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Moyen Orient et Monde - Conférence

Pour l’émancipation et l’autonomie des femmes dans l’espace euro-méditerranéen

Lancement à l’IMA de la Fondation des femmes pour la Méditerranée.

Une vue des intervenants à la conférence.

Agir pour l’émancipation, l’autonomie et le renforcement du rôle des femmes dans l’espace euro-méditerranéen afin de construire l’égalité entre les femmes et les hommes, telle est la mission que s’est assignée la Fondation des femmes pour la Méditerranée, dont le lancement a eu lieu à l’Institut du monde arabe cette semaine. Dans son mot de bienvenue, Dominique Baudis, président de l’IMA, a souligné que si l’Union pour la Méditerranée n’est pas allée très loin à ce jour, la société civile a un rôle déterminant à jouer dans les pays euro-méditerranéens, et les femmes plus particulièrement, actrices du changement dans les pays arabes, au même titre que les hommes. Baudis, qui vient d’être désigné par le président Sarkozy défenseur des droits, s’est engagé à poursuivre la lutte contre la discrimination des femmes et à faire progresser les droits des citoyens.
Prenant la parole tour à tour, Nathalie Fustier, présidente de la fondation, et Nathalie Pilhes, responsable du secteur Migrations, justice et femmes au sein de l’Union pour la Méditerranée, en ont présenté les objectifs, visant à « faire progresser le développement de l’autonomie des femmes sur le pourtour méditerranéen », et à fédérer l’action des différentes ONG et associations qui s’y emploient déjà, dans une sorte de « réseau des réseaux » relié à des projets de terrain. Une plate-forme Internet (www.femmespourlamediterranee.org) sera établie à cet effet. La coordination s’avère nécessaire afin que la FFM devienne un « puissant levier pour le développement et la paix dans la région », comme l’a souligné Nathalie Pilhes, car « la reconnaissance des droits des femmes est récente, n’a abouti à l’égalité nulle part et les acquis sont toujours fragiles ». Pour sa part, Nathalie Fustier a précisé que la création de la Fondation a été soutenue à l’origine par la France, le Liban, la Jordanie et le Maroc, pays fondateurs, que sa structure juridique sera constituée en 2012 et que 80 % de son financement vient de fonds privés et de dons. À noter que si la Grèce, l’Égypte, la Jordanie et la France sont représentées au sein du conseil d’administration par des femmes, le Liban y est représenté par deux hommes : Joseph Chami, PDG de l’hôpital N-D maritime (Jbeil) et Ziad Hawat, président du conseil municipal de Jbeil. Les premières antennes de la fondation seront situées dans cinq pays : Jordanie (Amman), Liban (Byblos), Maroc (Marrakech), France (Paris) et territoires palestiniens (Ramallah).
Les premiers projets de la fondation se concentrent dans le domaine de l’éducation (à Marrakech), de la santé (dans les Territoires) et l’artisanat féminin (Liban). Un marque-pages artisanal brodé à la main par des femmes de la région de Tripoli-Liban, soutenues par l’association Azm & Saadé, a été offert par la fondation à cet effet. Le Liban constitue d’ailleurs une plate-forme de choix pour la fondation, qui met en avant des initiatives survenues au pays du Cèdre depuis quelques années. Ainsi en est-il de La caravane de la formation, un centre de formation itinérant qui va à la rencontre des femmes dans les villes et les villages du Liban, pour les former aux nouvelles technologies et aux langues étrangères (français, anglais), afin de les aider à trouver un emploi. Juliana Najm, présidente de l’Association Promotion et développement social (Prodes), a présenté, au cours de la première table ronde, les réalisations de Prodes. L’association travaille activement sur le terrain, notamment dans la région de Byblos, où plus de 2 400 femmes ont bénéficié d’une formation professionnelle dans le cadre de cette école technique.
Les intervenants à la table ronde, venus de Jordanie, de Grèce, du Maroc, de la Belgique et du Liban, ont expliqué pourquoi leur pays soutient la Fondation des femmes pour la Méditerranée et ont présenté les programmes mis en place afin de promouvoir l’égalité hommes-femmes. Fadi Karam, secrétaire général de la Commission nationale de la femme libanaise, a souligné l’importance d’une stratégie d’action entre les pays méditerranéens, et précisé qu’une étude est en cours au Liban pour identifier les difficultés majeures auxquelles la femme se trouve confrontée et « les mauvaises habitudes » qui ont sur elle un impact négatif.
Ziad Hawat a, quant à lui, indiqué que le programme de la municipalité de Byblos s’articule autour de trois axes : des projets visant à soutenir l’artisanat local (céramique, verre soufflé) ainsi que la production agro-alimentaire, appuyer l’action des ONG féminines et lutter contre la violence conjugale qui s’exerce à l’encontre des femmes.
À noter enfin que la fondation a mis en place une équipe de onze personnes chargée d’aider les différents organismes à découvrir la plate-forme Internet et à s’y inscrire, afin de rejoindre la communauté des acteurs. Au sein de cette équipe, Samar Sassine est chef de projet Liban.
Agir pour l’émancipation, l’autonomie et le renforcement du rôle des femmes dans l’espace euro-méditerranéen afin de construire l’égalité entre les femmes et les hommes, telle est la mission que s’est assignée la Fondation des femmes pour la Méditerranée, dont le lancement a eu lieu à l’Institut du monde arabe cette semaine. Dans son mot de bienvenue, Dominique Baudis, président de l’IMA, a souligné que si l’Union pour la Méditerranée n’est pas allée très loin à ce jour, la société civile a un rôle déterminant à jouer dans les pays euro-méditerranéens, et les femmes plus particulièrement, actrices du changement dans les pays arabes, au même titre que les hommes. Baudis, qui vient d’être désigné par le président Sarkozy défenseur des droits, s’est engagé à poursuivre la lutte contre...
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