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À La Une - L'homme De La Semaine

DSK, star de l’économie mondiale à l’image brutalement fracassée

L’ancien patron du FMI est libre. Mais s'il est blanchi judiciairement, DSK l'est-il auprès de l'opinion publique ?

Le tabloïd américain avait choisi de donner, au début de l'affaire DSK, une consonance française à son titre de une avec l'expression "Le perv" traduisible par "Le pervers".

Poids lourd de la politique française devenu une figure de proue de l'économie mondiale, Dominique Strauss-Kahn peut espérer une résurrection après l'abandon des poursuites par la justice américaine, mais son image reste ternie par le déballage des secrets de sa vie sexuelle.

"DSK", 62 ans, était en passe de devenir le principal challenger à gauche de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle française de 2012, lorsque les accusations de viol d'une femme de chambre ont bouleversé sa vie et conduit à son arrestation le 14 mai à New York.

Contraint de quitter la tête du Fonds monétaire international après son incarcération dans la prison de Rikers Island, humilié en étant publiquement présenté, l'air hagard et les menottes aux poignets, Dominique Strauss-Kahn a lui-même évoqué "l'épreuve terrible et injuste" qu'il a vécue ces derniers mois.

Économiste brillant, esprit clair, il était parvenu à redonner du crédit au FMI, dont il avait pris la direction en 2007, quelques mois seulement avant la crise financière. Il était souvent présenté comme le "médecin de l’économie mondiale". Polyglotte, parlant couramment l'allemand et l'anglais, ce professeur d'économie et avocat d'affaires, qui a passé une partie de sa jeunesse au Maroc, était respecté par ses pairs et symbolisait la relève dans l'Union européenne, même si on lui reprochait un certain dilettantisme.

L'affaire de New York a mis en lumière une autre facette de sa personnalité : son rapport aux femmes sur lequel des rumeurs couraient depuis des années, mais qui n'avaient jamais été vraiment exposées sur la place publique. Au moment de la nomination de DSK au FMI, Jean Quatremer, journaliste de Libération, avait lancé une mise en garde sur son blog : "Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement".

Un premier avertissement était intervenu en octobre 2008. Une liaison extraconjugale avec une économiste hongroise du FMI, dont il était le supérieur hiérarchique direct, avait failli lui coûter son poste.

Depuis son arrestation, les langues se sont déliées : des femmes qui auraient été importunées par DSK se sont confiées dans la presse et une enquête préliminaire a été ouverte en France après la plainte pour tentative de viol de la romancière Tristane Banon, 32 ans.

Outre le caractère libertin de DSK, les Français ont aussi été marqués par la richesse de Strauss-Kahn. Une richesse qui est, en fait, surtout celle de sa femme, Anne Sinclair, épousée en troisièmes noces en 1991. Une fortune que l'ancienne journaliste vedette de la télévision n'a pas hésité à mettre au service de la défense de son mari en payant, notamment, le loyer mensuel de 50 000 dollars d’une luxueuse maison du quartier new-yorkais de Tribeca, avec un dispositif de surveillance de 200 000 $ par mois. Sans compter une caution d’un million de dollars et cinq autres millions de garantie.

Selon des journalistes qui l'avaient rencontré peu avant que l'affaire éclate, Dominique Strauss-Kahn était conscient de ses points faibles, notamment au regard d'une candidature à l’Élysée : "le fric, les femmes et ma judéité".

Mardi, un juge new-yorkais a ordonné l'abandon de toutes les poursuites contre lui. DSK est donc libre. Mais il va "devoir subir, comme une autre peine, le regard suspicieux de l’opinion publique", soulignait le Figaro. Difficile d'effacer certains qualificatifs, comme celui de "pervers" que lui avait attribué les tabloïds américains. Difficile aussi d'effacer certaines images, comme celles de DSK menotté, mal rasé, le visage défait. Difficile de faire oublier les accusations sordides portées contre lui. "Blanchi judiciairement, il sort de cette épreuve politiquement carbonisé", écrivait Dominique Garraud dans la Charente Libre ce matin.

 

DSK peut-il se remettre dans le jeu politique ? Certes, personne n'imagine le voir se lancer dans la course à la présidentielle de 2012. Le parti socialiste lui-même ne semble pas non le voir revenir dans ses rangs. Mais tout dépendra de l'homme et de sa capacité à rebondir. Et en la matière, DSK semble avoir des ressources.

 

Poids lourd de la politique française devenu une figure de proue de l'économie mondiale, Dominique Strauss-Kahn peut espérer une résurrection après l'abandon des poursuites par la justice américaine, mais son image reste ternie par le déballage des secrets de sa vie sexuelle.
"DSK", 62 ans, était en passe de devenir le principal challenger à gauche de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle française de 2012, lorsque les accusations de viol d'une femme de chambre ont bouleversé sa vie et conduit à son arrestation le 14 mai à New York.
Contraint de quitter la tête du Fonds monétaire international après son incarcération dans la prison de Rikers Island, humilié en étant publiquement présenté, l'air hagard et les menottes aux poignets, Dominique Strauss-Kahn a lui-même évoqué "l'épreuve terrible et injuste"...
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La France, ce n'est pas les USA. En France, les citoyens se fichent ( ou presque ) de la vie privée, des moeurs ou autres spécificités des représentants politiques. Tant que cela reste dans la limite de la légalité et le respect d'autrui. Souvenez le soi- disant "scandale de la fille cachée de Mitterand. Bof..." tout le monde s'en est tapé et Mitterant a été réélu. Les Français moins hypocrites que les américains élisent l'homme public. Tant que l'homme public est honnête et compétant, ça passe. Les américains quant à eux, éliront le président en fonction, sans doute, de la couleur de son chien ou des moeurs des enfants du candidat. Donc, DSK, bien qu'il soit de gauche, pour la forme dirons nous, il a de fortes chances d'être élu aux présidentielles. Que ce soit par les citoyens de gauche ou de droite dont je fais partie. Ceci étant même les citoyens américains jugent leurs élus sur la base de leurs actions et compétences. Leurs positionnement et une ligne de conduite sérieuse et bien visible. Alors qu'au Liban? Ce serait bien que nous , au Liban, puissions mettre en jeu, les compétences et les actions publiques des candidats au lieu de les suivre béatement alors qu'ils changent carrément de camp au gré de leurs intérêts strictement personnels: Je pense à ces politiciens fromagistes, (pas la peine de les citer, nous les connaissons tous ) aussi bien qu'à tous ceux qui les suivent sans se poser des questions et surtout sans "leur" poser des questions.

jean-pierre EL KHOURY

07 h 46, le 24 août 2011

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Commentaires (1)

  • La France, ce n'est pas les USA. En France, les citoyens se fichent ( ou presque ) de la vie privée, des moeurs ou autres spécificités des représentants politiques. Tant que cela reste dans la limite de la légalité et le respect d'autrui. Souvenez le soi- disant "scandale de la fille cachée de Mitterand. Bof..." tout le monde s'en est tapé et Mitterant a été réélu. Les Français moins hypocrites que les américains élisent l'homme public. Tant que l'homme public est honnête et compétant, ça passe. Les américains quant à eux, éliront le président en fonction, sans doute, de la couleur de son chien ou des moeurs des enfants du candidat. Donc, DSK, bien qu'il soit de gauche, pour la forme dirons nous, il a de fortes chances d'être élu aux présidentielles. Que ce soit par les citoyens de gauche ou de droite dont je fais partie. Ceci étant même les citoyens américains jugent leurs élus sur la base de leurs actions et compétences. Leurs positionnement et une ligne de conduite sérieuse et bien visible. Alors qu'au Liban? Ce serait bien que nous , au Liban, puissions mettre en jeu, les compétences et les actions publiques des candidats au lieu de les suivre béatement alors qu'ils changent carrément de camp au gré de leurs intérêts strictement personnels: Je pense à ces politiciens fromagistes, (pas la peine de les citer, nous les connaissons tous ) aussi bien qu'à tous ceux qui les suivent sans se poser des questions et surtout sans "leur" poser des questions.

    jean-pierre EL KHOURY

    07 h 46, le 24 août 2011

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