Des hélicoptères survolaient la favela de Rocinha pendant l’opération "Choc de paix" pour appuyer des blindés de la Marine et les forces d'élite de la police. Sergio Moraes /
Les favelas de Rocinha et de Vidigal "sont sous notre contrôle. Il n'y a eu aucun incident, et pas un seul coup de feu tiré", a dit le chef d’État-major de la police militaire, le colonel Alberto Pinheiro Neto, lors d'une conférence de presse. "Les communautés de Rocinha et Vidigal sont sous notre contrôle depuis 06H00 (08H00 GMT)", a-t-il ajouté.
L'opération "Choc de paix" avait commencé deux heures plus tôt. Survolées par des hélicoptères volant en rase-motte et appuyées par des blindés de la Marine, les forces d'élite de la police sont entrées vers 04H10 (06H10 GMT) dans les rues de la Rocinha, un bidonville de 120.000 habitants situé sur une colline au cœur des quartiers riches de la ville.
Dans les ruelles étroites et escarpées de la favela, des femmes pleuraient, et des habitants avaient déployés des draps blancs à leurs fenêtres en signe de paix. De rares habitants observaient derrière leurs fenêtres la progression des policiers. "L'arrivée de l'UPP (unité de police pacificatrice) va être positive pour mettre fin au narcotrafic. Que mes enfants n'aient aucun contact avec le trafic, c'est formidable", a dit à l'AFP Carlos Alberto, un habitant de 51 ans.
L'opération, la plus importante jamais montée à Rio, mobilise plus de 2.000 policiers et militaires dont 200 fusiliers-marins et des centaines de policiers du Bope et des forces de choc, appuyés par dix-huit transports de troupes blindés de la marine et des hélicoptères.
Selon les autorités, environ 200 trafiquants de drogue fortement armés se trouvaient à l'intérieur de la Rocinha en dépit de l'arrestation dans la nuit de mercredi à jeudi du trafiquant de drogue le plus recherché de Rio, Antonio Francisco Bomfim Lopes, alias "Nem", qui tentait de fuir caché dans le coffre d'une voiture.
En signe de victoire, les forces de sécurité ont hissé un grand drapeau brésilien au point le plus élevé de Vidigal.
Les accès aux deux favelas, fermés dans la nuit, ont été rouverts en début de matinée et les transports de troupes commençaient à se retirer. Toutefois, l'espace aérien restait interdit jusqu'à lundi.
Les autorités ont lancé depuis 2008 de vastes opérations pour pacifier les quartiers pauvres de Rio contrôlés par les narcotrafiquants et les milices paramilitaires avant les compétitions sportives du Mondial 2014 de football et des jeux Olympiques de 2016.
La Rocinha est la 19ème favela à être reprise aux narcotrafiquants qui y font la loi depuis trente ans. Les quartiers proches du mythique stade du Maracana ont été occupés il y a quelques mois.
Il y a un an, fin novembre 2010, plusieurs centaines de parachutistes et policiers d'élite avaient conquis le principal bastion des trafiquants de drogue, le "Complexo do Alemao", sans coup férir et en moins de deux heures, après une semaine de violences urbaines qui avaient fait 35 morts.
"On espère que la pacification va aussi apporter le traitement de l'eau, l'éducation, la santé. Il y a ici des gens vivant au-milieu des cafards, faisant leurs besoins dans un seau, la pacification doit s'occuper de ces gens en priorité", a dit Raimundo Benicio de Sousa, connu comme "Lima", un leader communautaire de 56 ans. "J'espère qu'une fois passée la Coupe du monde, on ne nous oubliera pas", a-t-il ajouté.
Les favelas de Rocinha et de Vidigal "sont sous notre contrôle. Il n'y a eu aucun incident, et pas un seul coup de feu tiré", a dit le chef d’État-major de la police militaire, le colonel Alberto Pinheiro Neto, lors d'une conférence de presse. "Les communautés de Rocinha et Vidigal sont sous notre contrôle depuis 06H00 (08H00 GMT)", a-t-il ajouté.
L'opération "Choc de paix" avait commencé deux heures plus tôt. Survolées par des hélicoptères volant en rase-motte et appuyées par des blindés de la Marine, les forces d'élite de la police sont entrées vers 04H10 (06H10 GMT) dans les rues de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ce sont les quartiers les plus pauvres et les plus déshérités de Rio. La pègre que côtoient les quartiers fameux de la ville. Un jour, en allant à mes bureaux au cinquième étage d'un bâtiment lux, je n'ai plus de bureaux actuellement au Brésil, j'ai été stoppé par les policiers qui m'interdisaint de monter, car des voleurs dévalisaient les bureaux du quatrième étage. Quand j'ai pu y monter enfin, j'ai su que les : HAMIYA KANOU HRAMIA... Anastase Tsiris
08 h 41, le 13 novembre 2011