Dans cette édition, les autofictions d'Alain Cavalier côtoient le dernier film de Frederick Wiseman ainsi qu'un portrait fascinant de Michel Vaujour, mais également les voyages traumatiques dans l'histoire de Roshane Saidnattar ou Djamel Ouahab.
Écrans du réel est également l'occasion de présenter le travail de plusieurs cinéastes au Liban (Ghassan Salhab, Corine Shawi, Reine Mitri et Olga Nakkas). Une carte blanche est donnée aussi à deux programmateurs. Nicolas Féodoroff (programmateur) et Édouard Beau (réalisateur) seront présents lors de séances spéciales au Métropolis et au Hangar Umam D&R, ainsi qu'Éliane Raheb, cinéaste et directrice artistique de Ayam Beirut al-Cinema'iya. Un festival fortement ancré dans la réalité et dans l'imaginaire collectif.
Vendredi 26 mars
19h00 : Vulnérable, de Reine Mitri, 52 mn, en arabe et français, s-t français (Liban/France/Allemagne). Chronique d'angoisse et de violence, histoires de départ et de défaite, voilà ce que Reine Mitri raconte dans ce documentaire. La projection est suivie d'une rencontre-débat avec la réalisatrice.
21h00 : We Don't Care About Music Anyway, de Cédric Dupire et Gaspard Kuentz, 1h20 mn, En japonais, s-t français (France 2009).
Une vision kaléidoscopique de Tokyo, confrontant musique et bruits, sons et images, représentation et réalité. Au-delà de la musique et au-delà de la performance, se jouent les modalités d'existence d'une ville et d'une société entière.
Samedi 27 mars
19h00 : The Cat, the Reverend and the Slave, d'Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, 1h30 mn, anglais, s-t français (France 2007).
À travers la rencontre de trois communautés emblématiques de l'univers virtuel « Second Life », le film interroge la porosité entre les vies réelle et virtuelle.
21h00 : Carte blanche à Éliane Raheb (de Beirut DC) qui rend hommage aux jeunes réalisatrices arabes lesquelles, au cours de cette dernière décennie, se sont mises à fond dans le genre documentaire et le cinéma d'auteur.
Zahra Mansia de Riham Assi, 15 mn.
Two Cities and a Prison de Soudade Kaadane, 39 mn.
Oxygène de Corine Shawi, 33 mn.
Les séances se tiendront en présence des réalisatrices.
Dimanche 28 mars
19h00 : La rencontre d'Alain Cavalier, 1h20 mn (France).
Un cinéaste rencontre une femme. Par petites touches, il filme avec sa caméra vidéo les instants de leur vie. Après un an de tournage, 75 minutes de vidéo montées sont prêtes.
21h00 : Irène d'Alain Cavalier, 1h23 mn (Un certain regard, Cannes 2009).
Irène et le cinéaste : une relation forte et à la fois pleine d'ombres. Reste un journal intime, retrouvé des années plus tard. Et comment faire un film.
Lundi 29 mars
19h00 : L'important c'est de rester vivant (au cœur de la folie khmère rouge) de Roshane Saidnattar, 1h37 mn, s-t français (Prix du meilleur film documentaire - Festival des films du monde, Montréal 2009).
Roshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort au Cambodge, rencontre le théoricien du pouvoir khmer rouge Khieu Samphân. Face au déni et à la parole mensongère de ce dernier, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et osent parler.
21h00 : Gerboise Bleue de Djamel Ouahab, 1h30 mn, s-t français.
C'est l'histoire des vétérans français et des Touaregs algériens victimes des premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966. Pour la première fois, les derniers survivants témoignent de leurs combats pour la reconnaissance de leurs maladies et révèlent dans quelles conditions les tirs se sont vraiment déroulés.
Mardi 30 mars
19h00 : Maman, le Liban et moi d'Olga Nakkas, 1h10 mn, arabe et français, s-t français.
À la fois politique et personnel, la cinéaste dresse un portrait de deux malades : son pays et sa mère. Un parallélisme qui a lieu après le retour d'Olga Nakkas au Liban en 2005 et qui se termine après la guerre de 2006 et la mort de sa mère. Ce film est projeté en présence de la réalisatrice libanaise et sera suivi d'une rencontre.
21h00 : La danse, le ballet de l'Opéra de Paris de Frederick Wiseman, 2h38 mn, Festival international de Toronto, Festival international de Londres 2009.
Freederick Wiseman, pionnier du film documentaire, a installé sa caméra durant douze semaines au cœur de l'Opéra de Paris. Des ateliers de couture aux représentations publiques où brillent les étoiles, ce film nous entraîne dans les coulisses de la prestigieuse institution et présente l'énorme travail qui donne corps aux spectacles prestigieux.
Mercredi 31 mars
20h00 : film de clôture. Ne me libérez pas, je m'en charge de Fabienne Godet. Festival international de Moscou 2009, Berlinale 2009.
Ancien braqueur fiché au grand banditisme, Michel Vaujour a toujours préféré la fuite à la prison, l'aventure à la soumission, la liberté à la loi. En l'espace de 30 ans, il en aura passé 27 en prison dont 17 en cellule d'isolement et sera parvenu à s'en échapper à cinq reprises. Avec le temps, cette fuite en avant est devenue comme un parcours intérieur.


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