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À La Une - Energie

Nouvelle avancée israélienne dans l'exploitation des ressources gazières offshore

Un des exploitants du champ baptisé Tamar annonce un contrat de 18 milliards de dollars.

En ce qui concerne l'exploitation des importants champs gaziers découverts en Méditerranée orientale, Israël affiche une nette avance sur le Liban.

Le producteur israélien d'électricité Israel Electric Corporation (IEC) s'est engagé à acheter du gaz provenant du gigantesque gisement offshore de Tamar, a annoncé aujourd’hui l'un des exploitants du site, évoquant un contrat colossal.

 

IEC compte acheter au total 76,5 milliards de mètres cubes de gaz, et dispose d'une option pour monter sous certaines conditions jusqu'à 99 milliards, a indiqué l'américain Noble Energy, dans un communiqué. "Bien que les revenus effectifs dépendront des quantités achetées et des prix au moment de la vente, les revenus totaux estimés pour la période de quinze ans est de 18 milliards de dollars si IEC n'exerce pas son option, et de 23 milliards si l'option est exercée", estime-t-il.

 

Le gisement de Tamar fait partie des gisements gaziers très prometteurs découverts ces dernières années au large d'Israël. Des gisements dont l’exploitation suscite des tensions, certains d’entre eux pouvant s’étaler sur la zone frontalière maritime libano-israélienne. Une frontière dont la délimitation pose problème, au même titre que la délimitation des zones économiques exclusives (ZEE, espace maritime au-delà des eaux territoriales d’un Etat côtier mais dans lequel cet Etat côtier dispose de droits souverains pour l’exploitation des ressources naturelles) du Liban et d’Israël, deux pays techniquement en guerre.

 

En août 2011, le Parlement libanais a voté une loi définissant les frontières maritimes du Liban et de sa ZEE, dans laquelle le Liban peut exercer ses droits souverains pour l'exploitation des réserves offshore. Un mois plus tôt, Israël avait soumis à l'ONU un tracé différent.

Israël affirme que la frontière fixée par le Liban à sa ZEE empiète sur son secteur, alors que Beyrouth assure que son tracé est conforme à l’accord d’armistice établi en 1949.

 

Situé à 130 kilomètres au large de Haïfa (nord d'Israël) et à 1.600 mètres de profondeur, le gisement de Tamar recèlerait environ 238 milliards de mètres cube de gaz.

 

Noble Energy précise que des accords ont désormais été trouvés avec six acheteurs, pour un volume total de 110,4 à 133 milliards de mètres cube. Les revenus devraient représenter entre 27 et 32 milliards de dollars, sur une période de 15 à 17 ans. L'exploitation devrait débuter cette année, avec de premières livraisons attendues en avril 2013, indique encore Noble Energy.

Le groupe américain détient 36% des droits pour Tamar, suivi par les compagnies Isramco Negev (28,75%), Delek Driling et Avner Oil Exploration (15,625% chacune) et Dor Gas Exploration (4%).

 

En terme d'exploitation des ressources potentielles gazières et pétrolières offshore, le Liban affiche un retard réel sur Israël, qui dispose de moyens beaucoup plus avancés dans le forage du pétrole et du gaz.

 

Dans ce contexte, le ministre libanais de l’Energie, Gebran Bassil a exhorté, début mars, le gouvernement à prendre rapidement les mesures nécessaires pour faire avancer le dossier de l’exploitation des richesses énergétiques au large des côtes libanaises et éviter les lenteurs bureaucratiques. "Tous les décrets et les accords sont prêts... Nous avons besoin de désigner rapidement les membres du comité ad-hoc et de mettre en place les appels d'offres internationaux", a-t-il déclaré.

"Pour la première fois dans l'histoire, nous avons des études qui permettent d'estimer les quantités de nos ressources (pétrolières et de gazières), et elles sont énormes... Ces quantités sont suffisantes pour assurer l'avenir des futures générations", avait affirmé le ministre au quotidien as-Safir.

 

Le producteur israélien d'électricité Israel Electric Corporation (IEC) s'est engagé à acheter du gaz provenant du gigantesque gisement offshore de Tamar, a annoncé aujourd’hui l'un des exploitants du site, évoquant un contrat colossal.
 
IEC compte acheter au total 76,5 milliards de mètres cubes de gaz, et dispose d'une option pour monter sous certaines conditions jusqu'à 99 milliards, a indiqué l'américain Noble Energy, dans un communiqué. "Bien que les revenus effectifs dépendront des quantités achetées et des prix au moment de la vente, les revenus totaux estimés pour la période de quinze ans est de 18 milliards de dollars si IEC n'exerce pas son option, et de 23 milliards si l'option est exercée", estime-t-il.
 
Le gisement de Tamar fait partie des gisements gaziers très prometteurs découverts ces dernières...
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