sans entraîner trop de gêne pour les riverains. « Des mesures techniques peuvent être prises : vidéosurveillance, contrôles d’accès avec des badges, baies vitrées spéciales », a ainsi expliqué à la radio RMC un ancien directeur du service de protection des hautes personnalités, René-Georges Querry. Pour l’heure, les voisins ne se plaignent pas trop, certains trouvent même des avantages à la situation : avec la présence de policiers en permanence, « je ne ferme plus la porte à clé », a confié l’un d’eux à RMC.


La protection de François Hollande est pour l’instant assurée par une équipe de quinze policiers, mais dès son entrée en fonction, le dispositif sera renforcé. Reprendra-t-il celui de Nicolas Sarkozy, qui comptait en tout 80 policiers ? C’est à lui de décider, selon un commissaire cité par Le Figaro. Par le passé, François Mitterrand (1981-1995) aimait lui aussi déambuler dans les rues de Paris, mais l’obsession du risque d’attentats n’était pas aussi forte qu’aujourd’hui.

 

De son côté, Valérie Trierweiler affirme qu’elle fera le nécessaire pour « représenter l’image de la France » mais ne compte pas être « une potiche » en tant que Première dame, dans une interview accordée au Time publiée hier. « Je veux représenter l’image de la France, faire les sourires nécessaires, être bien habillée, mais (mon rôle) ne devrait pas s’arrêter à cela », a ainsi déclaré cette journaliste politique qui a déjà exprimé son intention de continuer à travailler. « Quand vous dites que je suis l’équivalent de Michelle Obama, je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles », s’étonne-t-elle aussi dans cet entretien réalisé mardi et retranscrit en anglais. Selon le quotidien britannique, Valérie Trierweiler est davantage inspirée par les exemples de Danielle Mitterrand et Hillary Clinton que par Carla Bruni-Sarkozy ou Bernadette Chirac. Cette femme élégante affirme aussi qu’elle choisit pour s’habiller « des marques de prêt-à-porter de qualité » et qu’elle n’a jusqu’à présent « jamais porté de robes de grands couturiers ».

 

À propos de son compagnon, elle le décrit comme « un homme agréable et facile à vivre », mais aussi comme un fin politique. « J’ai découvert que ce que l’on pouvait prendre chez lui pour des faiblesses étaient en réalité ses grandes forces », dit-elle. Elle évoque aussi les « courtisans » qui se battent désormais pour apparaître aux côtés de son compagnon. « Je le remarque d’autant plus que j’étais avec François Hollande à l’époque où il n’y avait que cinq personnes autour de lui », lance-t-elle.

À peine élu président, François Hollande affiche sa volonté de ne rien changer à son comportement d’homme « normal », mais il va vite devoir composer avec les exigences de sa sécurité.
Mardi soir, ses gardes du corps ont eu un léger moment d’inquiétude lorsque le président élu mais pas encore en exercice de la cinquième puissance mondiale s’est complaisamment attardé à bavarder avec des badauds sur un trottoir du quartier de la Bastille à Paris, où il avait un rendez-vous privé. Le moment, banal, a été filmé par une caméra de la chaîne d’information en continu BFM-TV, qui l’avait surpris quelques instants plus tôt au sortir d’une pâtisserie et que M. Hollande a fait mine d’ignorer.
Le socialiste veut avant tout réussir son début de mandat. Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, est resté...
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