À New Delhi, la voiture de l’ambassade d’Israël a pris feu après avoir explosé. Photo AFP
Une voiture de l’ambassade d’Israël en Inde a explosé hier à New Delhi, faisant quatre blessés dont une diplomate de 42 ans, selon la police indienne qui recherche un homme à moto vu par un témoin en train d’accrocher un engin à l’arrière de la voiture peu avant qu’elle explose. Trois Indiens ont été légèrement blessés dans l’attaque. La diplomate, qui est l’épouse de l’attaché à la Défense, a été hospitalisée et se trouve dans un état critique mais stable, a annoncé l’hôpital Primus de la capitale indienne. La victime, qui était opérée de la colonne vertébrale hier soir, sera rapatriée en Israël dès que possible, a précisé un porte-parole du ministère de la Défense à Jérusalem. La voiture a pris feu dans un quartier très sécurisé à faible distance de l’ambassade d’Israël et de la résidence officielle du Premier ministre, Manmohan Singh. La voiture, qui s’est enflammée en projetant des volutes de fumée noire, selon les images d’un photographe de la chaîne de télévision NDTV, avait des plaques diplomatiques, a précisé un policier sur place, Vinod Tokas.
En Géorgie, la police a désamorcé un engin explosif découvert dans la voiture d’un employé de l’ambassade israélienne à Tbilissi. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur de cette ancienne république soviétique, Chota Outiachvili, un chauffeur de l’ambassade de nationalité géorgienne, a garé la voiture à environ 200 mètres de l’ambassade. « Il a ensuite remarqué cet engin de fabrication artisanale qui avait été attaché au châssis de la voiture et a appelé la police », a-t-il précisé.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a peu après accusé l’Iran d’être à l’origine de ces attaques. « L’Iran, qui est derrière ces attentats, est le plus grand propagateur de terrorisme dans le monde », a ainsi déclaré M. Netanyahu, cité dans un communiqué de son bureau, lors d’une réunion avec des députés de son parti, le Likoud. « Ces derniers mois, nous avons été témoins de plusieurs tentatives d’attentats contre des citoyens israéliens et des juifs dans plusieurs pays, dont l’Azerbaïdjan et la Thaïlande », a-t-il ajouté. « À chaque fois, nous avons réussi à les déjouer avec l’aide des autorités locales. Dans tous ces cas, ceux qui étaient derrière étaient l’Iran, et son vassal, le Hezbollah », a affirmé le Premier ministre israélien.
Aussitôt, l’Iran a démenti toute implication dans ces attentats, rejetant les accusations de M. Netanyahu. « Nous rejetons catégoriquement les accusations du régime sioniste qui font partie d’une guerre de propagande », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, à la chaîne de télévision iranienne en arabe al-Alam.
À Washington, la secrétaire d’État Hillary Clinton a condamné « dans les termes les plus forts » les deux attentats. « Le fléau du terrorisme est un affront à la communauté internationale toute entière », a-t-elle ajouté. Mme Clinton a également indiqué que « les États-Unis accordent la plus haute importance à la sûreté et la sécurité du personnel diplomatique à travers le monde et nous nous tenons prêts à apporter notre aide pour enquêter sur ces actions lâches », avant de souligner que « nos pensées et nos prières vont aux membres du personnel blessé à New Delhi ainsi qu’à leurs familles ».
Ces attentats coïncident avec l’anniversaire de l’assassinat d’un chef militaire du Hezbollah, Imad Moghniyé, imputé à Israël, le 12 février 2008, qui donne régulièrement lieu à des avertissements aux voyageurs israéliens. Le gouvernement indien a donné des consignes pour renforcer la sécurité des ambassades, en particulier d’Israël, des États-Unis et d’autres pays occidentaux, a rapporté l’agence Press Trust of India.


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