Les quatre victimes ont la double nationalité franco-israélienne et seront enterrés en Israël. ERIC CABANIS/
Un mystérieux assassin, probable tueur en série, a plongé la France dans le recueillement et l'indignation lundi, abattant quatre personnes dans une école juive de Toulouse (sud-ouest).
L'homme qui a pénétré lundi dans le collège Ozar Hatorah de la grande ville du sud-ouest de la France a utilisé la même arme que celle ayant servi à abattre trois militaires dans la même région au cours des huit derniers jours. Il se déplaçait aussi sur le même scooter volé, un modèle Yamaha très puissant, selon la police. "On est sur deux pistes principales évidentes: la piste islamiste et l'ultra-droite", a dit une source proche de l'enquête.
C'est désormais le parquet antiterroriste de Paris qui dirige les enquêtes sur les trois fusillades, qui ont en commun un tueur expérimenté, utilisant la même arme de calibre 11,43, se déplaçant sur le même deux-roues et capable de disparaître rapidement après ses crimes. La qualification de "terroriste" de ces actes a été retenue en raison de l'impact de ces tueries, qui créent "un climat d'intimidation et de terreur", a-t-on précisé de source judiciaire.
Arrivé sur son deux-roues, le tueur a abattu un professeur de religion de 30 ans, ses enfants de 3 et 6 ans, et la fille d'une dizaine d'années du directeur de l'établissement, avant de prendre la fuite. Les quatre victimes ont la double nationalité franco-israélienne et seront enterrés en Israël, a-t-on appris auprès de proches et de sources diplomatiques israéliennes. La fusillade a aussi fait un blessé grave, un adolescent de 17 ans.
Il "a tiré sur tout ce qu'il y avait en face de lui, enfants et adultes, et des enfants ont été poursuivis à l'intérieur de l'école", a décrit à la presse le procureur Michel Valet.
Cette tuerie, qui a suscité l'effroi en France, est la première visant des juifs en France depuis l'attentat de la rue des Rosiers qui avait fait 6 morts en 1982 dans le quartier juif de Paris.

Elèves et parents effondrés après le drame du collège-lycée Ozar Hatorah.
REMY GABALDA/AFP
Arrivé rapidement sur les lieux, le président Nicolas Sarkozy a qualifié la tuerie de "tragédie nationale". Le chef de l'Etat français a décrété une minute de silence mardi dans les écoles et assuré qu'"absolument tout sera mis en oeuvre pour retrouver" le tueur. "Ce sont des images que l'on avait vues dans d'autres pays et qu'on n'avait jamais vues dans le nôtre. On n'a pas d'autre choix que d'affronter", a souligné le président de la République.
Plus tard dans la soirée, le président français a confirmé qu'une seule et "même personne" était à l'origine des fusillades contre une école juive et des militaires dans deux villes du sud-ouest de la France, et a annoncé le relèvement au maximum du niveau d'alerte antiterroriste dans cette région.
"C'est un acte antisémite qui a été porté contre des enfants juifs", a de son côté affirmé le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, qui a immédiatement ordonné un "renforcement de la surveillance" autour des écoles juives du pays, puis autour de tous les lieux confessionnels.
A un mois de l'élection présidentielle, la campagne a été brutalement interrompue par cette tragédie. Candidat à sa propre succession, Nicolas Sarkozy, qui a suspendu sa campagne électorale jusqu'à mercredi, a été suivi dans l'après-midi à Toulouse par son principal adversaire, François Hollande. Le candidat socialiste a appelé à "une réponse commune et ferme de toute la République".
La communauté juive de France, la première en Europe avec plus de 500.000 membres, a pour sa part exprimé son horreur. "Je suis horrifié par ce qui est arrivé ce matin à Toulouse devant l'école juive", a déclaré à l'AFP le grand rabbin de France Gilles Bernheim, en ajoutant être "meurtri dans mon corps et dans mon âme".
Une des premières réactions de soutien à la communauté juive est venue du président du Conseil français du culte musulman, Mohammed Moussaoui, qui s'est dit "horrifié" et a tenu "à exprimer toute sa solidarité et celle des musulmans de France".
L'Union des étudiants juifs de France a par ailleurs appelé à une marche silencieuse à 20h30 (19h30 GMT) à Paris en hommage aux "victimes de l'attentat antisémite de Toulouse". Auparavant, un office religieux aura lieu dans une synagogue de Paris, en présence de Nicolas Sarkozy et François Hollande.
Dans la rue Dalou à Toulouse, où se trouve le collège, de nombreux parents ou proches, souvent en pleurs, exprimaient leur peine et leur colère. "Quelle explication ? On est dans l'antisémitisme brutal ignoble", lançait un parent d'élève, Charles Bensemhoun. Une femme à ses côtés se lamentait: "maintenant, ils tirent sur des enfants".
Les autorités israéliennes ont très rapidement réagi. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a condamné "le meurtre odieux de Juifs, dont des petits enfants", estimant qu'on ne pouvait écarter la possibilité que ce crime ait "été motivé par un antisémitisme violent et sanglant".
"De toutes les choses horribles, je ne connais pas de plus grand péché que le meurtre d'un enfant, un être innocent qui n'a fait de mal à personne", a affirmé de son côté le président israélien, Shimon Peres.
Les responsables de l'Union européenne ont aussi unanimement dénoncé l'assassinat deToulouse, dénonçant un crime "lâche" et "odieux".
"Nos pensées et nos prières vont aux familles et aux amis des victimes, et nous sommes solidaires d'une communauté en deuil. Nous nous joignons au gouvernement français pour condamner cet acte de violence gratuit et révoltant dans les termes les plus forts", a pour sa part déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Tommy Vietor.
L'homme qui a pénétré lundi dans le collège Ozar Hatorah de la grande ville du sud-ouest de la France a utilisé la même arme que celle ayant servi à abattre trois militaires dans la même région au cours des huit derniers jours. Il se déplaçait aussi sur le même scooter volé, un modèle Yamaha très puissant, selon la police. "On est sur deux pistes principales évidentes: la piste islamiste et l'ultra-droite", a dit une source proche de l'enquête.
C'est désormais le parquet antiterroriste de Paris qui dirige les enquêtes sur les trois fusillades, qui ont en commun un tueur expérimenté, utilisant la même arme de calibre 11,43, se...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
- - Le plan Vigipirate Écarlate vient d'être déclenché par le président de la République Française , du jamais vu depuis la guerre du golfe , exactement comme l'a fait en Syrie le président Syrien Bachar pour chasser et pourchasser les terroristes qui sont les mêmes que chasse et pourchasse l'armée Française après ces deux attentats de Montaubant et de Toulouse . France Syrie même combat et même ennemi .
15 h 10, le 19 mars 2012