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À La Une - L'homme De La Semaine

"Al-Haqed", le rappeur marocain qu'on ne saurait faire taire

Le chanteur est l’un des critiques les plus audacieux de la monarchie.

Al-Haqed, à sa sortie de prison. Chafik Arich/

Mouad Belghouat, surnommé "Al-Haqed", qui veut dire "l’indigné" en arabe, est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20 février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire au Maroc, à l'image de l'Espagne.

Al-Haqed, âgé de 24 ans, avait été arrêté en septembre dernier après s'être battu avec un contre-manifestant, partisan du roi Mohammed VI. Les demandes de libération conditionnelle avec caution présentées par ses avocats ont été rejetées et le procès a été ajourné à six reprises. Al-Haqed a finalement été libéré la semaine dernière sous les vivats d’une foule de supporters venus l’accueillir devant le tribunal de Casablanca.

 

"Il n'y aura aucun retour en arrière. Vive le peuple. Grâce au rap, je suis engagé pour le peuple et pour ses problèmes. Nos revendications sont énormes", a déclaré le chanteur marocain à sa sortie de prison. "Il faut redistribuer les cartes, il y a trop d'injustices. Ils ont amené un nouveau gouvernement, mais les voleurs continuent de bénéficier de l'impunité. Il faut en finir avec toute cette racaille", a-t-il ajouté sur un ton aussi virulent que celui qui caractérise ses chansons.

 

"C'est une victoire qui, pour nous, a un goût doux-amer", a commenté une militante, Maria Karim. "Mouad est un artiste non violent. Il s'agit tout simplement d'une affaire politique", affirme de son côté l'humoriste marocain Ahmed Snoussi (Bziz). Pour ses avocats, cette condamnation était une machination visant à le faire taire.

 

Très écoutées sur les réseaux sociaux, les chansons d'Al-Haqed sont critiques à l'égard de la monarchie marocaine et abordent des thèmes liés aux injustices et aux inégalités sociales. L'un de ses textes les plus connus critique ouvertement le roi et dénonce sa fortune.

 

"Je continuerai à diffuser mon message et à dénoncer la corruption massive au Maroc, a affirmé le rappeur à Reuters. Je ne peux pas me taire".


Mouad Belghouat, surnommé "Al-Haqed", qui veut dire "l’indigné" en arabe, est l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20 février, qui revendique des changements politiques profonds, l'élimination de la corruption et une monarchie parlementaire au Maroc, à l'image de l'Espagne.
Al-Haqed, âgé de 24 ans, avait été arrêté en septembre dernier après s'être battu avec un contre-manifestant, partisan du roi Mohammed VI. Les demandes de libération conditionnelle avec caution présentées par ses avocats ont été rejetées et le procès a été ajourné à six reprises. Al-Haqed a finalement été libéré la semaine dernière sous les vivats d’une foule de supporters venus l’accueillir devant le tribunal de Casablanca.
 
"Il n'y aura aucun retour en arrière. Vive le peuple. Grâce au rap, je suis engagé...
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