Nicolas Sarkozy (d) passera le pouvoir à François Hollande, le mardi 15 mai. Lionel Bonaventure/
Le président français sortant, Nicolas Sarkozy, a dirigé aujourd'hui son dernier Conseil des ministres et souhaité "bonne chance" au socialiste François Hollande à qui il doit transmettre le pouvoir le mardi 15 mai.
Trois jours après avoir été battu à la présidentielle dimanche, M. Sarkozy a souligné qu'il fallait "respecter le choix des Français", ont résumé plusieurs ministres à la sortie du Conseil.
"Il a dit: +ce dernier Conseil des ministres ce n'est pas un moment de tristesse+ (...), il a dit: +ce qui fait le sel de la vie c'est de savoir qu'on va mourir et ce qui fait le sel de la politique c'est de savoir qu'on va partir", a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Durant cette ultime réunion, le Premier ministre, François Fillon, a fait un rapide bilan de son gouvernement. "J'ai rappelé que l'engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 avait été tenu. Cet engagement, c'était de remettre la France en mouvement (...) nous l'avons fait dans un climat de crise".
Ses ministres, rarement aussi bavards à la sortie du Conseil, ont exprimé tour à tour leurs sentiments. "Ca a été un moment d'émotion", a dit le secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre. Le ministre du Logement, Benoist Apparu, a dit sa "joie immense" d'avoir fait partie de ce gouvernement.
A la fin du Conseil, il a été "applaudi debout" par tous les membres du gouvernement et il y a eu un "pot de l'amitié avec le président" au cours duquel les ministres lui ont demandé de dédicacer le carton portant leur nom à la table du Conseil. "Il a mis un mot d'affection à chacun d'entre nous et, nous, on lui a dit notre gratitude", a raconté Mme Bachelot.
Le gouvernement Fillon - 32 ministres et secrétaires d'Etat - remettra jeudi au président sortant la démission de son cabinet, a indiqué la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse. Quant à l'avenir de Nicolas Sarkozy il n'était toujours pas très clair. Après avoir répété ces derniers mois qu'il quitterait la politique en cas de défaite, il a maintenu un certain flou. "Il n'abandonne pas son combat politique, il va le faire différemment", a déclaré M. Apparu.
Pendant ce temps, François Hollande a tenu à son QG son dernier conseil politique de campagne avant son entrée à l'Elysée, en présence de nombreux ténors socialistes qui ont évoqué un "moment particulier" lors duquel le président élu a parlé de "sa fierté, de sa joie".
Son ancienne compagne et candidate malheureuse à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a raconté que "toute l'équipe" l'avait "félicité". "C'était aussi un moment amical", a-t-elle dit.
Dans une interview au quotidien régional La Montagne réalisée avant l'élection mais publiée mercredi, François Hollande décrit son état d'esprit : "La seule question que je me pose, c'est que je dois absolument être à la hauteur de la confiance qui m'est donnée. Je ne dois pas décevoir, c'est un impératif".
Actuellement, François Hollande "prépare la semaine prochaine, tranquillement et sereinement", a commenté un de ses proches, Stéphane Le Foll. "Il travaille, il continue à mener les contacts qu'il faut prendre" pour former son gouvernement, a ajouté M. Le Foll.
Le président élu prépare également le sommet informel de l'Union européenne du 23 mai : il doit recevoir mercredi après-midi le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, et rencontrer jeudi le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a-t-on appris dans son entourage.
Ces rencontres sont organisées au moment où le chaos politique dans lequel se trouve la Grèce suscite les craintes des marchés et repose la question de son maintien dans la zone euro.
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Trois jours après avoir été battu à la présidentielle dimanche, M. Sarkozy a souligné qu'il fallait "respecter le choix des Français", ont résumé plusieurs ministres à la sortie du Conseil."Il a dit: +ce dernier Conseil des ministres ce n'est pas un moment de tristesse+ (...), il a dit: +ce qui fait le sel de la vie c'est de savoir qu'on va mourir et ce qui fait le sel de la politique c'est de savoir qu'on va partir", a déclaré la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot.
Durant cette ultime réunion, le Premier ministre, François Fillon, a fait un rapide bilan de son gouvernement. "J'ai rappelé que...



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16 h 21, le 09 mai 2012