Le chef du CPL, Michel Aoun. Photo an-Nahar
Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun a commenté mardi la démission du ministre du Travail Charbel Nahas, qui appartient à son bloc, se disant "surpris" de la tournure prise par les événements concernant la crise gouvernementale.
"Nous avons soutenu dès le départ, le refus de M. Nahas de signer le décret concernant les indemnités de transport", a affirmé M. Aoun à l’issue de la réunion du Bloc du Changement et de la Réforme à Rabieh. "Nous nous étions mis d’accord avec le chef du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre Nagib Mikati pour étudier un projet de loi concernant cette affaire lors de la prochaine séance parlementaire" prévue demain, a-t-il poursuivi, assurant que son bloc continuera de gérer la question des salaires de façon "légale". "Nous apprécions les efforts de M. Nahas, bien que nous ayons eu des différends internes", a-t-il affirmé. "J’ai reçu la démission du ministre du Travail, mais c’est au gouvernement de gérer cette affaire", a-t-il conclu.
Ce matin, le ministre du Travail a informé Michel Aoun de son intention de démissionner. M. Nahas n'a pas remis sa démission au Premier ministre Nagib Mikati.
Après l'approbation par le Conseil des ministres, en janvier dernier, du décret relatif au réajustement des salaires, le décret portant sur les allocations de transport constituait toujours un point de discorde au sein du gouvernement. Charbel Nahas refusait de signer ce décret "illégal", selon lui, en dépit du fait que le décret en question a été approuvé en Conseil des ministres. Le Premier ministre, lui, estimait que M. Nahas devait se conformer à la décision prise en Conseil des ministres et signer le décret.
Le ministre du Travail Charbel Nahas.
Depuis, un bras de fer opposait le ministre aouniste au chef du gouvernement. La crise gouvernementale s'est encore aggravée le 1er février, après la décision du chef de gouvernement de geler sine die les réunions du Conseil des ministres, sur fond de conflit avec les ministres aounistes mais sur un autre dossier, celui des nominations administratives.
Dimanche, le ministre de l'Intérieur, Marwan Charbel, avait assuré que le ministre du Travail signerait lundi le décret sur les indemnités de transport. M. Charbel avait souligné la nécessité de trouver une issue à cette crise "afin de pouvoir dire aux Libanais que c'est la loi et la Constitution qui règnent".
Hier, des sources proches du président du Parlement avaient indiqué que Nabih Berry était optimiste concernant un règlement de la crise gouvernementale. Selon ces sources, Charbel Nahas devait signer le décret sur les indemnités de transport avant la tenue d’une session parlementaire ce mercredi. Ce qui, selon ces mêmes sources, devait permettre au Parlement de voter ce décret puis au Conseil des ministres de l'adjoindre au décret sur le réajustement des salaires.
La presse avait également rapporté que Nagib Mikati avait proposé cinq options pour sortir de la crise.
Selon la première option, le ministre Nahas signait le décret. Selon la deuxième, le ministre du Travail partait quelque temps à l’étranger pour laisser à Nicolas Fattouche, qui assure l’intérim en cas d’absence du ministre du Travail, le soin de signer le décret.
Selon la troisième option, Nagib Mikati décidait de remanier le gouvernement.
Selon la quatrième, Charbel Nahas démissionnait.
La dernière option était la conséquence du rejet des quatre précédentes, à savoir : Nagib Mikati jetait l’éponge.
Le président libanais Michel Sleiman a été le premier à réagir sur la décision du ministre du Travail en déclarant que la démission de Charbel Nahhas, si elle est confirmée, est "normale, (...) (allant) dans la bonne direction" (...) et "conforme à la Constitution", rapportent la chaîne de télévision MTV et la radio la Voix du Liban.
De son côté, l'ancien ministre Mario Aoun, membre du CPL, a déclaré à la radio VDL que la démission de Nahas était "définitive" et que "cette décision était nécessaire et conforme aux convictions de Nahas".
La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) a, par ailleurs, porté plainte contre le ministère du Travail auprès du directeur général de l’Organisation internationale du Travail (OIT) Khuan Somafia pour "violation du code international du travail et de la loi libanaise et des droits accordés au ministère par le gouvernement en ce qui concerne les négociations tripartites, la liberté syndicale et la définition des salaires".
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"Nous avons soutenu dès le départ, le refus de M. Nahas de signer le décret concernant les indemnités de transport", a affirmé M. Aoun à l’issue de la réunion du Bloc du Changement et de la Réforme à Rabieh. "Nous nous étions mis d’accord avec le chef du Parlement Nabih Berry et le Premier ministre Nagib Mikati pour étudier un projet de loi concernant cette affaire lors de la prochaine séance parlementaire" prévue demain, a-t-il poursuivi, assurant que son bloc continuera de gérer la question des salaires de façon "légale". "Nous apprécions les efforts de M. Nahas,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
De l’irrésistible et impossible "Bossfeirianisme" ! "Le BossfàRien-Amer" n’a qu’une seule et unique politique, celle qui consiste à franchir l’obstacle en lui tournant le dos, en passant donc ses deux jambes en dernier : Le "Changement et Réforme". De tout temps il s’agite beaucoup pour ne Rien dire, ou pour finir par ne dire que des... Mais bon, passons ! On conçoit que, comme il l’a précisé, s’il s’énervait ainsi, c’est suite à son long éloignement du Pouvoir, et qu’intrinsèquement il est comme ça, période et état où, en effet, on se lâche volontiers en balançant du n'importe quoi ! Dans la formule qui vous la coupe et tue, il n’y a que le "pétulant Zahra" qui l’explique consciencieusement avec son indépassable formule : " Le BossfàRien a fait beaucoup de tort à la logique" ! En fait, il y a deux sortes de Libanais : les Révolutionnaires Cédraies, des Sains, et "les BossfàRiens", Frères de Sœur Syrie. Il est très aisé de les reconnaître. S’il s’insurge contre elle, c’est un Cédraie. S’il se laisse faire, c’est une sorte de "Bigaradiers" ! Voilà qui dispense de toute autre considération sur la triste réalité de cette "marotte" gouvernementale, et sur des "orangés" qui viennent tout en plastronnant, expliquer encore, les Niais, les grands bienfaits de Sœur Syrie. Acta fabula est ! La comédie est finie.
18 h 18, le 21 février 2012