Une Egyptienne voilée exhibe son pouce encré, après avoir voté au Caire, dans le cadre des premières législatives de l'ère post-Moubarak. Mahmud Hams/AFP
Les Egyptiens ont participé lundi en masse aux premières élections depuis la chute de Hosni Moubarak, un scrutin où le score des islamistes est l'un des principaux enjeux et dont la première journée s'est déroulée dans le calme en dépit des tensions politiques.
La Haute commission électorale a affirmé que les législatives avaient connu une participation plus importante que prévu et décidé de prolonger de deux heures les opérations de vote. Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 08H00 (06H00 GMT), ont fermé à 21H00 (19H00 GMT), selon les médias officiels. "Nous avons été surpris par le nombre d'électeurs qui ont participé, qui est plus important que prévu", a déclaré le chef de la Haute commission électorale, le juge Abdel Moez Ibrahim lors d'une conférence de presse au Caire. "Il n'y a pas eu de problème de sécurité jusqu'à présent Dieu merci. C'était pourtant notre principale préoccupation", a-t-il ajouté, alors que les bureaux de vote seront encore ouverts mardi.
De longues files se sont formées dès les premières heures du matin pour voter en particulier au Caire et à Alexandrie, deuxième ville du pays, pour le premier tour de ce scrutin législatif étalé sur près de quatre mois. Des officiers de l'armée et de la police étaient discrètement déployés autour des bureaux de vote. Dans certains quartiers, des "comités populaires" ont été formés pour prévenir les violences.
"Je vote pour l'avenir de l'Egypte. Ce sont les premières élections libres de mon pays", affirme à l'AFP Youssouf un informaticien de 25 ans devant un bureau de vote à Alexandrie. "Pendant trente ans nous sommes restés silencieux, maintenant c'est fini", souligne de son côté Samira, 65 ans, devant un bureau à Zamalek, le quartier huppé de la capitale.
De nombreux électeurs se félicitaient de pouvoir déposer un bulletin qui compte, après des décennies d'élections acquises d'avance au parti de M. Moubarak, régulièrement accusé de fraudes massives. Lors des législatives de 2010, "personne n'a voté parce qu'il n'y avait qu'un seul parti", renchérit à l'AFP Amine, un médecin de 55 ans devant un bureau de vote à Alexandrie, en référence au Parti national démocrate (PND) de Moubarak.
A l'attention des illettrés -près de 40% de la population-, chaque parti ou candidat indépendant est identifié par un emblème -la balance de la justice pour le parti des Frères musulmans, un ballon de football, une pyramide...- ou des symboles plus surprenants comme une brosse à dents ou un mixeur.
Sur la place Tahrir au Caire, épicentre de la mobilisation, une partie des manifestants affirmaient lundi ne pas croire au pouvoir des urnes pour obtenir le départ des militaires au pouvoir.
"Ce qu'on demande ici à Tahrir, c'est la chute du maréchal Tantaoui (le chef du pouvoir militaire), donc évidemment je ne participerai pas aux élections qu'il organise", a affirmé Omar Hatem, étudiant de 22 ans.
Le maréchal Hussein Tantaoui, chef d'Etat de fait conspué depuis plus d'une semaine par des milliers de manifestants, avait appelé dimanche les Egyptiens à voter massivement "afin de faire émerger un Parlement équilibré qui représente toutes les tendances".
Le mouvement des Frères musulmans, la force politique la mieux structurée du pays mais longtemps confinée dans l'illégalité, a formé un parti, "Liberté et Justice", pour se présenter à ce scrutin dont il compte sortir grand vainqueur. Les Frères musulmans ont face à eux des dizaines de partis salafistes (fondamentalistes musulmans), libéraux ou de gauche, le plus souvent récents et encore mal implantés. De nombreux élus de l'ancien parti de M. Moubarak, aujourd'hui interdit, tentent également leur chance comme indépendants ou sous des bannières politiques nouvelles.
Après les élections en Tunisie et au Maroc, l'Egypte est le troisième pays à connaître une élection majeure dans une région bouleversée par le "Printemps arabe".
"Le commencement", titrait le quotidien gouvernemental Al Ahram. "Malgré le débat sur les élections et leur utilité en raison de la polarisation politique et de l'insécurité, il semble que, pour ces mêmes raisons, elles soient un choix pour sortir de la crise", écrit le journal.

Des Egyptiennes font la queue devant un bureau de vote
au Caire, au premier jour des premières législatives de
l'ère post-Moubarak. Ahmed Jadallah/Reuters
Le vote de lundi concerne un tiers des gouvernorats en Egypte -soit 17,5 millions sur quelque 40 millions d'électeurs potentiels-, notamment Le Caire, Alexandrie, deuxième ville du pays, et Louxor en Haute-Egypte. Chaque tour de scrutin se déroulant sur deux jours, les bureaux seront encore ouverts mardi.
Le système électoral complexe prévoit un découpage en trois régions du pays, qui avec plus de 80 millions d'habitants est le plus peuplé du monde arabe.
Le vote pour l'Assemblée du peuple (chambre des députés) se déroulera jusqu'au 11 janvier et les résultats complets seront connus deux jours plus tard. Se déroulera ensuite du 29 janvier au 11 mars l'élection de la Choura, la chambre haute consultative.
Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution, une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise après le soulèvement populaire ayant conduit à la chute d'Hosni Moubarak. Les prérogatives de ce Parlement font l'objet d'un bras de fer entre le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige actuellement le pays, les Frères musulmans, et des personnalités-clés de la scène politique notamment l'opposant Mohamed ElBaradei, qui se prévaut du soutien des manifestants de la place Tahrir hostiles aux militaires.
Sept ONG étrangères, dont le Centre Carter de l'ex-président américain Jimmy Carter, surveillent ces législatives.
Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger une nouvelle Constitution, une étape décisive dans la transition du pays vers la démocratie promise.
Ces élections doivent être suivies avant la fin juin 2012 par une présidentielle, à l'issue de laquelle le pouvoir militaire a promis de rendre le pouvoir aux civils.
La Haute commission électorale a affirmé que les législatives avaient connu une participation plus importante que prévu et décidé de prolonger de deux heures les opérations de vote. Les bureaux de vote, qui ont ouvert à 08H00 (06H00 GMT), ont fermé à 21H00 (19H00 GMT), selon les médias officiels. "Nous avons été surpris par le nombre d'électeurs qui ont participé, qui est plus important que prévu", a déclaré le chef de la Haute commission électorale, le juge Abdel Moez Ibrahim lors d'une conférence de presse au Caire. "Il n'y a pas eu de problème de...






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- - @ Monsieur ou Madame Vicken Garabedian . Désolé , mais je ne sais pas si le prénom Vicken est un prénom masculin ou féminin , d'où le Mr ou Mme ;;; Je ne vous répond que sur ce que vous prétendez avoir vu sur ma page facebook , où vous dites que je suis en smoking et gilet blanc ! Je pense que vous devez faire erreur , vous avez dû visiter une autre page que la mienne ! il n'y a pas de photos de moi en smoking et gilet blanc , bien que je pense que c'est le summum de l'élégance , surtout en été sur la côte d'Azur ou ailleurs , avec un parterre élégant of course ... Et puisque vous êtes curieux , et comme je n'ai rien à cacher , cliquez sur André Jabbour , andré avec l'accent SVP .. pour mieux vous informer sur moi ,,, ///
13 h 37, le 28 novembre 2011