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À La Une - Insécurité

Les enquêteurs découvrent d’importants indices sur les assassinats en série

Les assassinats en série de conducteurs se poursuivent. Créer la confusion sur la scène locale et plus précisément chrétienne pourrait bien être l’objectif recherché.

Deux hommes, Ramez Nachar, 52 ans, et Chaker Abdel Nour, 48 ans, avaient été découverts sous les ponts de Sin el-Fil et d’Antélias (photo). Ils avaient été tués, chacun d’une balle dans la tête.Photo d’archives

Des corps sans vie découverts sous des ponts. Ces découvertes macabres n’ont, semble-t-il, plus rien d’exceptionnel. Durant le week-end dernier, le cadavre sans vie d’Hagop Keryacoubian, un chauffeur de taxi d’une cinquantaine d’années, atteint d’une balle à la tête, a été retrouvé à Bauchrieh. Le même jour, un soldat de l’armée d’une trentaine d’années, Z. Dib, a été retrouvé mort à Sin el-Fil.
Le même scénario s’était déjà déroulé en octobre dernier. Deux hommes, Ramez Nachar, 52 ans, et Chaker Abdel Nour, 48 ans, lui aussi chauffeur de taxi, avaient été découverts sous les ponts de Sin el-Fil et d’Antélias. Ils avaient été tués, chacun d’une balle dans la tête. La similitude dans les scénarios est étonnante, les victimes se sont toutes fait voler leurs voitures avant d’être tuées. Elles auraient toutes été assassinées de la même manière. Il est donc légitime de se demander ce qui se passe sur le plan sécuritaire, alors que, comble du paradoxe et de l’ironie, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, affirmait hier que « la situation sécuritaire est excellente ».

Faire peur aux chrétiens...
Une source digne de foi a indiqué, hier, à L’Orient-Le Jour que « deux scénarios sont envisagés ». La thèse la plus probable serait que ces crimes soient exécutés « selon un plan bien établi », dans l’objectif « de créer la confusion sur la scène locale et plus précisément sur la scène chrétienne, au niveau sécuritaire ». Comme d’ailleurs l’aurait été l’affaire de l’enlèvement des sept touristes estoniens. Qui auraient été pris pour des ressortissants français. Et ce « pour faire peur aux chrétiens et leur prouver qu’ils ne sont pas en sécurité ».
Visiblement, ces crimes en série sont tous liés. « Les criminels sont les mêmes », affirme la source. Elle ne peut d’ailleurs s’empêcher d’établir « un parallèle entre ces crimes et l’affaire des saccages de sanctuaires chrétiens sur les routes, l’été dernier, dans la Békaa, à Badaro ou ailleurs ». « Une affaire à laquelle les services de sécurité ont mis fin », tient à préciser la source. « Nous sommes d’ailleurs certains qu’ils réussiront également à mettre un terme à ces crimes, à identifier et démanteler la cellule criminelle », poursuit-elle, rassurante. Elle assure à ce niveau que « les services sécuritaires détiennent d’importants indices » et travaillent « en étroite collaboration » avec le ministre de l’Intérieur. « Ils ont la capacité de mener à bien leur mission », affirme la source.
Quant au second scénario envisagé, il serait moins probable, sans toutefois être totalement éliminé. « Le criminel pourrait être un tueur en série, fou ou désaxé », note la source.

Le parquet et « les pressions » dans l’affaire des frères Jassem
Ces crimes en série coïncident avec la dégradation de la situation sécuritaire en Syrie. Mais aussi avec les informations révélées par le directeur de l’Institut libanais pour la démocratie et les droits de l’homme, Nabil Halabi, faisant part du décès, sous la torture, dans une prison syrienne, de l’opposant syrien Jassem Merhi Jassem. La victime ainsi que ses frères, qui avaient trouvé refuge au Liban, « ont été arrêtés et enlevés par les services de l’ambassade de Syrie au Liban », certifie la source sécuritaire. « Les frères Jassem sont certainement emprisonnés en Syrie », affirme-t-elle encore, tout en condamnant la mort de Jassem Jassem. Une mort qui aurait pu être évitée si le Liban avait pris les mesures nécessaires pour le protéger, ainsi que ses frères. « Mais le parquet, ayant fait l’objet de pressions, n’a pas suivi le dossier et a laissé faire »,
déplore-t-elle, confirmant ainsi les accusations lancées par l’opposition.
Des corps sans vie découverts sous des ponts. Ces découvertes macabres n’ont, semble-t-il, plus rien d’exceptionnel. Durant le week-end dernier, le cadavre sans vie d’Hagop Keryacoubian, un chauffeur de taxi d’une cinquantaine d’années, atteint d’une balle à la tête, a été retrouvé à Bauchrieh. Le même jour, un soldat de l’armée d’une trentaine d’années, Z. Dib, a été retrouvé mort à Sin el-Fil.Le même scénario s’était déjà déroulé en octobre dernier. Deux hommes, Ramez Nachar, 52 ans, et Chaker Abdel Nour, 48 ans, lui aussi chauffeur de taxi, avaient été découverts sous les ponts de Sin el-Fil et d’Antélias. Ils avaient été tués, chacun d’une balle dans la tête. La similitude dans les scénarios est étonnante, les victimes se sont toutes fait voler leurs voitures avant d’être...
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