"Les services de renseignements des divers pays qui surveillent (l'Iran) s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que l'Iran est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé Shimon Peres. ANdreas Lazarou/AFP
Le président israélien Shimon Peres a averti samedi qu'une attaque était "de plus en plus vraisemblable" contre l'Iran.
"Les services de renseignements des divers pays qui surveillent (l'Iran) s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que l'Iran est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé M. Peres à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. "Il faut se tourner vers ces pays pour qu'ils remplissent leurs engagements (...) Ce qui doit être fait, et il y a une longue liste d'options", a-t-il encore dit.
M. Peres a tenu ces propos alors que l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) doit publier le 8 novembre un rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, que les experts israéliens jugent "alarmant".
Lors d'une autre interview dimanche matin à la radio publique, M. Peres a affirmé que, selon les "signes avant-coureurs, l'Agence a en main des preuves que les Iraniens malgré leur dénégations vont bien produire un armement nucléaire". "Jusqu'à présent, l'Agence avait accordé le bénéfice du doute à l'Iran. Ce rapport, s'il est publié, va lever le doute", a ajouté le président en préconisant un durcissement des sanctions "économiques et pétrolières" contre Téhéran.
L'hypothèse d'une frappe préventive d'Israël contre les installations nucléaires de l'Iran a repris corps ces derniers jours, à la faveur de fuites organisées vers les médias d'un débat qui divise les membres du cabinet de Benjamin Netanyahu.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a démenti lundi dernier des informations selon lesquelles il aurait d'ores et déjà décidé avec M. Netanyahu d'attaquer l'Iran. Mais, il a ensuite ajouté qu'"il peut se créer des situations au Moyen-Orient dans lesquelles Israël devra défendre ses intérêts vitaux de façon indépendante, sans avoir à s'appuyer sur d'autres forces régionales ou autres".
Selon Haaretz, la majorité des 15 membres du cabinet israélien de sécurité est pour l'heure opposée à une attaque contre l'Iran. Seule cette instance peut arrêter une décision aussi grave. De nombreux responsables israéliens soulignent qu'Israël n'est pas en mesure de lancer une telle opération sans la coordonner préalablement avec les Etats-Unis et sans le feu vert de ces derniers.
Haaretz a indiqué dans son édition de dimanche en citant des responsables américains que lors de la dernière visite en Israël le 3 octobre du Secrétaire d'Etat américain à la Défense Leon Panetta, MM. Netanyahu et Barak s'étaient contentés de répondre "en termes vagues" lorsque ce dernier leur a demandé de s'engager à coordonner avec Washington toute action contre l'Iran.
L'opinion israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans (41%) et opposants (39%) d'une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, selon un sondage.
En attendant une éventuelle décision, Israël a procédé jeudi à un vaste exercice de défense passive simulant une attaque de missiles dans la région de Tel-Aviv, et a tiré mercredi avec succès un missile balistique doté d'un nouveau système de propulsion. Les médias israéliens ont également fait état d'un exercice mené ces derniers jours par 14 avions israéliens en Sardaigne (Italie) en coopération avec l'aviation italienne pour s'entraîner à des missions "à longue distance".
"Les Etats-Unis savent que toute attaque du régime sioniste contre l'Iran produira de sérieux dommages non seulement contre ce régime mais aussi contre les Etats-Unis", a averti le chef d'état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé jeudi en Libye que l'Iran s'est "préparé au pire".
Salehi qui, cité par la presse ce dimanche matin, a déclaré que l'Iran réfute par avance les accusations du prochain rapport de l'AIEA, qui sont basées sur des "faux documents".
"La propagande (occidentale) commence à dire que le prochain rapport de l'AIEA va présenter des documents sur une activité de l'iran en matière de missiles, mais l'agence l'a déjà dit auparavant en présentant de tels documents et nous y avons répondu", a déclaré M. Salehi selon l'agence Isna. "Nous estimons que ces documents sont des faux et nous avons répété qu'ils sont sans fondement", a ajouté le ministre qui s'exprimait en marge d'une rencontre samedi avec son homologue du Burundi.
"Les services de renseignements des divers pays qui surveillent (l'Iran) s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que l'Iran est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé M. Peres à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. "Il faut se tourner vers ces pays pour qu'ils remplissent leurs engagements (...) Ce qui doit être fait, et il y a une longue liste d'options", a-t-il encore dit.
M. Peres a tenu ces propos alors que l'Agence Internationale pour l'Energie Atomique (AIEA) doit publier le 8 novembre un rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, que les experts israéliens jugent "alarmant".
Lors d'une autre interview dimanche matin à la radio publique, M. Peres a affirmé...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Remuer le passé, c'est remuer le couteau dans la plaie et, nous tous, nous en approfondirons nos blessures. Il y a un moment où il faut dire je recommence. Et c'est cela que Mr Saad Hariri avait proposé sur son papier non signé : on prend les résultats du TSL et on les oublie comme on a tout oublié et pardonné à Taëf. Mais il était nécessaire d'accepter le TSL car après Taëf il n'était plus permis de recommencer comme si de rien n'était. Seulement cela a été refusé et la réconciliation rejetée car personne ne voulait endosser la responsabilité morale des assassinats ( seulement morale puisque le but était d'avoir la vérité et de l'effacer) . Le résultat a été la mise à l'écart par un coup de force habillé de chemises noires de la majorité obtenue démocratiquement en 2009. Que faire maintenant ? Où allons-nous ?, comme dirait notre amie Nadine Labaké. L'un vers l'autre, sinon notre film ne se terminera pas aussi bien que celui de Nadine. L'un vers l'autre veut dire obtenir la vérité et, sur cette base, reconstruire sans les axes. Ne pas avoir peur de la vérité quelle qu'elle soit, car elle seule nous permettra d'effacer les haines et les angoisses de toutes les parties. Vérité n'est pas vengeance mais justice et réconciliation.
12 h 59, le 07 novembre 2011