L’Association Métropolis collabore avec l’Institut français et présente « Les Écrans du réel ». Cet événement – qui présente un panorama de la création documentaire actuelle avec une sélection de dix-sept films primés dans de nombreux festivals et encore inédits au Liban – est organisé en partenariat avec le Festival international du documentaire de Marseille. Lequel présentera quatre films projetés et récompensés lors de la dernière édition à Marseille en 2011.
Jeudi 29 mars
20h00 : Gate n° 5 de Simon el-Habre
Liban, 2012, 84 min, arabe s/t français.
Au cours des années 60 et 70, des milliers de Libanais ont quitté leurs villages pour débuter une nouvelle vie en ville. Certains ont pu travailler dans le port de Beyrouth comme chauffeurs de camions. Leurs bons salaires leur permettaient de participer à la vie urbaine, de fréquenter les cinémas et restaurants de la place des Martyrs, mais aussi de fonder une famille.
À la fin de la guerre, la place des Martyrs a été entièrement détruite, privatisée puis reconstruite. L’économie libanaise a été réorganisée. Les camionneurs peinent aujourd’hui à gagner leur vie. Ils passent le plus clair de leur temps à attendre une livraison en se remémorant le passé. L’un de ces hommes est le père de Simon el-Habre, Najm el-Habre. Il est trop malade pour rejoindre ses amis, mais il a trouvé un autre moyen pour ne pas lâcher prise.
22h00 : Une vie normale. Chronique d’un jeune sumo de Jill Coulon
France, 2010, 83 min.
À 18 ans, Takuya quitte sa ville natale pour Tokyo où il intégrera une prestigieuse école de formation de sumos, l’écurie Oshima. Il va désormais tout partager avec les dix autres lutteurs de l’écurie : la vie en communauté, les entraînements, l’école, les sorties en ville et les compétitions.
Dans son journal, il raconte ses rêves de réussite et les désillusions d’un adolescent qui découvre peu à peu la réalité du monde traditionnel des sumos.
Bénéficiant d’un accès exceptionnel dû à une coproduction avec la NHK, dans le cadre de la série Tokyo Modern, le film suit les neuf premiers mois de son initiation.
Vendredi 30 mars
20h00 : Tahrir (Place de la révolution) de Stefano Savona.
22h00 : Tunisie année zéro de Feriel ben Mahmoud
France, 2011, 52 min.
Au jour le jour, ce film raconte l’histoire d’une difficile naissance. Celle de la démocratie. La première du monde arabe. Au lendemain de la révolution qui a mis un terme à Ben Ali et ses 23 ans de règne, les Tunisiens font un choix radical : doter le pays d’une nouvelle Constitution. Appelés aux urnes pour les premières élections libres de leur histoire, ils ne devront pas seulement élire des dirigeants, mais choisir en même temps le modèle de société dans lequel ils souhaitent vivre. Islam, laïcité, statut de la femme... un scrutin sous haute tension...
Samedi 31 mars
18h00 : L’utérus artificiel, le ventre de personne de Marie Mandy.
20h00 : Pays rêvé de Jihane Chouaib
France, 2011, 90 min, vo français s/t anglais.
« C’est une quête à la recherche du Liban comme “pays rêvé” ». Tout commence par l’histoire d’un retour au Liban. Plusieurs Libanais de l’étranger, qui ont vécu l’essentiel de leur vie dans d’autres pays, sont du voyage. En tentant de renouer avec leurs origines, ils pensent se mettre en quête de leur identité. Mais comment retrouver son identité personnelle ?
22h00 : No Man’s Zone de Toshi Fujiwara
France, 2011, 95 min, vo anglais et japonais, s/t anglais.
Après avoir été frappée par le tsunami du 11 mars 2010, la centrale nucléaire vieille de 40 ans sur la côte de Fukushima est devenue une menace. En 24 heures, l’ordre d’évacuation a été proclamé pour les 20 km alentours. Le nouveau documentaire de Toshi Fujiwara est un voyage dans le No Man’s Zone et les régions des alentours, où les gens continuent d’habiter, ainsi qu’un voyage dans le temps et dans l’histoire, allant à la rencontre des habitants qui ont été évacués, ou qui vont l’être, ou bien ceux qui n’ont pas d’autre choix que de continuer à vivre près des lieux.
Dimanche 1er avril
18h00 : Gnawa Music corps et âme de Franck Cassenti.
20h00 : La Vierge, les coptes et moi de Namir Abdel Masseeh
France, 2011, 85 min.
Namir est un réalisateur français d’origine égyptienne. Un jour, il regarde une vidéo de l’apparition de la Vierge Marie en Égypte avec sa mère qui, comme des millions d’autres coptes, voit la Vierge à l’écran, alors que lui ne voit rien. Sceptique quant à la véracité de la cassette, Namir retourne en Égypte afin de réaliser un documentaire sur le mystère de ces apparitions.
Festival international du film d’Istanbul 2012, Festival international du film de Berlin 2012 et prix du meilleur documentaire, Doha Tribeca Film Festival 2011.
Jeudi 29 mars 20h00 : Gate n° 5 de Simon el-HabreLiban, 2012, 84 min, arabe s/t français.Au cours des années 60 et 70, des milliers de Libanais ont quitté leurs villages pour débuter une nouvelle vie en ville. Certains ont pu travailler dans le port de Beyrouth comme chauffeurs de camions. Leurs bons salaires leur permettaient de...


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