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À La Une - Crise

Le gouvernement koweitien démissionne après une réunion d’urgence

L’opposition maintient l’appel à une manifestation contre la corruption dans les cercles du pouvoir.

Dimanche, l’opposition koweïtienne a organisé une manifestation anti-gouvernementale devant le Palais de justice et a réclamé la libération des militants arrêtés par les forces de sécurité pour avoir occupé le parlement. Yasser el-Zayyat/AFP.

Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l'opposition pour une affaire de corruption, a présenté lundi sa démission peu avant une manifestation anti-gouvernementale.

 

"Le gouvernement a présenté sa démission, laquelle a été acceptée par l'émir", cheikh Sabah el-Ahmad el-Sabah, a déclaré le député de l'opposition islamiste Khaled el-Sultan aux journalistes à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. "Nous attendons la nomination d'un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous", ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan.

Le président du Parlement, Jassem el-Khorafi, s'est abstenu de tout commentaire sur la démission du cabinet, indiquant qu'il revenait au gouvernement d'en faire l'annonce. Il a toutefois affirmé ne pas être au courant d'une dissolution du Parlement.

 

Ces développements sont intervenus après une réunion d'urgence du Conseil des ministres, présidée par l'émir et consacrée à la crise dans le pays.

 

La situation s'est tendue dans ce riche émirat pétrolier, membre de l'OPEP, lorsque des députés de l'opposition ont demandé à interroger le Premier ministre sur des allégations de corruption puis lancé une campagne pour réclamer sa démission et la dissolution du Parlement à la suite d'un scandale de corruption impliquant une quinzaine de députés.

L’opposition accuse également cheikh Nasser, un membre éminent de la famille régnante des Al-Sabah, d'avoir transféré des millions de dollars de fonds publics sur ses comptes bancaires à l'étranger. Le gouvernement a catégoriquement nié ces accusations.

Cheikh Nasser, 71 ans, un neveu de l'émir, a été nommé à la tête du gouvernement en février 2006 et depuis il a démissionné six fois sur fond de conflit avec le Parlement. La Chambre a été également dissoute à trois reprises dans ce pays frappé par des crises politiques à répétition.

 

Par ailleurs, l’opposition a dénoncé les arrestations et les mesures prises à l'encontre de militants.

Dimanche, le procureur général a prolongé de trois semaines la garde à vue de 24 opposants, accusés d'avoir attaqué le siège du Parlement le 16 novembre, et dont une vingtaine est en grève de la faim depuis vendredi. Sept militants ont cependant été libérés sous caution, selon leur avocat Humaidi el-Subaie.

Des centaines de militants avaient participé à cette prise d'assaut du parlement, après des affrontements avec la police anti-émeutes intervenue pour disperser une importante manifestation. L'émir avait qualifié la prise d'assaut de "journée noire".

Parmi les militants placés en garde à vue figurent des chefs de petites formations de jeunes appelant à une monarchie constitutionnelle, ainsi que des universitaires, des médecins, des écrivains et plusieurs députés de l'opposition qui ont envahi le siège du Parlement.

 

Malgré l’annonce de la démission du gouvernement, l’appel à manifester contre la corruption dans les cercles du pouvoir et la gestion passée du Premier ministre, cheikh Nasser Mohammed el-Ahmad el-Sabah, a été maintenu.

Toutes les composantes de l'opposition -libéraux, islamistes et nationalistes-, une vingtaine de groupes d'étudiants et de jeunes et pour la première fois des chefs tribaux ont appelé à participer à la manifestation de lundi.

Le gouvernement koweïtien, dont le limogeage était réclamé par l'opposition pour une affaire de corruption, a présenté lundi sa démission peu avant une manifestation anti-gouvernementale.
 
"Le gouvernement a présenté sa démission, laquelle a été acceptée par l'émir", cheikh Sabah el-Ahmad el-Sabah, a déclaré le député de l'opposition islamiste Khaled el-Sultan aux journalistes à sa sortie du Parlement. La démission a été confirmée par la télévision publique. "Nous attendons la nomination d'un nouveau Premier ministre avant que le Parlement ne soit dissous", ce qui ouvrira la voie à des élections anticipées, a ajouté M. Sultan.
Le président du Parlement, Jassem el-Khorafi, s'est abstenu de tout commentaire sur la démission du cabinet, indiquant qu'il revenait au gouvernement d'en faire l'annonce. Il a...
commentaires (1)

Oh!Incroyable!Pour les raisons que vous pouvez deviner,cet "état" ayant entraîné,sur ordre,la première guerre du Golfe,pour avoir refusé de payer son dû à Saddam Hussein,bouclier à l'époque des monarchies et du monde libre contre l'Iran(avec humour)....eh bien cet "état" est en train de se désagréger...tu es sable et tu retourneras au sable...tu es création des pétroliers anglais....

GEDEON Christian

11 h 26, le 28 novembre 2011

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Commentaires (1)

  • Oh!Incroyable!Pour les raisons que vous pouvez deviner,cet "état" ayant entraîné,sur ordre,la première guerre du Golfe,pour avoir refusé de payer son dû à Saddam Hussein,bouclier à l'époque des monarchies et du monde libre contre l'Iran(avec humour)....eh bien cet "état" est en train de se désagréger...tu es sable et tu retourneras au sable...tu es création des pétroliers anglais....

    GEDEON Christian

    11 h 26, le 28 novembre 2011

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