Twitter est extrêmement populaire au Koweït. Photo Reuters
Le Koweït a condamné jeudi une manifestation de sunnites au cours de laquelle le drapeau iranien a été brûlé. La manifestation a eu lieu après l'arrestation d'un chiite à la suite de propos jugés offensants sur Twitter à l'égard du prophète Mohammed, de son épouse Aïcha et plusieurs de ses compagnons.
Ces propos ont suscité une levée de boucliers de la part d'un groupe de religieux et de députés sunnites, certains réclamant la peine de mort pour le coupable, aggravant ainsi les tensions communautaires au Koweït.
Le blasphème est illégal dans cette "pétro-monarchie" arabe du Golfe aux termes de la législation sur la presse datant de 1961, mais ce délit n'est pas passible de la peine de mort, contrairement à l'Arabie saoudite voisine.
L'homme, qui est de nationalité koweïtienne, a rejeté les accusations portées contre lui. "Je ne me permettrais jamais d'attaquer le Prophète", affirme-t-il, cité par les médias, en laissant entendre que son compte Twitter a vraisemblablement été piraté.
Dans un communiqué, une source officielle du ministère des Affaires étrangères a exprimé "son rejet et sa condamnation de cet acte irresponsable", dans une référence à la manifestation de militants sunnites et de plusieurs députés mercredi soir, au cours de laquelle le drapeau iranien a été brûlé.
Le ministère des Affaires étrangères a souligné que le fait de brûler le drapeau iranien "porte atteinte aux relations privilégiées entre le Koweït et l'Iran", à majorité chiite, soulignant sa détermination à maintenir de bonnes relations avec son voisin.
Les tensions confessionnelles entre la majorité sunnite au Koweït et les chiites, qui forment environ le tiers de la population autochtone (1,17 million au total) reflètent les clivages confessionnels dans la région.
Au cours des derniers mois, la justice koweïtienne a condamné à la prison des activistes sunnites et chiites pour des commentaires sur le site de microblogs Twitter jugés offensants à l'égard de l'une ou l'autre des communautés.
En Arabie saoudite, un journaliste et blogueur saoudien, Hamza Kashgari, arrêté en Malaisie qui l'a livré à Riyad, est détenu sous l'accusation de blasphème sur Twitter depuis le mois de février.
Ces propos ont suscité une levée de boucliers de la part d'un groupe de religieux et de députés sunnites, certains réclamant la peine de mort pour le coupable, aggravant ainsi les tensions communautaires au Koweït.
Le blasphème est illégal dans cette "pétro-monarchie" arabe du Golfe aux termes de la législation sur la presse datant de 1961, mais ce délit n'est pas passible de la peine de mort, contrairement à l'Arabie saoudite voisine.
L'homme, qui est de nationalité koweïtienne, a rejeté les...


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