Riad Salamé, à la tete de la Banque centrale depuis 1993, a récemment brigué un quatrième mandat d’une durée de six ans. Photo archives
Le rapport annuel publié depuis 1994 procède au classement des gouverneurs des banques centrales de 36 pays importants (ainsi que celui de la Banque centrale européenne – BCE ), selon une échelle de notation allant de A à F. Cette échelle mesure la réussite dans des domaines tels que le contrôle de l’inflation, les objectifs de croissance économique, la stabilité monétaire et la gestion des taux d’intérêt. L’excellente performance correspond à la notation A, tandis que la notation F représente l’échec total.
Des critères subjectifs entrent en jeu dans l’attribution des notations. Selon Joseph Giarraputo, éditeur du magazine, les gouverneurs des banques centrales sont en effet évalués, outre les critères objectifs, en fonction de « leur détermination à faire face aux ingérences politiques, ainsi que (par rapport à) leurs efforts pour influencer leurs gouvernements en matière de dépenses, d’ouverture économique, d’investissements étrangers et autres ».
Notons que les cinq meilleurs gouverneurs choisis cette année, aux côtés de M. Salamé, sont Glenn Stevens (Australie), Zeti Akhtar Aziz (Malaisie), Amando Tetangco (Philippines), Fai-Nan Perng (Taïwan) et Stanley Fischer (Israël).
Rappelons que le mandat du gouverneur de la BDL a récemment été renouvelé pour une période de six ans. Il s’agit du quatrième mandat de Riad Salamé, aux commandes de la Banque centrale libanaise depuis 1993. À son palmarès figurent notamment la stabilisation de la livre et la restructuration du secteur bancaire, au lendemain de la guerre civile, mais aussi et surtout la résilience du Liban face à la crise internationale de 2008 considérée, par de nombreux observateurs, comme l’œuvre de sa politique avisée et prudente. Son intervention au cours de la dernière crise liée aux accusations de blanchiment d’argent lancées par le Trésor américain contre une banque locale lui a également valu de nombreux satisfecit.


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