Le ministre iranien de la Défense, le général Ahmad Vahidi.
L'Iran s'est dit samedi prêt à "un dialogue constructif" et à "coopérer avec le gouvernement argentin pour faire toute la lumière" sur l'attentat contre la Mutuelle juive argentine (Amia) qui avait fait 85 morts en 1994. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères assure que l'Iran "condamne toutes les actions terroristes, notamment celle contre la Mutuelle juive argentine (Amia) en 1994 et se déclare solidaire avec les familles des victimes", selon l'agence officielle Irna. "La République islamique d'Iran est prête à un dialogue dans le cadre de la loi et du respect mutuel pour aider à éviter que l'enquête judiciaire continue sur un chemin erroné", explique le communiqué du ministère.
La justice argentine soupçonne Téhéran d'être impliqué dans l'organisation de deux attentats à Buenos Aires, dont celui de l'Amia, qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994. Elle a annoncé en mai un nouveau procès contre plusieurs responsables de la justice et de la police du pays, en particulier pour le paiement d'un pot-de-vin de 400 000 dollars pendant l'enquête sur l'attentat de l'Amia. Le gouvernement argentin accuse des responsables iraniens d'avoir commandité l'attentat. Mais cette enquête-là est au point mort.
L'Iran a toujours démenti toute implication dans l'attentat de l'Amia, refusant la demande d'arrestation et d'extradiction de plusieurs responsables, dont l'actuel ministre de la Défense, le général Ahmad Vahidi, qui a effectué fin avril une brève visite en Bolivie où il a participé à une cérémonie militaire en présence du président bolivien Evo Morales.


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