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Animaux

« Balafré » et « Grincheux », deux lionceaux rescapés du chaos somalien

« Balafré » et « Grincheux », deux lionceaux de quatre mois qui vivent dans un enclos grillagé, en bout de piste de l’aéroport international de Mogadiscio. Will DAVIES/AFP

Leur gardien les a baptisés affectueusement «Balafré» et «Grincheux»: eux aussi victimes à leur manière du conflit somalien, deux lionceaux de quatre mois vivent dans un enclos grillagé, en bout de piste de l'aéroport international de Mogadiscio. Tous deux ont été récupérés in extremis en décembre dernier sur le port de Mogadiscio par des soldats gouvernementaux, alors que le capitaine d'un navire marchand s'apprêtait à les embarquer en toute illégalité vers un pays arabe. Attachés par les pattes arrière à l'intérieur d'une minuscule cage, ils étaient dans un bien triste état. Et sans doute destinés à agrémenter les salons d'un prospère homme d'affaires du golfe Persique. Les autorités du port ont finalement remis les deux félins à une société de logistique travaillant sur l'aéroport international, l'une des rares zones sécurisées de la capitale somalienne en guerre, et principale base de la force de l'union africaine (Amisom).
Quand ils ne font pas la sieste, «Balafré» et «Grincheux» s'ébattent joyeusement dans leur enclos, sous l'œil attendri de leur ange gardien, un Sud-Africain en charge de chiens spécialisés dans la détection d'explosifs. «Ce n'est malheureusement pas la première fois que nous entendons parler de ce genre de trafic. Plusieurs d'entre nous se sont déjà vu proposés des lions par des trafiquants sans scrupule», explique-t-il. Les lionceaux sont nourris quotidiennement, à raison d'une chèvre tous les trois jours. Avec ce régime, le temps où l'on pouvait chahuter avec ces deux fauves aux allures de gros chats est déjà révolu. Que vont-ils devenir? «Je préférerais les savoir courant et chassant en liberté dans une réserve privée, que prisonniers dans un zoo pendant 25 ans», soupire celui qui veille quotidiennement sur eux.
Même le Premier ministre somalien Mohammad Abdulahi Mohammad s'est ému de leur sort: «Dans notre combat contre les extrémistes shebab et pour ramener la paix en Somalie, nous donnons de la valeur à toutes les vies, et la faune en fait évidemment partie», a-t-il déclaré. Aux dernières nouvelles, le président Sharif Cheikh Ahmed a fait don des lionceaux à son homologue ougandais Yoweri Museveni, dont les troupes au sein de l'Amisom combattent en soutien au gouvernement contre les insurgés islamistes. Ils doivent être transportés en Ouganda la semaine prochaine, où ils seront d'abord accueillis dans un zoo, en attendant d'être donnés à une réserve privée, où ils pourront enfin s'ébattre en liberté.
©AFP

Leur gardien les a baptisés affectueusement «Balafré» et «Grincheux»: eux aussi victimes à leur manière du conflit somalien, deux lionceaux de quatre mois vivent dans un enclos grillagé, en bout de piste de l'aéroport international de Mogadiscio. Tous deux ont été récupérés in extremis en décembre dernier sur le port de Mogadiscio par des soldats gouvernementaux, alors que le...

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