Samedi soir, syndicats et étudiants promettent une « mégamanifestation » dans le cadre de la « révolte des tentes » qui sévit actuellement en Israël. Parce que la jeunesse d’Israël, tout comme la jeunesse du monde arabe, a de tout autres soucis que l’état de guerre, cet alibi dont se servent certains gouvernements de la région, dont celui de Tel-Aviv, pour assurer leur propre pérennité et couvrir leur corruption. La génération 70, ces quarantenaires d’aujourd’hui, en pleine force de l’âge, mariés, ayant charge d’âmes, qu’ils soient syriens, égyptiens, jordaniens, palestiniens, libanais ou israéliens ont déjà payé leur écot à la guerre, sinon aux guerres, même ceux qui n’ont pas combattu. Leur enfance et leur adolescence ont été sacrifiées à l’autel de l’intérêt national ou milicien. Bombardements, insécurité, précarité, déplacement, exil, séparations, mutilations, deuils... Qui peut dire sous nos latitudes, à quarante ans passés, ne pas avoir connu tout cela dès l’âge de la marelle et du ballon prisonnier ?
Aujourd’hui, une grande partie de la population active israélienne, pour avoir donné à la patrie ce qu’il lui a été demandé de donner, se sent en position de réclamer des droits, à commencer par le droit au logement. « Je rêve d’un 3 pièces dans un moshav, de 3 enfants, de 2 chiens, de bougainvillées, tout cela avec mon homme », écrit la chanteuse Alma Zohar dans une lettre au chef du gouvernement reproduite sur le site d’information
www.guysen.com. La jeunesse syrienne, la jeunesse égyptienne et les autres, sous divers slogans, ne réclament-t-elles pas finalement la même chose ? En finir avec l’état de guerre, la terreur et les régimes sécuritaires, accéder à une vie normale, travailler, voir leurs enfants grandir parmi les bougainvillées, pouvoir payer leurs études dans l’espoir de consolider leur avenir ?
Et nous, au Liban, sincèrement, de quoi rêvons-nous ? Que réclamons-nous à ceux dont nous payons les salaires, fonctionnaires, députés, ministres et jusqu’au chef de l’État ? Quels sont nos slogans quand il nous arrive de manifester ? Sommes-nous si bien logés, si bien nourris, vivons-nous dans un environnement si sain, si sûr, que nos seules revendications et nos seules vindictes ne se rapportent qu’à la politique ? Qui, parmi tous nos dirigeants, a-t-il pour priorité notre qualité de vie, la lutte contre la pollution, l’accès de tous à l’éducation et au logement, la création d’emplois, de crèches gratuites, les frais médicaux des plus démunis et tout ce qu’un citoyen normalement constitué attend de ceux qu’il a chargés de la chose publique ? Personne, et on les comprend. Nos voix ne s’élèvent que pour appuyer des idées, des positions, des communautés et des chefs de clans. Nous ne sommes nourris que de passions et cela semble nous suffire. Mais j’ai comme une envie de bougainvillées.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Samedi soir, syndicats et étudiants promettent une « mégamanifestation » dans le cadre de la « révolte des tentes » qui sévit actuellement en Israël. Parce que la jeunesse d’Israël, tout comme la jeunesse du monde arabe, a de tout autres soucis que l’état de guerre, cet alibi dont se servent certains gouvernements de la région, dont celui de Tel-Aviv, pour assurer leur propre pérennité et couvrir leur corruption. La génération 70, ces quarantenaires d’aujourd’hui, en pleine force de l’âge, mariés, ayant charge d’âmes, qu’ils soient syriens, égyptiens, jordaniens, palestiniens, libanais ou israéliens ont déjà payé leur écot à la guerre, sinon aux guerres, même ceux qui n’ont pas combattu. Leur enfance et leur adolescence ont été sacrifiées à l’autel de l’intérêt national ou...
N'importe quoi! Voilà de l'analyse à pas cher, l'art de faire semblant de dire qq chose de profond en faisant des comparaisons tirées par les cheveux! Je vais en faire une dans le même genre: Hitler a faim, Ghandi a faim, Mère Thérésa a faim, Che Guevara a faim, Slobodan Milosevic a faim... Ce sont donc tous les mêmes personnes, ils valent la même chose, il faut les prendre tous en pitié de la même manière!! Allons allons, Mem Abou Dib, on a lu plus fin sous votre plume!
08 h 44, le 05 août 2011