Certains légumes « ne valent plus rien », selon l’Association des agriculteurs.
À cet égard, le président de l’association, Antoine Hoayek, a indiqué dans un entretien « qu’étant donné que les récoltes étaient très bonnes cette année (...) elles ont produit une grande quantité de légumes que les producteurs s’efforcent d’écouler, parfois avec difficulté ». « À titre d’exemple, un chargement entier de choux ne vaut que 25 000 livres. Quelle est la marge de profit ? L’agriculteur est perdant », a-t-il noté. « Certaines herbes aromatiques, la coriandre (...) ne valent plus rien. À ce tarif, autant les jeter ou s’en servir pour nourrir le bétail, c’est ce que certains producteurs ont choisi de faire », a-t-il poursuivi.
M. Hoayek a rappelé en outre que les frais de transport ont nettement augmenté, notamment en raison de la flambée des prix des carburants, et que, surtout, le transit par la Syrie, dans le cadre de l’exportation, est devenu beaucoup plus compliqué en raison de la conjoncture actuelle.
« De plus, le programme de soutien aux exportations agricoles, Export Plus, mis en place par l’Autorité de développement des investissements (IDAL), représentait une planche de salut pour beaucoup d’agriculteurs », a-t-il affirmé. Or en avril 2006, le gouvernement a approuvé la réduction des subventions octroyées par Export Plus, de 20 % annuellement, jusqu’à ce qu’elles disparaissent graduellement sur une période de cinq ans. En conséquence, le président de l’Association des agriculteurs, Antoine Hoayek, a appelé le gouvernement à rétablir l’ancien système de subventions intégrales d’Export Plus.
« Que le gouvernement et le ministère de l’Agriculture concrétisent les projets en cours plutôt que de claironner dans le vide », a-t-il conclu.


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