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Cinema- - Carnet Morose

« Chafika el-Koptia » n’est plus

La célèbre actrice Hind Rustom est décédée, lundi soir au Caire, à l’âge de 82 ans des suites d’une crise cardiaque, a-t-on annoncé dans la capitale égyptienne.

Blonde évanescente aux lèvres charnues et à la chevelure coiffée à la Marilyn Monroe, Hind Rostom avait en elle un mélange de douceur et de sulfureux, de séductrice et de fille bien née, d’ange et de démon. Un charme érotique comparable à Rita Hayworth qu’elle admirait ou encore Sophia Loren et Ava Gardner. Sans le vouloir, avec son regard de braise, elle était – dans ses films – ce qu’on pouvait appeler une croqueuse d’hommes. Mais Hind Rostom était un fort caractère qui n’usait pas seulement dans les films de ses atouts physiques.
Née le 12 novembre 1933 en Alexandrie, Hind Rostom, qui avait rejoint le monde du cinéma à l’âge de 16 ans pour échapper à une enfance malheureuse, avait participé à plus de 130 longs-métrages.
C’est en 1955, lorsque son chemin croise le célèbre réalisateur Hassan al-Imam, que le succès sera au rendez-vous. Il lui offrira un rôle dans son film Banat Layl (Filles de joie) qui marquera le début d’une carrière glorieuse. Dans sa filmographie figurent notamment Ibn Hamidou (1957), Bab el-Hadid (La portière en fer) de Youssef Chahine (1958) et le fameux Chafika el-Koptia (Chafika la copte) (1963). Les cinéphiles du monde entier se souviennent également de sa présence dans Gare centrale, le chef-d’œuvre de Youssef Chahine. Elle y joue le rôle d’une plantureuse vendeuse de limonades, qui suscite le désir et la passion autour d’elle et crève l’écran.
Par contre, côté cœur, la star ne sera pas heureuse. Ayant épousé dans les années 50 le réalisateur Hassan Raza dont elle aura une fille, l’union est malheureuse et la comédienne va essayer de compenser en se dévouant tout entière à son métier. Elle sera engagée dans les productions les plus prestigieuses de l’époque. Applaudie au Festival de Berlin pour sa prestation, Rustom refuse les offres des studios allemands, préférant le ciel d’Égypte. Les différents rôles de séductrices effrontées qui lui valent le surnom de « reine de la séduction » sont aux yeux de l’actrice assez réducteurs. Pour beaucoup de spectateurs égyptiens, son meilleur rôle demeure celui de Shafiqa la copte, biographie romancée d’une des pionnières de la danse orientale, qui ouvrit au début du XXe siècle plusieurs cabarets et devint la maîtresse d’un Premier ministre avant de sombrer dans la drogue.
En 1979, Hind Rustom va s’éloigner des écrans pour se consacrer à sa fille et à ses petits-enfants, et laisser aux spectateurs le souvenir d’une actrice toujours belle.
Une carrière de 30 ans sans faille, une retraite en 1979 en pleine gloire font de cette comédienne une légende qu’on classe aisément dans le panthéon des immortels.
Blonde évanescente aux lèvres charnues et à la chevelure coiffée à la Marilyn Monroe, Hind Rostom avait en elle un mélange de douceur et de sulfureux, de séductrice et de fille bien née, d’ange et de démon. Un charme érotique comparable à Rita Hayworth qu’elle admirait ou encore Sophia Loren et Ava Gardner. Sans le vouloir, avec son regard de braise, elle était – dans ses films – ce qu’on pouvait appeler une croqueuse d’hommes. Mais Hind Rostom était un fort caractère qui n’usait pas seulement dans les films de ses atouts physiques. Née le 12 novembre 1933 en Alexandrie, Hind Rostom, qui avait rejoint le monde du cinéma à l’âge de 16 ans pour échapper à une enfance malheureuse, avait participé à plus de 130 longs-métrages. C’est en 1955, lorsque son chemin croise le célèbre réalisateur Hassan...
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