La mention "libre" a été ajoutée sur le portrait de Gilad Shalit qui orne la façade de la mairie de Paris. Eric Feferberg/
La communauté internationale a exprimé mardi son soulagement à propos de la libération de Gilad Shalit et exprimé l'espoir qu'elle permette une reprise des négociations de paix au Proche-Orient.
A Paris, le président Nicolas Sarkozy a exprimé l'"immense soulagement" de la France après la libération du soldat qui a aussi la nationalité française. "Le fait que Gilad ait été reconnu Français depuis le début a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie", a affirmé le chef de l'Etat français. Il a ajouté que le jeune homme serait "bientôt" reçu à Paris. Il a également espérer que cette libération va permettre une reprise du dialogue israélo-palestinien, tout en souhaitant "qu'il y ait également des détenus (en Israël) de Cisjordanie qui puissent rentrer en Cisjordanie".
Plus tôt dans la journée, le ministère français des Affaires étrangères avait affirmé que la libération du soldat franco-israélien n'est pas de nature à modifier la relation de la France avec le Hamas à Gaza. Paris refuse jusqu’à présent tout contact avec ce mouvement. "Notre position sur le Hamas est bien connue", ce sont "les lignes rouges" du respect par cette organisation "des principes démocratiques", a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero. Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, "a dit que nous étions disposés à parler à tout le monde" mais "il avait très clairement rappelé (...) quelles devaient être les règles du jeu de ce dialogue". "Parler à tout le monde, à tous ceux qui respectent, appliquent les principes de la démocratie", a-t-il insisté.
En visite en Libye, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a salué "la fin de la longue épreuve" subie par le soldat israélien, soulignant qu'il avait été retenu "beaucoup trop longtemps". "Nous sommes également optimistes (...) quant à la libération de (Ilan) Grapel", a-t-elle dit. L'Israélo-américain Ilan Grapel est emprisonné depuis le 12 juin en Egypte, sous l'accusation d'être un agent du Mossad (service de renseignements israélien) et d'avoir participé aux troubles lors des événements qui ont conduit à la chute du président Hosni Moubarak en février. Un accord sur sa libération, en échange de 81 Egyptiens détenus en Israël, est imminent, a rapporté lundi la radio publique israélienne citant des sources israéliennes officielles anonymes.
Parallèlement, à Ankara, le ministère turc des Affaires étrangères a confirmé que son pays allait accueillir plusieurs des prisonniers palestiniens libérés mais bannis à l'étranger, dans le cadre de l’échange avec Israël.
De son côté, le vice-Premier ministre turc Bülent Arinc a affirmé mardi que la Turquie revendique une "contribution très importante" à la libération de Shalit. Israël "sait" le rôle qu'a joué la Turquie, et cela a été reconnu "au niveau de la présidence" israélienne, a ajouté M. Arinc devant la presse, lors d'une visite à Skopje. "Tout ce que nous souhaitons c'est que les armes se taisent, que le sang cesse de couler, et que la Palestine (...) devienne un Etat plus libre, indépendant et en sécurité, dans ses propres frontières", a-t-il dit.
Londres pour sa part a dit "espérer" que l’échange de prisonniers serait un "pas de plus vers la paix". "Je sais que les Britanniques partageront la joie et le soulagement ressentis par Gilad Shalit et sa famille aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre David Cameron, se disant "plein d'admiration pour le courage et la détermination dont ont fait preuve le sergent Shalit et sa famille au long de cette captivité longue, cruelle et injustifiée". "Nous restons fermement engagés en faveur de la paix au Proche-Orient - avec Israël et un Etat palestinien vivant côte à côte en sécurité. Nous continuerons à oeuvrer pour des négociations directes pour parvenir à cet objectif", a conclu le Premier ministre.
Même espoir à Rome qui a dit souhaiter "l'ouverture d'une nouvelle page d’espérance pour la paix au Moyen-Orient". "Cette journée est marquée par l'issue positive d'une affaire humainement angoissante après plus de cinq ans de captivité ne trouvant aucun fondement dans le droit international", a déclaré Franco Frattini le ministre italien des Affaires étrangères dans un communiqué. "L'accord sur l'échange de prisonniers (...) peut être lu comme un message de paix et peut servir d'encouragement à la reprise des négociations", a-t-il estimé.
La chancelière allemande Angela Merkel s'est, de son côté, réjouie de la libération de Shalit et a salué le "rôle primordial" de l'Egypte dans cette affaire. "Il faut espérer que cette collaboration fructueuse entre Israël et l'Egypte contribuera à renouer de bonnes relations de voisinage entre les deux pays après les tensions récentes". Plusieurs attaques ont notamment visé ces derniers mois le gazoduc livrant du gaz égyptien à Israël et à la Jordanie, dans le nord de la péninsule du Sinaï.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a également exprimé sa satisfaction. Dans une allusion au rôle du service de renseignement allemand (BND) qui a pris part aux négociations concernant Gilad Shalit, il s'est dit ravi que "l'Allemagne ait pu contribuer à sa libération".
Enfin, les Iraniens ont eux aussi favorablement accueilli l’annonce du jour. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Ramine Mehmanparast "a félicité la nation palestinienne pour la libération des Palestiniens détenus par le régime illégitime sioniste", a rapporté le site de la télévision d'Etat. "Nous espérons qu'un jour toute la terre de Palestine reviendra à ses vrais propriétaires", a-t-il ajouté.
A Paris, le président Nicolas Sarkozy a exprimé l'"immense soulagement" de la France après la libération du soldat qui a aussi la nationalité française. "Le fait que Gilad ait été reconnu Français depuis le début a beaucoup contribué, je pense, à le préserver en vie", a affirmé le chef de l'Etat français. Il a ajouté que le jeune homme serait "bientôt" reçu à Paris. Il a également espérer que cette libération va permettre une reprise du dialogue israélo-palestinien, tout en souhaitant "qu'il y ait également des détenus (en Israël) de Cisjordanie qui puissent rentrer en Cisjordanie".
Plus tôt dans la journée,...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
La verite est dite par les iraniens, les veritables habitants de cette terre sont les palestiniens, qui n'ont que trop souffert de la presence illegitime de ces tortionnaires revanchards sur d'autres, le genocide qu'ils ont subit par d'autres. C'est facile pour sarko ou n'importequel dirigeant europeen de chercher a se donner bonne conscience sur le dos du peuple martyr palestinien. Un petit detail qui a toute son importance, il n'existe pas de palestinien chiite ni alaouite, ces pauvres apatrides sont soit sunnites, soit chretiens, cela donne a reflechir a ceux qui se posent des questions sur l'interet que peut avoir l'Iran, les chiites et les alaouites arabes dans le soutien infaillible qu'ils apportent aux palestiniens.
08 h 19, le 19 octobre 2011