Carla HENOUD
Périhane Chalabi a conservé, en parfaite Orientale, ce parfum sucré de Liban et d’Irak d’où elle vient. Péri Cochin y a rajouté les arômes salés de l’Occident où elle vit en parfaite Parisienne. À la télévision, dans la vie, à la ville, cette femme double est tout un programme !
Bernard (Tapie), « c’est un ami ! », Bernard (Kouchner), « c’est un ami ! », Jacques (Séguéla), Florence (Foresti), Thierry Ardisson et les autres, aussi. « Avec mon mari Guillaume, nous faisons partie de cercles privilégiés, mais rien n’a jamais changé, précise Péri Cochin. Nous avons des amitiés de longue date. Le pouvoir ne me bluffe pas, poursuit-elle, ni les amis en vue. J’ai été élevée dans une famille où j’ai vu passer des personnalités politiques importantes. Ma grand-mère était ministre et députée pendant 40 ans. La porte de notre maison était toujours ouverte. »
Elle était avec son époux, ça lui paraît sans doute banal, auprès des quelques invités des Séguéla, Carla Bruni, Nicolas Sarkozy, Luc Ferry et sa femme, l’un des témoins privilégiés du coup de foudre présidentiel. « La soirée, très intime, avait été organisée pour faire oublier à Sarkozy ses soucis personnels. Carla Bruni est arrivée, confie-t-elle prudemment à notre rubrique commérage, habillée sobrement, loin de toute sophistication. Très vite, on a senti qu’il se passait sincèrement quelque chose. C’était assez magique de voir la naissance d’une belle histoire d’amour. Le reste, le long terme le dira. »
Peur de rien
Fermée la parenthèse people, retour à un parcours échelonné de nouveaux défis pour cette architecte de formation. Lors de son passage en 2001 dans l’émission de Laurent Ruquier On a tout essayé, Péri Cochin a montré, amusée, son côté « bourge juste ce qu’il faut, mondaine pas snob, amie des people ». Elle s’est montrée culottée, « bourge mais pas idiote ! ». Elle a surtout réussi à passer d’un projet à l’autre sans difficulté. Au point de voler de ses propres ailes en débarquant dans la production télévisée avec sa société « périscoop », créée en 2003. « Je suis quelqu’un de très entreprenant, quand j’ai une idée, j’ai besoin de la réaliser. C’est une envie féroce de faire. Mon problème, souligne-t-elle, c’est que j’en ai beaucoup et que je ne veux pas les mettre en veilleuse dans un tiroir. Ça me frustre ! » Elle commence en 2005 par l’adaptation de Tout le monde en parle qui devient, version moyen-orientale, Chakou Makou sur New TV avec l’animateur Nichan. Puis Un gars une fille débarque au Liban sous le nom de Adam w Hawa. « Taratata (à prononcer taratatahhh) a été une vraie nouveauté. Il n’y a pas un présentateur, comme dans la version française avec Nagui, mais à chaque fois, une série d’animateurs, des stars venues de différentes chaînes de télévision arabes. » Enfin, avec Union Libre/Swalefna Helwa, elle a tenu à y « mettre tout ce que j’avais appris chez Ruquier et allier le sérieux d’une table ronde avec la légèreté d’une émission de divertissement ». Toutes ces émissions sont tournées à Beyrouth, ce qui oblige la productrice inspirée à faire des allers-retours qui ne semblent en rien l’épuiser. Elle vient de mettre en chantier Moojab Aajib, une émission de jeux couvrant tous les sujets et qui sera diffusée sur une chaîne locale dans quelques mois. « Mon plaisir est dans le challenge à relever et l’aboutissement d’une idée. Arriver à fabriquer des choses avec de belles factures. »
Une Péri peut en cacher
une autre
Ce serait méconnaître Péri Cochin que de croire qu’elle s’est arrêtée là. Dans Paris qui l’interpelle, la dame continue de se déplacer comme un poisson dans l’eau, multipliant soirées insolites et petits bonheurs à partager. « J’aime recevoir depuis 20 ans, avec le même plaisir, des invités qui surtout n’ont rien à voir les uns avec les autres. Mais je déteste les mondanités, ces soirées où j’ai l’impression qu’il ne se passe rien. »
En 2007, la maison d’édition Calmann-Lévy lui propose d’écrire un livre de conseils pour bien recevoir. « Je n’étais pas intéressée à donner des leçons à quiconque ou des recettes à la Nadine de Rothchild ! Par contre, j’ai bien voulu faire un bouquin qui donne un esprit, une façon de voir la vie, d’aborder les gens. » Dans Péri mode de vie, mode d’emploi, l’auteure offre une série d’anecdotes personnelles, des confidences, des conseils sur les enfants, le travail, les dîners, le couple, l’amitié, le mariage… En septembre 2008, enfin, elle a démarré sa propre émission, qu’elle a justement baptisée Bien dans ma vie ! et qui est diffusée sur M6 les samedi à 18h10 (heure locale). « C’est un peu comme un magazine papier, qui aborde en rubriques courtes des sujets variés, comme les enfants, la bouffe, le maquillage, les cheveux, la santé. Et qui donne des idées originales et économiques pour se sentir mieux au quotidien. »
« Naturelle, décontractée, insouciante, nonchalante, relaxée, détendue, cavalière, libre, hardie, sans gêne, osée, polissonne, salée », a écrit d’elle Laurent (Ruquier). Rejoint par Jacques (Séguela), qui rajoute en préface du livre : « Snob déroutante, bourge déconnante, pro, Péri est le Péristyle de toutes les fêtes, le Périscope de toutes les mondanités, le Périmètre de toutes les sorties. Bref, elle est plurielle. »
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