Le ras-le-bol des chauffeurs de taxis au Liban. Ramzi Haidar/
Le syndicat des transports routiers observe aujourd'hui, jeudi, une grève nationale (de 5h à 17h), un mouvement auquel se sont joints les chauffeurs des bus scolaires. Dans le cadre de cette grève, une manifestation est partie du rond-point Cola, à Beyrouth, vers le Grand Sérail.
Cette grève, initialement prévue le 26 avril, avait été reportée d'une semaine suite à une réunion mardi dernier entre les syndicats, le Premier ministre, Nagib Mikati, et les ministres concernés par le secteur des transports. Le communiqué publié ce jour-là par les syndicats avait souligné des avancées dans les négociations avec le gouvernement concernant la fixation du prix de l’essence et du mazout, les indemnités familiales des chauffeurs de transports publics, ou encore la répression sévère des fraudeurs de "plaques rouges", ces plaques d'immatriculation réservées aux transports en commun.
Conformément à l'appel du syndicat, plusieurs axes routiers, dans différentes régions du Liban, ont été coupés par les grévistes.
A Tripoli (Liban-Nord), les chauffeurs de taxi ont isolé la ville en bloquant, avec leurs voitures, toutes les routes qui y mènent, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Les grévistes ont assuré qu'ils maintiendront leur mouvement jusqu'à 17h, comme convenu. Certaines écoles de la région ont par ailleurs fermé leurs portes du fait de l'absence de plusieurs élèves.
Plus au nord, au Akkar, les chauffeurs ont coupé les routes avec des pneus enflammés, empêchant de nombreux étudiants et employés de se rendre dans leur université ou lieu de travail, selon l'ANI.
Au Liban-Sud, les chauffeurs ont également répondu à l'appel du syndicat. Ils se sont rassemblés sur la route de Saïda, coupant brièvement la circulation. A Tyr, les chauffeurs se sont dirigés à partir de 8h du matin vers le Sérail pour y faire entendre leurs revendications. "La situation est devenue intolérable", a déclaré à l'ANI le directeur du syndicat des chauffeurs de taxis au Sud, Qassem Chebli. "Nous ne demandons pas l'impossible mais l'application de la loi en ce qui concerne la fixation du prix de l'essence", a-t-il ajouté.
Le Hezbollah s'est, quant à lui, détaché de ce mouvement, notamment au Liban-Sud. Pour le parti, ce jeudi est une journée de travail ordinaire. De fait, la grève n'a pas été suivie à 100 %. A Beyrouth, plusieurs chauffeurs de taxis circulaient normalement.
Cette grève, initialement prévue le 26 avril, avait été reportée d'une semaine suite à une réunion mardi dernier entre les syndicats, le Premier ministre, Nagib Mikati, et les ministres concernés par le secteur des transports. Le communiqué publié ce jour-là par les syndicats avait souligné des avancées dans les négociations avec le gouvernement concernant la fixation du prix de l’essence et du mazout, les indemnités familiales des chauffeurs de transports publics, ou encore la répression sévère des fraudeurs de "plaques rouges", ces...



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Du pur folklore qui a bizarrement crée plus d' embouteillage Nazira.A.Sabbagha
06 h 59, le 26 avril 2012