Des militants pro-démocratie manifestent à Damas contre le régime.
Dans une nouvelle démonstration de force, l'armée syrienne a procédé mardi à de nouvelles manoeuvres militaires pour se préparer à toute agression. "L'armée de l'air et la défense aérienne ont mené des manoeuvres à balles réelles (...) afin de tester la capacité de combat des forces aériennes et de tester leur préparation en réponse à toute agression qui viserait le sol de la patrie et son espace aérien", a précisé la Sana, ajoutant que la marine effectuait des exercices similaires.
La Syrie avait déjà mené début décembre des manoeuvres militaires au cours desquelles des roquettes et des chars avaient été testés "dans le cadre du plan d'entraînement de 2011". Ces manoeuvres ont été qualifiées de "routinières" par Damas.
Parallèllement, la Ligue arabe a annoncé aujourd'hui l'envoi d'observateurs jeudi à Damas. "Une équipe dirigée par Samir Seif al-Yazal (assistant du secrétaire général, NDLR) se rendra à Damas jeudi", a déclaré au Caire Ahmed Ben Helli, le N.2 de l'institution panarabe.
L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a appelé Damas à garantir "un accès total aux observateurs", alors que le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem avait expliqué lundi qu'ils pourraient "accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles".
Dans le même temps, à Riyad, le Conseil de coopération de Golfe (CCG) qui regroupe les six monarchies de la péninsule arabique a exhorté Damas à mettre fin à la répression. "Le CCG demande au gouvernement syrien un arrêt immédiat de la machine à tuer, l'arrêt de l'effusion de sang (...) la libération des détenus, comme premier pas pour entamer l'application du protocole" sur l'envoi d'observateurs, a affirmé le groupement régional à l'issue de son sommet à Riyad.
Alors que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad n'a signé lundi au Caire qu'un des protocoles de la Ligue arabe stipulant la venue d'observateurs, le CCG a en outre appelé Damas à "appliquer toutes les clauses de l'initiative arabe". Ce plan prévoit également l'arrêt de la répression, la libération de personnes emprisonnées à l'occasion des manifestations et le retrait de l'armée des villes.
"Nous avons entendu dire que la Syrie a accepté le protocole (d'envoi des observateurs) mais pas l'initiative arabe. Le protocole fait partie intégrante de l'initiative arabe, qui est indivisible", a souligné le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud el-Fayçal.
Sur le terrain, la répression devient de plus en plus sanglante, faisant au moins 49 morts parmi les civils.
37 civils ont été tués dans la province d'Idleb (nord-ouest) et 12 autres à Homs (centre), haut-lieu de la contestation contre le régime, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) basé au Royaume-Uni.
L'organisation a ajouté qu'une quarantaine de civils avaient également été touchée à Idleb, certains tués, d'autres blessés, sans toutefois fournir de bilan précis sur ces victimes.
Selon une estimation de l'ONU, la répression a fait depuis la mi-mars plus de 5 000 morts en Syrie, où la révolte populaire est en train de se transformer en conflit armé, avec des affrontements entre soldats de l'armée régulière et déserteurs.
Ces combats se sont faits plus sanglants avec une centaine de morts et de blessés mardi parmi les militaires dissidents dans la province d'Idleb, proche de la frontière turque, selon l'OSDH.
Selon cette organisation, "après des affrontements qui se sont déroulés ce matin avec l'armée régulière, une centaine de déserteurs ont été encerclés puis tués ou blessés entre les villages de Kafroueid et al-Fatira" dans la région de Jabal al-Zaouia, à plus de 330 km au nord de Damas.
La veille déjà, plus de 60 déserteurs avaient péri en tentant de fuir dans cette province, selon cette même organisation.
Par ailleurs, mardi, "des dizaines de civils, dont de nombreux militants, sont encerclés par l'armée à Kafroueid", a affirmé l'OSDH.
L'OSDH en a appelé au secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi pour "intervenir immédiatement afin d'arrêter un éventuel massacre".
Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité de l'opposition syrienne, avait souhaité lundi l'intervention de forces arabes de dissuasion si la répression se poursuivait.
L'assemblée générale de l'ONU a adopté lundi une résolution condamnant la situation des droits de l'Homme en Syrie et les 15 pays du Conseil de sécurité ont entamé des négociations sur un projet de résolution proposé par la Russie, qui condamne les violences "commises par toutes les parties".
Parallèllement, la Ligue arabe a annoncé aujourd'hui l'envoi d'observateurs...



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Xtian wake up on est plus en 1967, beaucoup d'eau a coulé sous le Litani. Il y a nouvelle donne, désolé de t'annoncer qu'israel est dans la merde jusqu'au cou en 2012, 2006 un petit aperçu, sinon il ya bien longtemps qu'ils auraient attaqué, qui au fait, l'Iran , la Syrie ou le hezb vaiqueur en 2006.?
16 h 46, le 21 décembre 2011