A Ryad, le ministre du Renseignement iranien Heydar Moslehi a évoqué les "questions de sécurité" avec les dirigeants saoudiens./
Le ministre iranien du Renseignement Heydar Moslehi s'est rendu hier en Arabie saoudite pour "lever les ambiguïtés" et évoquer les "questions de sécurité" avec les dirigeants saoudiens, a indiqué mardi le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast.
M. Moslehi a rencontré à Ryad le prince héritier saoudien Nayef Ben Abdel Aziz, qui est également ministre de l'Intérieur, ainsi que le chef des services secrets saoudiens Mogran Ben Abdel Aziz, selon l'agence officielle saoudienne Mehr. M. Mehmanparast n'a pas donné d'autre détail.
La visite de M. Moslehi à Ryad est la première d'un haut responsable iranien depuis la forte détérioration des relations entre les deux pays qui a suivi l'intervention en mars de l'armée saoudienne à Bahreïn pour y soutenir la dynastie sunnite face à la contestation de la population à majorité chiite. L'Iran, dont la population est également à majorité chiite, a violemment condamné cette intervention, s'attirant en retour l'accusation "d'ingérence" par les monarchies arabes du Golfe qui l'ont accusé de chercher à déstabiliser la région.
La crise entre Téhéran et Ryad a été aggravée par la découverte en octobre d'un complot présumé visant à assassiner l'ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, attribué par Washington à Téhéran, puis par les troubles qui ont récemment secoué l'est de l'Arabie saoudite à majorité chiite. Fin novembre, un important religieux conservateur iranien, l'ayatollah Ahmad Janati, a affirmé que la dynastie des Al-Saoud devrait quitter le pouvoir.
L'Arabie saoudite s'oppose aussi à l'Iran sur la politique de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et s'inquiète du programme nucléaire iranien.
Le prince saoudien Turki al-Fayçal, influent membre de la famille régnante, a évoqué la semaine dernière la possibilité que Ryad se dote de l'arme nucléaire pour répondre au projet identique que l'Iran est soupçonné de nourrir en dépit de ses démentis répétés.
M. Moslehi a rencontré à Ryad le prince héritier saoudien Nayef Ben Abdel Aziz, qui est également ministre de l'Intérieur, ainsi que le chef des services secrets saoudiens Mogran Ben Abdel Aziz, selon l'agence officielle saoudienne Mehr. M. Mehmanparast n'a pas donné d'autre détail.
La visite de M. Moslehi à Ryad est la première d'un haut responsable iranien depuis la forte détérioration des relations entre les deux pays qui a suivi l'intervention en mars de l'armée saoudienne à Bahreïn pour y soutenir la dynastie sunnite face à la...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il paraît que, après avoir essayé de se cacher derrière des excuses de la langue pour que, soi-disant, je ne les prenne au mauvais sens comme à ma supposée habitude, et puisque on se voit coincé et on ne peut pas nier les vérités exposées, on préfère garder le silence. Cela suffit à valider mon dire de : Les deux faces d'une même monnaie ! Anastase Tsiris
13 h 50, le 14 décembre 2011