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À La Une - Egypte

Khairat al-Chater : La candidature de Souleimane est une insulte

"Omar Souleimane a commis une énorme erreur. Il ne pourra gagner (la présidentielle égyptienne, ndlr) que par la fraude et si cela se produit la révolution va redémarrer", estime Khairat al-Chater, candidat des Frères musulmans. Amr Abdallah Dalsh/Reuters

Les Frères musulmans ont qualifié dimanche d'insulte la candidature du général Omar Souleimaine, ancien chef des services de renseignement d'Hosni Moubarak, à l'élection présidentielle du printemps en Egypte.

 

L'ancien homme-lige du pouvoir égyptien, âgé de 74 ans, a officiellement fait acte de candidature dimanche à quelques heures de la clôture des inscriptions, affirmant ainsi répondre à l'appel du peuple égyptien.

 

Dans un entretien accordé à Reuters, Khairat al-Chater, candidat investi par les Frères musulmans le 31 mars, estime que si la candidature de Souleimane est couronnée de succès elle conduira à une deuxième révolte populaire. "Je considère la candidature (de Souleimane) comme une insulte à la révolution et au peuple égyptien", a dit Chater, homme d'affaires millionnaire de 61 ans. "Omar Souleimane a commis une énorme erreur. Il ne pourra gagner que par la fraude et si cela se produit la révolution va redémarrer", a prédit le candidat, qui s’exprimait pour la première fois en public depuis son investiture.

 

Khairat al-Chater, soutenu par le puissant appareil politique dont dispose l'organisation islamiste en Egypte, fait figure de favori parmi les prétendants. Mais face à lui, Omar Souleimane a démontré qu'il existait des nostalgiques de l'ère Moubarak puisqu'il a réussi à réunir en un temps record les 30.000 signatures de partisans indispensables pour se porter candidat.

 

Interdit de se présenter sous cette étiquette pendant le règne de Moubarak, le parti des Frères musulmans a toujours entretenu des liens profonds au sein de la population grâce à des décennies de prêches et d'oeuvres sociales. Il s'est logiquement et immédiatement imposé comme l'acteur central du nouveau jeu politique dès janvier 2011 lorsqu'a commencé à souffler le vent de la révolution.

 

Les Frères ont promis de ne pas chercher à concentrer tous les pouvoirs entre leurs mains comme l'avait fait Moubarak, mais son émanation politique, le parti Liberté et Justice (PLJ) dispose de plus de la moitié des élus au parlement après son succès aux législatives. Dominant également l'Assemblée qui doit rédiger la nouvelle Constitution, le PLJ est revenu sur sa promesse de ne pas présenter de candidat à la présidentielle.

 

Khairat al-Chater a expliqué ce revirement par la crainte de voir les militaires, piliers du régime Moubarak, fournir leur appui à un gouvernement qui ne serait pas enclin à coopérer avec les élus du parlement. Le candidat des Frères musulmans a néanmoins tenu à dissiper les craintes de voir surgir un conflit entre les islamistes et les généraux qui assurent la transition du pouvoir depuis la chute de Moubarak en février 2011.

"Même s'il y a des divergences avec les militaires du conseil assurant la période de transition, ces divergences peuvent être résolues afin qu'elles ne mènent pas à un véritable affrontement avec les forces armées", a dit Khairat al-Chater.

 

Les Frères musulmans ont qualifié dimanche d'insulte la candidature du général Omar Souleimaine, ancien chef des services de renseignement d'Hosni Moubarak, à l'élection présidentielle du printemps en Egypte.
 
L'ancien homme-lige du pouvoir égyptien, âgé de 74 ans, a officiellement fait acte de candidature dimanche à quelques heures de la clôture des inscriptions, affirmant ainsi répondre à l'appel du peuple égyptien.
 
Dans un entretien accordé à Reuters, Khairat al-Chater, candidat investi par les Frères musulmans le 31 mars, estime que si la candidature de Souleimane est couronnée de succès elle conduira à une deuxième révolte populaire. "Je considère la candidature (de Souleimane) comme une insulte à la révolution et au peuple égyptien", a dit Chater, homme d'affaires millionnaire de 61 ans. "Omar...
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