Le cancer du poumon révélateur d’inégalités sociales
OLJ /
le 03 mars 2009 à 00h28
Selon une étude menée en France par l'Inserm, « l'incidence du cancer du poumon est généralement plus fréquente au sein des classes sociales défavorisées ». Le tabac rendrait compte d'un peu plus de la moitié de ces inégalités. Pourtant, d'autres facteurs de risque pourraient être impliqués, à commencer par l'exposition professionnelle à des toxiques environnementaux. En association avec d'autres chercheurs européens, Gwenn Menvielle, de l'Unité Inserm 687 (Villejuif), a travaillé sur la vaste cohorte - 390 000 femmes et hommes de 9 pays - qui a servi de support à l'étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition). Avec une incidence de 71,8 cas pour 100 000 hommes, le cancer du poumon représente la première cause de mortalité masculine. Et la troisième pour les femmes. « Les taux ( ) sont relativement uniformes en Europe chez les hommes, mais deux fois plus élevés chez les femmes d'Europe du Nord que chez celles du Sud », souligne l'Inserm. Les auteurs ont montré que pour les deux sexes, le risque diminue à mesure qu'augmente le niveau d'éducation. Sauf en Espagne, en Grèce et en Italie, où « les taux de survenue du cancer du poumon sont les plus élevés parmi les femmes les plus favorisées socialement ». Le risque est ainsi 3,6 fois supérieur chez les hommes et 2,4 fois chez les femmes des classes défavorisées par rapport aux couches les plus aisées de la population. Pourtant, « la consommation de tabac n'explique qu'en partie les inégalités observées ». « Il est donc nécessaire de déterminer quels sont les autres facteurs de risque », assure Gwenn Menvielle. Cette dernière précise tout de même que « l'arrêt du tabac permettrait d'éviter un nombre considérable de ces cancers du poumon ».
Selon une étude menée en France par l'Inserm, « l'incidence du cancer du poumon est généralement plus fréquente au sein des classes sociales défavorisées ». Le tabac rendrait compte d'un peu plus de la moitié de ces inégalités. Pourtant, d'autres facteurs de risque pourraient être impliqués, à commencer par l'exposition professionnelle à des toxiques environnementaux.En association avec d'autres chercheurs européens, Gwenn Menvielle, de l'Unité Inserm 687 (Villejuif), a travaillé sur la vaste cohorte - 390 000 femmes et hommes de 9 pays - qui a servi de support à l'étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition). Avec une incidence de 71,8 cas pour...
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