Manifestation nocturne à Qadam, à Damas, entièrement verouillée samedi par l'armée syrienne qui a procédé à des arrestations massives dans ce quartier. Image tirée d’une vidéo postée sur YouTube.
L'armée syrienne s'est déployée en force samedi à Deir ez-Zor (est), une ville à la pointe de la mobilisation depuis le début, mi-mars, d'une révolte populaire sans précédent en Syrie, et trois civils ont été tués par des tirs après des jets de pierres par des villageois au passage d'un convoi militaire.
Un convoi d'environ 60 véhicules militaires, dont des chars, se dirigeait vers Deir ez-Zor quand il a été la cible de jets de pierres par des villageois, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) "Des villageois de Tabneh (40 km à l'ouest de Deir ez-Zor) ont lancé des pierres vers le convoi et les soldats ont ouvert le feu dans leur direction pour les disperser, tuant trois personnes", a expliqué M. Abdel Rahmane.
Dans ce même contexte, un homme se présentant comme un colonel de l'armée syrienne a indiqué samedi avoir fait défection avec des "centaines" de soldats et a lancé une mise en garde au régime en cas de répression dans la région pétrolière de Deir ez-Zor. L'homme, se présentant comme le colonel Riad el-Assaad, a indiqué au téléphone à l'AFP à Nicosie, qu'il se trouvait en Syrie "près de la frontière turque". "Je suis le commandant de l'armée libre de Syrie", a-t-il affirmé. "Nous sommes des centaines", a-t-il ajouté concernant l'importance des forces sous son commandement.
Ces informations n'ont pas pu être vérifiées de sources indépendantes.
L'interlocuteur a mis en garde le régime syrien contre des opérations militaires à Deir ez-Zor. "Je préviens les autorités syriennes que je vais envoyer mes troupes combattre l'armée s'ils n'arrêtent pas leurs opérations à Deir ez-Zor", a indiqué Riad el-Assaad.
Vendredi, au moins 50 000 personnes avaient défilé à Deir ez-Zor pour réclamer la chute du régime du président Bachar el-Assad, puis 300 000 avaient participé aux funérailles de trois civils tués au cours de rassemblements précédents, selon l'OSDH.
Vendredi, 20 personnes au total ont été tuées et 35 autres blessées en Syrie où des centaines de milliers de manifestants ont réclamé la chute du régime et dénoncé le silence de la communauté internationale face aux répressions, ont indiqué des militants.
"Les autorités syriennes avaient décidé de recourir à l'assassinat de manifestants lors de la journée placée sous le slogan 'Votre silence nous tue'", a annoncé dans un communiqué l'Organisation nationale des droits de l'homme (ONDH), faisant état de 19 morts et 35 blessés en Syrie vendredi.
"Une personne a été tuée à Lattaquieh (ouest), trois autres à Deir ez-Zor (est) et deux dans la ville voisine de Boukamal", a déclaré Omar Qurabi, le président de l'organisation, affirmant disposer d'une liste nominative des personnes tuées. "Une personne est morte dans le quartier de Midane à Damas et sept autres dans la région de la capitale, dont cinq à Kessouah et deux à Douma. Trois autres ont péri à Deraa (sud), une dans un village du gouvernorat de Homs (centre) et une à Hama (centre)", a-t-il poursuivi.
De son côté, l'OSDH a fait état de 12 civils tués et de 35 autres blessés dans la journée de vendredi. Parmi les noms figurant sur la liste de l'OSDH, onze correspondent à ceux fournis par M. Qurabi.
Un nom supplémentaire - celui d'un jeune homme tué vendredi matin à Damas - porte à 20 le nombre de civils tués lors de la journée de mobilisation de vendredi, selon les militants. L'ONG a précisé que les autorités avaient interdit la tenue de funérailles publiques et que le jeune homme avait été rapidement enterré sous la surveillance des militaires pour éviter toute manifestation.
Dans le quartier Qadam, à Damas, entièrement verrouillé par l'armée, les militaires ont mené pendant quatre heures vendredi des opérations de ratissage au cours desquelles plus de 500 personnes ont été arrêtées. "L'armée a érigé des barrages à toutes les entrées du quartier et les hommes des forces de sécurité, lourdement armés, ont procédé à des perquisitions et à des arrestations", selon l'OSDH, qui a assuré que les forces de sécurité disposaient d'une liste de participants aux manifestations hostiles au régime. "Les forces de sécurité ont brisé les portes quand les habitants ne leur ouvraient pas immédiatement et se sont postées sur les toits des maisons", a-t-il poursuivi, estimant que ces opérations avaient duré quatre heures.
Un convoi d'environ 60 véhicules militaires, dont des chars, se dirigeait vers Deir ez-Zor quand il a été la cible de jets de pierres par des villageois, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) "Des villageois de Tabneh (40 km à l'ouest de Deir ez-Zor) ont lancé des pierres vers le convoi et les soldats ont ouvert le feu dans leur direction pour les disperser, tuant trois personnes", a expliqué M. Abdel Rahmane.
Dans ce même contexte, un homme se...


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Cher Christian Gédéon, Pour votre information, il existe encore un endroit au Liban où vous pourrez encore voir de très belles forêts de cèdres. C'est à Bcharré et l'endroit porte le nom très poétique de " Cèdres de Dieu ". C'est à Bcharré que se trouve le berceau des ancêtres de la famille Ged du Liban. Très cordialement, Antoine GED
15 h 08, le 31 juillet 2011