Les conclusions de l’étude danoise sont erronées et trompent le public et les autorités sur les dangers réels de l’exposition à la téléphonie mobile, affirment des experts. Photo switched.com
L’étude danoise est « entachée de sérieuses erreurs », affirme ainsi dans un communiqué l’ONG, citant plusieurs experts. Ces derniers reprochent notamment l’absence de recherche sur l’utilisation des téléphones portables sur le long terme, rappelant qu’au vu du temps de latence d’environ trente ans pour les tumeurs cérébrales, cet élément est crucial. La période de recherche était de sept ans au plus et d’un an au minimum.
« De plus, l’étude a exclu les utilisateurs professionnels, de loin les plus nombreux au Danemark depuis les années 1990 », selon l’ONG affirmant que cela « cause une distorsion de preuves ».
Selon le professeur Dens Henshaw, spécialiste des effets des radiations sur l’homme à l’Université de Bristol (Grande-Bretagne), cité par l’ONG, « les conclusions de l’étude sont sans valeur ». Il a ajouté que « les hypothèses émises par cette recherche ont conduit à des erreurs de classement sur 88 % de la population danoise qui s’est servie d’un téléphone portable seulement après 1995 ». « De telles conclusions erronées trompent le public et les autorités sur les dangers réels de l’exposition à la téléphonie mobile », insiste-t-il.
L’épidémiologiste américaine Devra Davis (Environmental Health Trust), également citée par Robin des Toits, rappelle que l’OMS n’avait pas retenu cette étude danoise pour son passage en revue des recherches sur les risques de cancer liés à l’utilisation des portables. « Elle n’avait pas été considérée comme une étude fiable », a-t-elle précisé.
Cette vaste étude, conduite sur dix-huit ans au Danemark, venait contredire les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), selon lesquels l’usage des téléphones portables était « peut-être cancérogène pour l’homme ».
Ces experts, réunis par le CIRC, avaient indiqué fin mai avoir analysé toutes les études sur le sujet, dont certaines montraient un risque accru de gliome, un cancer du cerveau.
(Source : AFP)


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