Bachar el Assad, son père Hafez, son frère Maher et son cousin Rami Makhlouf sur une pancarte exhibée dimanche lors d'une manifestation devant l'ambassade de Syrie à Nicosie. Patrick Baz/
L’agence officielle SANA a, par ailleurs, annoncé que deux militaires avaient été tués hier « par des groupes armés à Hama », qui ont « incendié des postes de police » et « dressé des barrages dans les rues ».
Les militants ont, pour leur part, dénoncé une vaste offensive menée dimanche par l’armée et les forces de sécurité à Hama. Offensive qui aurait fait plus de 100 tués et des dizaines de blessés et qui fait de ce dimanche « l’une des journées les plus sanglantes » depuis le début de la révolte à la mi-mars, selon Abdel Karim Rihaoui, président de la Ligue syrienne de défense des droits de l’homme (LSDDH).
Un dimanche sanglant également à Deir el-Zour, 19 tués, Homs, 5 tués, Harak, 6 tués...
Dans ce contexte, et selon l’Union de la coordination de la révolution syrienne, une soixantaine de soldats déployés dans la région auraient fait défection hier et rejoint les rangs de la contestation, notamment près de la ville de Nawa. La ville voisine de Bou Kamal serait, par ailleurs, soumise à un véritable « siège militaire » et, toujours selon les activistes, l’eau, l’électricité et les communications y seraient coupées depuis vendredi.
« La Syrie est en sang », ont dénoncé les militants du site Internet Syrian Revolution 2011, moteur de la contestation, et ont appelé hier soir à des « manifestations de représailles » à la sortie des mosquées après les « Tarawih », les prières nocturnes pendant le ramadan qui commençait dans la soirée.
Cette répression sanglante a suscité une vague de condamnations sur la scène internationale. « Nous voulons qu'il y ait davantage de sanctions. Nous voulons une pression internationale plus forte. Bien sûr, pour que ce soit efficace, ça ne doit pas seulement être une pression des pays occidentaux, cela inclut les pays arabes, cela inclut la Turquie », a déclaré, ce matin à la BBC, le chef de la diplomatie britannique, William Hague. Interrogé sur la possibilité d'une intervention militaire contre le régime du président Assad, William Hague a cependant précisé que celle-ci n'était « pas envisageable ». Les « conditions ne sont pas réunies » pour une intervention militaire en Syrie, a renchéri le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, dans un entretien au quotidien français Midi Libre paru lundi. « En Libye, nous menons une opération basée sur un mandat clair de l'Onu. Nous avons le soutien des pays de la région. Ces deux conditions ne sont pas réunies en Syrie », explique M. Rasmussen, condamnant « les actes de violences des forces de sécurité syriennes qui visent la population ».
Moscou est également monté au créneau. « Nous appelons le gouvernement de Syrie et l'opposition à faire preuve d'un maximum de retenue et à renoncer aux provocations et à la répression », a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères dans un communiqué. « Moscou fait part de sa sérieuse inquiétude suite aux informations faisant état de nombreuses victimes (à Hama). Le recours à la force, tant contre des civils que contre des représentants des structures étatiques, est inacceptable et doit cesser », poursuit le ministère. Cet appel est le plus ferme adressé par Moscou au régime syrien depuis le début de la répression du mouvement de contestation.
Plus tôt, l'Italie et l'Allemagne avaient réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'Onu, alors que le président Obama s'était dit « horrifié », dimanche, par les événements en cours en Syrie. En fin de matinée, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, indiquait, pour sa part, que de nouvelles sanctions contre le régime syrien était « imminentes ».


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Kamel Jaber, ahlan wa sahlan. André Jabbour, il me semble pourtant que j'ai été assez clair à travers mes différentes réactions... Je ne me positionne dans aucun bloc, c'est vous qui classez systématiquement dans l'opposition ceux qui ne portent pas à Michel Aoun (nom précédé de tous les superlatifs que vous affectionnez) la même adoration que vous. Et puis franchement, que je sois seul contre vous deux, ça ne me fait pas peur du tout (sourire). Je vous envoie un mail à tous les deux.
17 h 40, le 02 août 2011