Le pays entier a les yeux rivés sur l’Iowa. Mais une poignée d’électeurs seulement va décider : entre 120 000 et 150 000 électeurs républicains de cet État devraient se déplacer pour se prononcer au cours des 1 774 « caucus ». Ces assemblées d’électeurs ressemblent à des réunions de quartier au cours desquelles chacun à le droit de se prononcer. Au cours du « caucus », les candidats eux-mêmes peuvent venir s’adresser aux électeurs ou bien se faire représenter par des partisans, simples volontaires ou élus locaux. Selon un sondage du Des Moines Register publié samedi, Mitt Romney conserve son statut de favori d’une courte tête avec 24 % des intentions de vote. Mais toujours selon ce sondage, 41 % des personnes interrogées disent qu’elles pourraient changer d’avis, signe de l’extrême indécision qui règne dans le camp républicain.
Depuis plusieurs jours, la campagne s’est intensifiée, avec des candidats omniprésents organisant des rencontres traditionnelles « meet and greet » pour tenter de convaincre les indécis. Hôtels, cafés, restaurants, bibliothèques et même musées, tout lieu public est bon pour permettre aux candidats d’exprimer leur derniers arguments. Une victoire dans l’Iowa ne garantit pas la nomination, mais elle décuple les chances du candidat. Un échec peut s’avérer rédhibitoire.
Après l’Iowa et le New Hampshire le 10 janvier, une primaire se tiendra en Caroline du Sud le 21 janvier puis en Floride le 31 janvier. Le 6 mars, une dizaine d’États se prononceront lors d’une journée appelée « supermardi ». Des primaires et « caucus » se tiendront jusqu’à l’été, même si le nom du vainqueur risque d’être connu avant. Mais c’est à la convention nationale du Parti républicain à Tampa en Floride, du 27 au 30 août, que sera formellement désigné le rival de Barack Obama à l’élection du 6 novembre.
(Source : AFP)


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