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À La Une - Russie

Des islamistes tchétchènes voulaient assassiner Poutine, affirme la TV d’Etat

Une information dévoilée à six jours de la présidentielle pour laquelle le PM est favori.

L'attentat déjoué dont l'existence a été rapportée par la télévision d'Etat russe serait la sixième tentative d'assassinat de Vladimir Poutine, selon un décompte établi par les médias russes. Mikhail Metzel/Ria Novosti/AFP

Des islamistes tchétchènes préparaient un attentat contre Vladimir Poutine, déjoué par les services secrets russes et ukrainiens, a annoncé lundi une chaîne de TV pro-Kremlin, à six jours de la présidentielle du 4 mars dont le Premier ministre russe est le grand favori.

 

"Les préparatifs étaient terminés. L'attentat devait avoir lieu après l'élection présidentielle", a déclaré l'un des deux hommes arrêtés dans cette affaire, Adam Osmaïev, un Tchétchène de 31 ans, montré par la TV Pervyi Kanal pendant un interrogatoire.

 

Selon les services secrets russes, qui ont travaillé avec leurs homologues ukrainiens, le groupe dont faisait partie Osmaïev travaillait pour le compte de Dokou Oumarov, l'insaisissable chef de la rébellion islamiste dans le Caucase russe et "ennemi numéro un" du Kremlin.

 

Le complot a été découvert par les services secrets ukrainiens après l'explosion d'une bombe, le 4 janvier, dans un appartement d'Odessa (sud de l'Ukraine) qui a fait un mort. Deux personnes ont été arrêtées et l'un d'entre eux a reconnu travailler pour Dokou Oumarov, selon Pervyi Kanal.

 

Selon des responsables du FSB (services secrets russes) interrogés par la télévision, Adam Osmaïev a révélé l'existence d'explosifs cachés au centre de Moscou, près de l'avenue Koutouzovski, une artère régulièrement empruntée par le cortège de voitures de Vladimir Poutine. Ces explosifs "étaient assez puissants pour détruire un camion", a indiqué à la télévision un officier du FSB non identifié. L'ordinateur portable d'Osmaïev, saisi par le FSB, comportait de nombreux éléments concernant le dispositif de sécurité entourant les déplacements de Vladimir Poutine, a-t-on précisé de même source.

 

Le deuxième suspect arrêté, Ilvi Pianzine, 28 ans, citoyen du Kazakhstan, a indiqué que le groupe, arrivé des Emirats arabes unis via la Turquie, devait apprendre en Ukraine à préparer des bombes avant de se rendre à Moscou pour faire sauter des bâtiments et finalement essayer d'assassiner Vladimir Poutine. Pianzine a été montré par la télévision apparemment interrogé dans les locaux de la police ukrainienne.

 

Le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, a confirmé l'information donnée par la télévision, mais s'est refusé à tout commentaire, selon l'agence Interfax. Le site des islamistes proches de Dokou Oumarov, Kavkaz center, n'avait pas commenté cette information lundi en milieu de journée.

 

Il s'agit de la sixième tentative d'assassinat de Vladimir Poutine, selon un décompte établi par les médias russes. Dokou Oumarov, le chef des rebelles islamistes dans le Caucase russe, qui a revendiqué plusieurs attentats meurtriers à Moscou ces dernières années, avait décrété début février la fin des attaques contre des civils en Russie mais appelé à poursuivre les attentats contre les "officiels", sur une vidéo postée par le site rebelle tchétchène kavkazcenter.com. En 2007, Dokou Oumarov a abandonné la cause indépendantiste tchétchène pour l'islamisme, en s'autoproclamant à la tête d'un "émirat du Caucase".

 

Ces révélations interviennent alors que Vladimir Poutine s'apprête à revenir au Kremlin dans une atmosphère de contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2000.

 

L’annonce de la nouvelle candidature de Poutine à la présidence a suscité un réveil de l’opposition russe. Après les législatives de décembre, remportées avec près de 50% des voix par le parti au pouvoir Russie unie, et marquées par des fraudes selon l'opposition et des observateurs étrangers, le mouvement de contestation est encore montré en puissance.

 

Une première vague de manifestations, à Moscou, Saint-Pétersbourg et dans nombre d'autres villes, jusqu'à Vladivostok (Extrême-Orient), a été réprimée avec des milliers d'interpellations et des dizaines de personnes condamnées à des peines allant jusqu'à 15 jours de prison. Rapidement, l'ampleur des manifestations à Moscou -environ 80.000 personnes le 10 décembre près du Kremlin, davantage encore le 24 décembre puis le 4 février- a toutefois contraint les autorités à tolérer ces rassemblements auxquels se sont joints nombre de personnalités de la culture et des médias. Dans une dernière action symbolique hier dimanche, l'opposition a mobilisé des milliers de personnes à Moscou pour constituer une chaîne humaine le long du boulevard ceinturant le centre-ville.

 

M. Poutine a accusé les opposants de servir les intérêts de puissances étrangères.

 

Des islamistes tchétchènes préparaient un attentat contre Vladimir Poutine, déjoué par les services secrets russes et ukrainiens, a annoncé lundi une chaîne de TV pro-Kremlin, à six jours de la présidentielle du 4 mars dont le Premier ministre russe est le grand favori.
 
"Les préparatifs étaient terminés. L'attentat devait avoir lieu après l'élection présidentielle", a déclaré l'un des deux hommes arrêtés dans cette affaire, Adam Osmaïev, un Tchétchène de 31 ans, montré par la TV Pervyi Kanal pendant un interrogatoire.
 
Selon les services secrets russes, qui ont travaillé avec leurs homologues ukrainiens, le groupe dont faisait partie Osmaïev travaillait pour le compte de Dokou Oumarov, l'insaisissable chef de la rébellion islamiste dans le Caucase russe et "ennemi numéro un" du Kremlin.
 
Le complot a...
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