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À La Une - Pétrole

L’Iran menace de fermer le détroit d’Ormuz en cas de nouvelles sanctions

"Israël a des réponses au problème iranien", affirme Pérès.

Photo AFP

Le détroit d'Ormuz, par où passe 40% du trafic maritime pétrolier mondial, sera fermé au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes, a prévenu un haut responsable iranien cité mardi par l'agence officielle Irna.

 

"Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d'Ormuz", a prévenu le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. "Nous n'avons aucune envie d'hostilités ou de violence (... mais) les ennemis renonceront à leurs complots seulement le jour où nous les remettrons à leur place", a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis et certains pays européens envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé.

 

Cette déclaration intervient alors que la marine iranienne a entamé samedi dix jours de manœuvres militaires navales autour du détroit d'Ormuz. Les forces navales ont été déployées à l'est du détroit d'Ormuz, dans la mer d'Oman et dans le Golfe d'Aden, ainsi que dans l'océan Indien.

Selon le porte-parole des manœuvres, des opérations pour lancer des mines antinavires et anti sous-marins ont été menées mardi matin.

 

Des rumeurs sur la possibilité d'un tel exercice avaient provoqué une brève flambée des cours du brut début décembre, alors que les tensions restent vives entre l'Iran d'une part, et les Etats-Unis et leurs alliés, notamment les monarchies arabes du Golfe, de l'autre.

Les Etats-Unis maintiennent eux-mêmes dans le Golfe une présence navale puissante, la Ve flotte, basée à Bahreïn.

 

Ces manœuvres ne prévoient pas la fermeture du détroit d'Ormuz, qui relie le Golfe à la mer d'Oman, avait précisé jeudi l'amiral Habibollah Sayyari, commandant de la marine, tout en réaffirmant que les forces iraniennes contrôlaient le détroit et pourrait le fermer si elles en recevaient l'ordre.

 

 

Parallèlement, à Jérusalem, le président israélien Shimon Pérès a affirmé mardi qu'Israël avait des "réponses" à la menace nucléaire iranienne, tout en réaffirmant qu'elle représentait un "problème pour le monde entier" et pas seulement pour l'Etat hébreu.

 

"Israël a des réponses au problème iranien. Mais c'est la responsabilité du monde entier de le résoudre. Cela ne saurait être transformé en monopole israélien", a estimé M. Pérès lors de la conférence annuelle des ambassadeurs israéliens.Dans son adresse, le président a souligné que la doctrine dite d'"ambiguïté délibérée" d'Israël en matière nucléaire constituait un moyen de dissuasion "efficace" contre Téhéran.

Cette doctrine consiste pour Israël, qui n'a pas signé le traité de non-prolifération nucléaire (TNP), à ne jamais confirmer ni démentir disposer d'un arsenal nucléaire.

Selon des experts étrangers, l'Etat hébreu compterait de 200 à 300 ogives nucléaires conçues notamment grâce à un réacteur situé à Dimona, dans le désert du Néguev (sud d'Israël). Israël affirme que le site de Dimona, qui remonte à plus de 40 ans, est un centre de recherches.

 

"Israël a des capacités de dissuasion, réelles ou non. Personne ne sait exactement ce qu'il y a à Dimona, mais je dois dire que les fantasmes et les soupçons des pays du Moyen-Orient à ce propos sont particulièrement efficaces pour la dissuasion israélienne", a analysé M. Pérès."La décision d'Israël a été assez avisée de maintenir une politique d'ambiguïté pendant toutes ces années", a-t-il ajouté.

 

Le président Pérès, comme d'autres dirigeants israéliens, a laissé entendre récemment qu'Israël n'excluait pas l'option militaire contre l'Iran.

 

 

 

 

 

Le détroit d'Ormuz, par où passe 40% du trafic maritime pétrolier mondial, sera fermé au transit de pétrole en cas de sanctions contre les exportations pétrolières iraniennes, a prévenu un haut responsable iranien cité mardi par l'agence officielle Irna.
 
"Si on devait adopter des sanctions contre (les exportations) de pétrole iranien, aucune goutte de pétrole ne transitera par le détroit d'Ormuz", a prévenu le premier vice-président iranien, Mohammad Reza Rahimi. "Nous n'avons aucune envie d'hostilités ou de violence (... mais) les ennemis renonceront à leurs complots seulement le jour où nous les remettrons à leur place", a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis et certains pays européens envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé.
 
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