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À La Une - L'Orient littéraire

Akl Awit, naufragé de l’infinie naissance

Akl Awit, portrait.

Wasiqat wilada ou Acte de naissance est le dernier-né des ouvrages de Akl Awit. Le poète revient plus de cinquante ans après sur ce document et sur l’événement concret dont il atteste en nous en livrant une copie conforme certes, mais ouverte au poème donc à l’infini. Wasiqat wilada est à la fois une attestation de naissance, mais aussi un témoignage, un testament, une fiction basée sur des faits réels, une autobiographie poétique, une réflexion critique, une investigation et un procès qu’intente le poète à sa propre naissance. C’est dire un peu toute la complexité, l’épaisseur, la singularité et l’audace vaillante de cette œuvre, sans doute l’une des plus abouties de Awit. Ce dernier pose que l’acte de naissance est similaire à ce qu’est « le livre pour les gens de lettres et le tombeau pour le commun des mortels », et admet dire que « la vie est un cimetière pour nier qu’il (je) est (suis) tout seul ». C’est à l’inéluctable de la douleur, de l’amour, de la solitude, de la filiation, de la mort, de la vie et de l’écriture qu’il s’attaque en recopiant tel un élève ivre d’absolu et fautif, le long de longs chapitres sans relâche, fidèlement à ses perceptions, souvenirs, principes, émotions et surtout fidèlement à son nerf poétique, l’événement fondamental du début : sa naissance laquelle avant d’être attestée par l’écriture est attestée et contestée, car elle est d’ores et déjà « désespoir », par un cri. Un cri qui est acte de naissance même.

Poète, critique littéraire, journaliste et professeur universitaire, Akl Awit naît en 1952 au Liban. Pour le restant des détails relatifs à cette question, se référer s.v.p à Wasiqat wilada. Notons seulement qu’il a déjà publié huit recueils de poèmes à Beyrouth et qu’une anthologie de son œuvre a paru au Caire en 2002. Détenteur d’un doctorat en littérature arabe moderne, il dirige le Moulhak, supplément culturel hebdomadaire du quotidien libanais an-Nahar. Ses choix éditoriaux sont placés sous le signe de la liberté et de la modernité lesquelles sont « une unité plurielle qui n’admet aucun compromis ». Ses articles n’hésitent pas à déranger le confort du lecteur et les bienséances établies ; sa « Lettre adressée à Dieu », éditorial en première page du Nahar paru le 11 mars 2003, veille de la guerre américaine contre l’Irak, a suscité la polémique jusqu’à faire accuser son auteur de blasphème et le traduire devant les tribunaux.

 

Retrouvez l'intégralité de cet article de l'Orient littéraire à l'adresse suivante : www.lorientlittéraire.com


Wasiqat wilada ou Acte de naissance est le dernier-né des ouvrages de Akl Awit. Le poète revient plus de cinquante ans après sur ce document et sur l’événement concret dont il atteste en nous en livrant une copie conforme certes, mais ouverte au poème donc à l’infini. Wasiqat wilada est à la fois une attestation de naissance, mais aussi un témoignage, un testament, une fiction...

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