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À La Une - Politique

Coup de théâtre en Israël : pas d’élection, mais un gouvernement d’union

Mofaz, nouveau chef de Kadima, décide de rallier la coalition de Netanyahu.

Shaul Mofaz, qui a pris la tête de Kadima il y a six semaines, a rallié à la surprise générale dans la nuit de lundi à mardi 8 mai 2012, la coalition gouvernementale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Photos AFP

Six semaines après avoir ravi la direction du parti centriste Kadima, Shaul Mofaz a rallié à la surprise générale dans la nuit de lundi à mardi la coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui, du coup, a renoncé à des élections anticipées.

 

MM. Mofaz et Netanyahu ont secrètement négocié un accord en vue d'un gouvernement d'union nationale, selon des sources officielles, alors que la Knesset avait déjà voté lundi soir un projet de loi de dissolution de la Chambre en première lecture qu'elle s'apprêtait à voter en deuxième et troisième lectures.

 

En vertu de cet accord, M. Netanyahu a renoncé à des élections législatives anticipées et M. Mofaz doit devenir vice-Premier ministre et ministre sans portefeuille du nouveau cabinet en gestation.

 

MM. Netanyahu et Mofaz sont notamment convenus qu'un nouveau texte plus égalitaire remplacera d'ici l'été la loi Tal qui permet aux juifs religieux orthodoxes d'être exemptés du service militaire. M. Mofaz, un ancien général, militait pour un changement de cette loi à laquelle sont opposés les partis laïques.

 

Des membres du Kadima vont également disposer de postes importants, notamment à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense et à celle des Affaires économiques.

 

L'accord prévoit aussi une relance du processus de paix avec les Palestiniens et assure le vote du budget de l'Etat pour le prochain exercice fiscal.

 

L'accord d'union nationale doit être déposé mardi sur le bureau de la Knesset pour approbation et permettra à M. Netanyahu de s'appuyer sur une étonnante assise de 94 députés à la Knesset, pour un total de 120.

La législature s'achève normalement en octobre 2013, et M. Mofaz s'est engagé à demeurer au sein de la coalition jusqu'à cette échéance.

Les autres détails de cet accord doivent encore être finalisés, mais il est possible que M. Mofaz fasse sa prestation de serment dès jeudi lors d'une séance extraordinaire de la Knesset, selon la radio.

 

Ce coup de théâtre a pris l'opposition de gauche par surprise. La nouvelle dirigeante travailliste Shelly Yachimovich a fustigé "un pacte de lâches" -"le plus ridicule zigzag de l'histoire politique israélienne", a-t-elle estimé- tandis que sa collègue du parti Meretz (gauche) Zehava Galona dénonçait "une basse manœuvre politique".

 

Lundi matin, M. Netanyahu s'était réservé l'effet de surprise en confirmant durant la séance hebdomadaire du conseil des ministres qu'il souhaitait organiser des élections anticipées le 4 septembre. La veille au soir, M. Netanyahu avait cependant commencé à révéler discrètement son jeu en indiquant qu'il souhaitait former à l'issue des élections "un gouvernement aussi large que possible pour assurer l'avenir d'Israël". Il avait prétexté d'un début d'instabilité politique pour convoquer des élections anticipées, soulignant qu'il était préférable d'organiser "une campagne électorale courte de quatre mois pour assurer la stabilité politique" d'Israël.

 

Près de la moitié (48%) des Israéliens plébiscitaient M. Netanyahu comme le meilleur candidat à sa succession, tandis que son parti, le Likoud (droite), était crédité de 31 sièges de députés. Kadima, première formation d'Israël avec 28 députés, est en revanche en chute libre. Les sondages ne lui prévoyaient au mieux qu'une douzaine de mandats. Autant dire que M. Mofaz, 63 ans, apparaît comme un "sauveur" aux yeux de ses camarades de parti.

 

Ce transfuge du Likoud est un ancien chef d'état-major et ex-patron de la Défense. A la faveur d'élections primaires entièrement axées sur son image sécuritaire, il a évincé fin mars Tzipi Livni à la tête du Kadima.

Ses sympathisants mettent en avant sa riche expérience militaire et portent notamment à son crédit l'écrasement de la seconde Intifada palestinienne (2000-2005). Ils font valoir que ses qualités pourront être mises à profit alors que M. Netanyahu reproche à l'Iran de faire planer "une menace existentielle" sur Israël en poursuivant son programme nucléaire à des fins militaires, ce que Téhéran dément.

 

Six semaines après avoir ravi la direction du parti centriste Kadima, Shaul Mofaz a rallié à la surprise générale dans la nuit de lundi à mardi la coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui, du coup, a renoncé à des élections anticipées.
 
MM. Mofaz et Netanyahu ont secrètement négocié un accord en vue d'un gouvernement d'union nationale, selon des sources officielles, alors que la Knesset avait déjà voté lundi soir un projet de loi de dissolution de la Chambre en première lecture qu'elle s'apprêtait à voter en deuxième et troisième lectures.
 
En vertu de cet accord, M. Netanyahu a renoncé à des élections législatives anticipées et M. Mofaz doit devenir vice-Premier ministre et ministre sans portefeuille du nouveau cabinet en gestation.
 
MM. Netanyahu et Mofaz sont notamment...
commentaires (2)

Ils essaient de faire front au prochain mandat d'Obama pour qu'il fasse ce qu'ils veulent en lui faisant comprendre qu'ils ont actuellement une large majorité pour attaquer l'Iran. Comme si lorsqu'ils avait attaquer le Liban ou gaza ils avait besoin d'une large coalition! S'ils étaient capables d'attaquer l'Iran, ils l'aurait fait il y a belle Lurette. C'est qu'ils savent bien que cela pourrait être leur dernière guerre car ils n'ont pas encore oublié 2006! Et que surtout les usa et l'Europe sont dans la m.. à l'intérieur jusqu'au coup. "Cane che abbaia non morde!" venez que l'on vous l'enseigne.

Ali Farhat

05 h 26, le 09 mai 2012

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Commentaires (2)

  • Ils essaient de faire front au prochain mandat d'Obama pour qu'il fasse ce qu'ils veulent en lui faisant comprendre qu'ils ont actuellement une large majorité pour attaquer l'Iran. Comme si lorsqu'ils avait attaquer le Liban ou gaza ils avait besoin d'une large coalition! S'ils étaient capables d'attaquer l'Iran, ils l'aurait fait il y a belle Lurette. C'est qu'ils savent bien que cela pourrait être leur dernière guerre car ils n'ont pas encore oublié 2006! Et que surtout les usa et l'Europe sont dans la m.. à l'intérieur jusqu'au coup. "Cane che abbaia non morde!" venez que l'on vous l'enseigne.

    Ali Farhat

    05 h 26, le 09 mai 2012

  • Toutes les fois qu'il y a eu un "gouvernment d'union" en Israel, c'étaient les prémices d'une guerre qu'entreprenait l'Etat sioniste, dans le cadre et la ligne de ses plans machiavéliques. Avec un Netanyahu et un Mofaz prenant la tête du gouvernment, raison de plus pour y faire attention.

    Halim Abou Chacra

    03 h 59, le 08 mai 2012

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