Lahoud : « Il n’y aura pas deux gouvernements au Liban »
le 28 novembre 2006 à 00h00
Le chef de l’État, le général Émile Lahoud, a affirmé hier qu’il n’y aura pas au Liban deux gouvernements et qu’il ne permettra pas que le Liban uni soit divisé. « Il y aura au Liban un seul gouvernement d’union nationale agréé par tous », a-t-il affirmé.
S’exprimant devant les membres d’un regroupement d’organisations estudiantines, le président Lahoud a été catégorique : « Je ne permettrai pas qu’une guerre civile éclate au Liban, a-t-il dit. Nous ne permettrons pas que le fédéralisme, que certains prônent, soit appliqué. »
Par ailleurs, le chef de l’État a fait part de « sa douleur » à la suite de l’assassinat du ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, affirmant qu’il s’assurera que l’enquête à ce sujet « ira jusqu’au bout ».
Il s’est par ailleurs défendu d’empêcher que ce crime soit déféré devant la Cour de justice « comme certains le prétendent, de façon tout à fait hypocrite ».
Ce qui empêche cette mesure, a-t-il expliqué, « c’est l’illégitimité de ce gouvernement ».
« Ce gouvernement est illégitime, car une communauté importante en est absente », a-t-il expliqué, ajoutant que « la seule solution (à la crise) réside dans le retour à la table du dialogue et à la formation d’un gouvernement d’union nationale ».
Le tribunal international
S’expliquant sur les remarques et annotations formulées sur le projet de tribunal spécial sur le Liban, M. Lahoud a affirmé que leur but est d’empêcher la réédition de ce qui s’est produit avec la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri.
Il s’agit, selon lui, « d’empêcher la politisation du tribunal », car dans ce cas, « la vérité ne se fera pas ». Et de souligner que quatre généraux sont depuis plus d’un an en prison, en raison de soupçons pesant sur eux, mais sans aucun chef d’accusation.
Relevant que le « timing » de l’assassinat du ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, était destiné à brouiller les choses, à « revenir en arrière » et à empêcher les Libanais de parvenir à un consensus qui était « sur le point de se faire », le chef de l’État a considéré que les « insultes » qu’il essuie « ne changeront pas ses convictions et n’auront sur lui aucune influence ».
Et d’assurer qu’il restera en place « jusqu’au dernier jour » de son mandat. Ces prises de position ont été formulées par le chef de l’État devant ses visiteurs, parmi lesquels figurait hier une délégation des organisations des jeunesses estudiantines libanaises comprenant notamment des représentants d’Amal, du Hezbollah et des Marada.
Le chef de l’État, le général Émile Lahoud, a affirmé hier qu’il n’y aura pas au Liban deux gouvernements et qu’il ne permettra pas que le Liban uni soit divisé. « Il y aura au Liban un seul gouvernement d’union nationale agréé par tous », a-t-il affirmé.
S’exprimant devant les membres d’un regroupement d’organisations estudiantines, le président Lahoud a été catégorique : « Je ne permettrai pas qu’une guerre civile éclate au Liban, a-t-il dit. Nous ne permettrons pas que le fédéralisme, que certains prônent, soit appliqué. »
Par ailleurs, le chef de l’État a fait part de « sa douleur » à la suite de l’assassinat du ministre de l’Industrie, Pierre Gemayel, affirmant qu’il s’assurera que l’enquête à ce sujet « ira jusqu’au bout ».
Il s’est par ailleurs défendu...
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