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Santé

La « pertinence » de la psychanalyse n’est pas démontrée dans la prise en charge de l’autisme, estime la HAS

Rapport La « pertinence » des approches psychanalytiques dans la prise en charge de l’autisme n’est pas démontrée, selon la Haute autorité de santé (HAS), qui ne condamne pas pour autant ouvertement ces pratiques.
OLJ
13/03/2012
« Les psychiatres sont des médecins comme les autres, ils doivent se soumettre aux règles d’évaluation. » C’est ce qu’a déclaré Jean-Luc Harousseau, président de la Haute autorité de santé (HAS), au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle il a présenté un rapport sur la prise en charge de l’autisme de l’enfant et de l’adolescent.
Sous le titre « Interventions globales non consensuelles », le rapport indique ainsi que « l’absence de données sur leur efficacité et la divergence des avis exprimés ne permettent pas de conclure à la pertinence des interventions fondées sur les approches psychanalytiques, ni sur la psychothérapie institutionnelle » dans la prise en charge de l’autisme et des autres troubles envahissants du développement (TED).
Les recommandations de la HAS ne rangent pas cependant la psychanalyse parmi les méthodes « non recommandées », comme il le fait par exemple pour d’autres méthodes ou pour les régimes sans gluten, certains sédatifs ou encore les traitements antibiotiques, administrés en dehors de leurs indications habituelles. Le rapport de la HAS et de l’Agence nationale de l’évaluation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux (Anesm) se borne en effet à qualifier de « non consensuelles » l’approche psychanalytique et la psychothérapie institutionnelle à l’issue d’un travail dit de « consensus formalisé ».
Pour réagir à la « croisade » menée contre la psychanalyse, une vidéo et un texte du psychanalyste Jacques-Alain Miller ont été mis en ligne sur le site de la revue La Règle du jeu (bit.ly/zU6yYG).
La HAS rappelle qu’il n’y a pas de lien entre autisme/TED et le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole), et souligne que « les caractéristiques psychologiques des parents ne sont pas un facteur de risque de survenue des TED ».
(Source : AFP)

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