La dernière publicité télévisée diffusée par Rick Santorum, candidat à l'investiture républicaine, reprend tous les codes des films d'horreur pour mettre en scène une terrifiante "Obamaville".
Un corbeau menaçant, une chaussure d’enfant abandonnée, une aire de jeux désertée et une voix off inquiétante : la dernière publicité télévisée diffusée par Rick Santorum, candidat à l'investiture républicaine, reprend tous les codes des films d'horreur pour mettre en scène une terrifiante "Obamaville".
Cette vidéo intervient à un moment où Santorum marque le pas dans les primaires républicaines, que domine Mitt Romney.
Elle est présentée comme la première d'une série en huit parties et se veut une description de ce que deviendraient les Etats-Unis si Barack Obama était réélu pour un second mandat le 6 novembre.
L'action se déroule en 2014. "Les petites entreprises sont en difficulté, les familles s'inquiètent pour leurs emplois et leur avenir, le délai d'attente pour consulter un médecin ne cesse de s'allonger, les prix des carburants ont crevé le plafond et la liberté religieuse est attaquée", énonce le narrateur de sa voix d'outre-tombe.
Quant à l'Iran, dit la voix off, "l'ennemi juré est devenu une puissance nucléaire" tandis que le visage du président iranien Mahmoud Ahmadinejad apparaît sur des écrans de télévision.
"Ce genre de plans est commun aux films de morts-vivants post-apocalyptiques. On s'attendrait presque à ce qu'un zombie déboule à un coin de rue", analyse Spencer Parsons, qui enseigne la production cinématographique à la Northwestern University, en regardant cette publicité politique consultable sur le site de partage de vidéo YouTube.
Welcome to Obamaville
Sur la dernière séquence - un travelling avant sur une petite route traversant une forêt sombre -, un "Welcome to Obamaville" (bienvenue à Obamaville) s'inscrit sur l'écran dans une typographie classique des affiches des films d'horreur des années 1960.
"Des films d'horreur classique et kitsch comme 'La nuit des morts-vivants' viennent aussitôt à l'esprit, surtout avec l'utilisation de cette typographie", estime Greg Smith, directeur de création de l'agence publicitaire The VIA Agency, qui y voit "un vrai dérivé des bandes annonces des années 1960".
A Chicago, un membre de l'équipe de campagne de Barack Obama a dénoncé une volonté d'effrayer les électeurs. D'autres mettent en avant le montage qui tend à comparer le président américain à Mahmoud Ahmedinejad en alternant leurs deux visages à une fréquence élevée.
Sur son site internet, le comité national du Parti démocrate a condamné une campagne qui atteint "un nouveau degré de bassesse".
Aussi marquante soit-elle, cette vidéo n'est cependant pas la première dans l'histoire de la publicité politique aux Etats-Unis à jouer de façon spectaculaire sur les peurs supposées de l'électorat.
En 1964, l'équipe de campagne du démocrate Lyndon Johnson avait fait réaliser une publicité s'ouvrant sur une petite fille effeuillant une marguerite et s'achevant sur une explosion suivie de l'apparition d'un champignon atomique. Ce "spot de la marguerite", devenu un classique de la communication politique, avait contribué à la victoire de Johnson face au républicain Barry Goldwater.
Mais dans la série des clips politiques à tendance glauque, Herman Cain, ancien prétendant à l'investiture républicaine ayant jeté l'éponge après avoir été impliqué dans des affaires de harcèlement sexuel, n'est pas loin de décrocher la palme.
Bien qu'il soit sur le banc de touche, Cain cherche toujours à rallier les Américains à sa cause qui consiste à fustiger la politique économique de Barack Obama dont il estime qu'elle est nuisible aux petites et moyennes entreprises.
Et pour que son message passe clairement, Cain a recours aux métaphores animalières.
Exemple avec cette séance de tir au lapin :
Le lapin représente donc le petit commerce soumis au code des impôts.
Ici, l'économie est un poisson... mort.
Des questions?
Cette vidéo intervient à un moment où Santorum marque le pas dans les primaires républicaines, que domine Mitt Romney.
Elle est présentée comme la première d'une série en huit parties et se veut une description de ce que deviendraient les Etats-Unis si Barack Obama était réélu pour un second mandat le 6 novembre.
L'action se déroule en 2014. "Les petites entreprises sont en difficulté, les familles s'inquiètent pour leurs emplois et leur avenir, le délai d'attente pour consulter un médecin ne cesse de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine