Entre les rires et les larmes, un fil indicible souvent indétectable. Seuls les grands clowns au nez rouge, au visage bien grimé, portant masque naturel grâce à la poudre blanche qui cache leur expression, savent dissimuler leurs peines. Mais les enfants ne sont pas dupes. En riant de leurs grimaces et de leur bouffonnerie, ils ont compris avec leur cœur que derrière ces clowneries, il y a un autre enfant triste qui sommeille. Dans L'aile ou la cuisse, le clown triste qu'incarnait Coluche se faisait humilier par son père campé par Louis de Funès en plein numéro de cirque et posait cette question légitime : pourquoi et de quoi rit-on ? Le rire n'et-il pas simplement « l'autre » visage des pleurs ? Dans Tchao Pantin, interprété toujours par le génial Coluche, l'acteur révélait un personnage bouleversant et touchant, plein de tendresse malgré ses blessures de cœur. Mais il n'est pas le seul acteur comique à avoir réussi cet équilibrisme. Le grand Raimu, célèbre pour ses duos comiques avec Fernandel, réussissait à faire parler la Pomponette, la chatte dans La femme du Boulanger, et à faire pleurer le public. Tandis que Bernard Campan n'était plus cet « Inconnu » hilarant dans Se souvenir des belles choses et Jim Carrey faisait vraiment tomber son Mask en apparaissant comme un personnage émouvant en 2004 dans le film de Michel Gondry Eternal sunshine of the spotless mind. Que dire alors de Robin Williams dont les simagrées ne sont que trop célèbres lorsqu'il incarna en 1989 le sérieux professeur Keating qui fit vivre les Dead Poets Society chez une bande de jeunes étudiants, ou encore notre Chouchou national qui, dans Al-mechouar el-tawil, série télévisée adaptée de Marius, César et Fanny de Pagnol, donnait la réplique à un géant du cinéma égyptien, à savoir Mahmoud el-Miligi. Là encore le Charlot national sortait du registre comique pour nous entraîner dans le tragique. Il rappelait un autre grand du rire, Charlie Chaplin, qui a su comme un funambule passer en toute souplesse du rire aux larmes dans Limelight. Tout comme Pie VII, on pourrait s'exclamer : Comediante ! Tragediante !
Entre les rires et les larmes, un fil indicible souvent indétectable. Seuls les grands clowns au nez rouge, au visage bien grimé, portant masque naturel grâce à la poudre blanche qui cache leur expression, savent dissimuler leurs peines. Mais les enfants ne sont pas dupes. En riant de leurs grimaces et de leur bouffonnerie, ils ont compris avec leur cœur que derrière ces clowneries, il y a un autre enfant triste qui sommeille. Dans L'aile ou la cuisse, le clown triste qu'incarnait Coluche se faisait humilier par son père campé par Louis de Funès en plein numéro de cirque et posait cette question légitime : pourquoi et de quoi rit-on ? Le rire n'et-il pas simplement « l'autre » visage des pleurs ? Dans Tchao Pantin,...
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