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À La Une - Allemagne

Scandales pédophiles : Benoît XVI dit comprendre ceux qui quittent l'Eglise

Le pape entame une tournée dans son pays natal.

Le pape au Château Bellevue à Berlin où il a été reçu avec les honneurs militaires par le président de la République, Christian Wulff. Alberto PIZZOLI/

Le pape Benoît XVI a été confronté d'emblée aux scandales de pédophilie jeudi à Berlin, en entamant une visite de quatre jours dans son Allemagne natale, où il est contesté.
"Je peux comprendre que devant de telles informations, surtout pour ceux qui sont proches des personnes touchées, quelqu'un dise : ce n'est plus mon Eglise", a déclaré Benoît XVI, 84 ans, en répondant à des journalistes qui l'accompagnaient de Rome à Berlin. Mais il a invité les fidèles à "supporter ces scandales terribles" en demeurant à l'intérieur de l'Eglise, qui est bien plus qu'une "association sportive ou culturelle".
Faisant allusion à l'évangile de la pêche miraculeuse, le pape a déclaré que l'Eglise était "le "filet" du Seigneur dans lequel les poissons bons et mauvais sont tirés des eaux de la mort vers la terre de la vie".
Réagissant à cette déclaration, le président de l'association de victimes allemandes Eckiger Tisch, Matthias Katsch, a commenté : "Si on espère changer quelque chose, on doit rester. Mais quand on a perdu l'espoir, on doit partir pour montrer que l'Eglise est sur la mauvaise voie".

Des dizaines de milliers de catholiques, mais aussi des protestants, ont formellement demandé à être rayés des registres de ces Eglises, secouées par des affaires de pédophilie.
Une rencontre entre Benoît XVI et des victimes était probable, selon le Vatican, comme ce fut le cas dans d'autres pays.

 

 

Peu chrétienne et traditionnellement contestataire, la capitale allemande devrait être l'étape la plus délicate du voyage. Quelque 6.000 policiers étaient mobilisés, et de nombreuses artères étaient bouclées. Les sondages montrent qu'une grande majorité d'Allemands est indifférente à cette visite.

Un collectif hétéroclite d'associations -homosexuels, victimes de pédophilie- espère réunir 20.000 manifestants pendant que le pape tiendra un discours au Bundestag, contesté par une partie des députés. Une centaine d'élus, sur les 620 que compte la chambre basse du Parlement, ont menacé de boycotter cette première intervention de Benoît XVI devant un Parlement, estimant notamment que la Constitution prévoyait une séparation claire entre l'Eglise et l'Etat.


Dans l'avion, Benoît XVI a manifesté sa compréhension pour la contestation. "C'est normal dans une société libre marquée par une forte sécularisation. J'en prends acte et il n'y a rien à dire quand elle s'exprime de façon civile. Je respecte ceux qui s'expriment", a-t-il déclaré. "Je ne suis pas venu ici avant tout pour poursuivre des intérêts politiques ou économiques déterminés (...) mais pour rencontrer les personnes et parler de Dieu", a encore déclaré le pape dans son premier discours, au Château Bellevue à Berlin où il a été reçu avec les honneurs militaires et 21 coups de canon par le président de la République Christian Wulff. "Envers la religion, nous assistons à une indifférence croissante dans la société qui, dans ses décisions, considère la question de la vérité plutôt comme un obstacle, et donne au contraire la priorité aux considérations utilitaristes", a-t-il ajouté. M. Wulff, catholique divorcé et remarié, a demandé à l'Eglise de vivre dans la réalité et avec son temps, estimant que "l'Eglise n'était pas une société parallèle".

 

 

Benoît XVI devait rencontrer dans la journée séparément la chancelière Angela Merkel, protestante, fille de pasteur et divorcée, et le maire de Berlin Klaus Wowereit, homosexuel et catholique. Dans la soirée, il devait célébrer une messe pour 70.000 fidèles dans le Stade olympique de Berlin, symbole nazi pendant les JO de 1936.
Vendredi, Benoît XVI sera à Erfurt (Thuringe, centre) pour une journée sous le signe de l'oecuménisme: Luther y a étudié et entamé la réflexion qui fut une origine de la Réforme. Samedi et dimanche, il rencontrera à Fribourg (Bade-Wurtemberg, sud-ouest) diverses composantes d'une Eglise catholique agitée par la contestation.

Le pape Benoît XVI a été confronté d'emblée aux scandales de pédophilie jeudi à Berlin, en entamant une visite de quatre jours dans son Allemagne natale, où il est contesté."Je peux comprendre que devant de telles informations, surtout pour ceux qui sont proches des personnes touchées, quelqu'un dise : ce n'est plus mon Eglise", a déclaré Benoît XVI, 84 ans, en répondant à des journalistes qui l'accompagnaient de Rome à Berlin. Mais il a invité les fidèles à "supporter ces scandales terribles" en demeurant à l'intérieur de l'Eglise, qui est bien plus qu'une "association sportive ou culturelle".Faisant allusion à l'évangile de la pêche miraculeuse, le pape a déclaré que l'Eglise était "le "filet" du Seigneur dans lequel les poissons bons et mauvais sont tirés des eaux de la mort vers la terre de la...
commentaires (1)

Mon Pape,ce n'est pas comprendre qu'il faut....c'est virer tous ces dégénerés,et les remettre sans merci entre les mains de la justice séculière.On a brulé des gens qui lisaient des livres interdits....On peut,à tout le moins débarrasser une fois pour toutes l'Eglise des ces cloportes.Mon Pape,vous avez déjà fait beaucoup,et pour ceux qui suivent vos actes de près,au milieu de difficultés et d'oppositions terribles...allez-y,nous sommes dérrière vous...passez le balai,la serpillière et la Javel... P.S la pédophilie est un crime abominable en général(et il y a des pédophiles partout). P.P.S N'ayez pas peur,chrétiens.Et n'admettez aucun compromis avec ces salauds,quelque soit leur grade au sein de l'Eglise.Le "scandale" nous purifiera,et nous renforcera si on sait y mettre bon ordre.

GEDEON Christian

19 h 11, le 22 septembre 2011

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Commentaires (1)

  • Mon Pape,ce n'est pas comprendre qu'il faut....c'est virer tous ces dégénerés,et les remettre sans merci entre les mains de la justice séculière.On a brulé des gens qui lisaient des livres interdits....On peut,à tout le moins débarrasser une fois pour toutes l'Eglise des ces cloportes.Mon Pape,vous avez déjà fait beaucoup,et pour ceux qui suivent vos actes de près,au milieu de difficultés et d'oppositions terribles...allez-y,nous sommes dérrière vous...passez le balai,la serpillière et la Javel... P.S la pédophilie est un crime abominable en général(et il y a des pédophiles partout). P.P.S N'ayez pas peur,chrétiens.Et n'admettez aucun compromis avec ces salauds,quelque soit leur grade au sein de l'Eglise.Le "scandale" nous purifiera,et nous renforcera si on sait y mettre bon ordre.

    GEDEON Christian

    19 h 11, le 22 septembre 2011

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