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Une économie en ruine, sérieuse menace pour le régime syrien

Les conséquences de la contestation sur l'économie syrienne risquent à long terme de devenir une menace réelle pour le régime autocratique de Bachar el-Assad, souligne « The Economist », dans un papier intitulé « The squeeze on Assad ».

Des mois de manifestations violentes à travers le pays ont déjà forcé de nombreuses entreprises à fermer leurs portes, chassé les touristes alors que le gouvernement Assad s'enfonce dans des sables mouvants politiques. Même si le milieu des affaires à Damas et à Alep, deuxième ville de Syrie, reste jusqu'à présent fidèle au régime et se garde bien de rejoindre les contestataires dans les rues, la bourgeoisie et la classe commerçante risquent de revoir leur loyauté politique si leur business continue de péricliter.

M. Assad a lui-même reconnu, dans son dernier discours en juin, que l'économie dirigée de son pays était menacée "d'effondrement", suggérant que la Syrie devait rechercher un "nouveau modèle économique". Dans une tentative visant à « calmer » la colère du peuple, le président syrien a décidé une hausse des salaires publics. Une mesure que le gouvernement ne peut financer sans risquer d'engendrer une inflation record.

Par ailleurs, entre 30% et 70% des investissements étrangers, ingrédient principal de la recette du développement de la Syrie ces dernières années, ont été suspendus, selon « The Economist ». S’ajoutent à cela, les sanctions imposées par les États-Unis, mais surtout par l’Union européenne (le partenaire commercial le plus important de la Syrie) qui ne feront qu’aiguiser le risque d’un effondrement économique dévastateur.

L’importante fuite de capitaux est un autre facteur à ne pas négliger. Des chauffeurs de taxi sur la route Syrie-Liban témoignent de « clients retirant leur argent des banques syriennes pour le transporter, dans d’énormes sacs, vers des banques libanaises », rapporte « The Economist ». Une somme estimée à 20 milliards de dollars serait déjà « sortie » du pays depuis le mois de mars (début de la contestation) malgré un taux d’intérêt plus élevé imposé récemment par le gouvernement pour freiner ces fuites.

 

 

 

 

 

 


Les conséquences de la contestation sur l'économie syrienne risquent à long terme de devenir une menace réelle pour le régime autocratique de Bachar el-Assad, souligne « The Economist », dans un papier intitulé « The squeeze on Assad ».
Des mois de manifestations violentes à travers le pays ont déjà forcé de nombreuses entreprises à fermer leurs portes, chassé les touristes alors que le gouvernement Assad s'enfonce dans des sables mouvants politiques. Même si le milieu des affaires à Damas et à Alep, deuxième ville de Syrie, reste jusqu'à présent fidèle au régime et se garde bien de rejoindre les contestataires dans les rues, la bourgeoisie et la classe commerçante risquent de revoir leur loyauté politique si leur business continue de péricliter.
M. Assad a lui-même reconnu, dans son dernier discours en...
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